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La production du coton biologique et équitable au Mali. Au-delà du don et du marché
Rubino Roberta ; Le Rest Pascal
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782343058313
D'où viennent les hogolans bio-équitables exposés à l'hthical Fashion Show de Paris ? Comment le projet pour la production du coton bio-équitable a-t-il été mis en place au Mali ? Pour répondre à ces questions, il a été nécessaire de reconstruire l'histoire de vie de ces hogolans en les suivant à la trace : du tapis rouge de Paris, à l'atelier de Ballakissa Arts, installé sur la colline de Lassa à Bamako. jusqu'aux parcelles de terre, où des productrices et des producteurs cultivent le coton bio-équitable au Mali. La reconstruction de la chaîne de production du coton biologique et équitable du Mali a permis de constater que le commerce équitable n'était pas, en soi, une pratique de développement alternatif, bien au contraire. Au-delà de son contenu spécifique. sa structure fortement idéologique réplique les caractéristiques, et donc les limites. de tous les autres projets de développement. De plus, à partir de l'analyse des transformations qui investissent l'organisation sociale et politique du village de Sibirila, on observe que, dans le commerce équitable, suspendu entre le don et le marché, tout travail vendu est indissociable d'un travail sur soi. En fait, le don-dette, qui caractérise le commerce équitable et qui précède l'échange marchand, entraîne un processus de subjectivation, visant la constitution d'un sujet éthico-politique particulier. On s'aperçoit ainsi que le commerce ne saurait jamais être équitable en raison de la part du don qu'il contient.
Rubin Robert M. ; Minssieux-Chamonard Marie ; Raci
La Bibliothèque nationale de France est heureuse d'accueillir Richard Prince dans ses murs, à partir de mars 2011. Artiste américain de réputation internationale, particulièrement célèbre pour ses photographies de cow-boys des campagnes publicitaires Marlboro ou pour sa série de toiles de "nurses", il est le créateur qui raconte le mieux l'Amérique fin de siècle. L'exposition "Richard Prince, American Prayer" (en référence à la poésie de Jim Morrison) montrera un aspect inédit de l'artiste: un fervent bibliophile et collectionneur de la culture pop et des contre-cultures américaines des années 1950 à 1980, qui sont autant d'inspiration pour son oeuvre de photographe et de peintre. Richard Prince nous fait voyager dans une Amérique qui se joue de ses mythes dans une succession de mises en scène beat, hippie et punk. En dialogue avec une sélection de livres rares, de manuscrits de Rimbaud, Céline, Cocteau et Genet, de magazines underground européens, de livres populaires puisés dans les collections de la BNF, l'artiste dévoile pour la première fois quelques-uns des trésors de sa bibliothèque personnelle: des documents des principales figures de la "beat generation", comme un exemplaire annoté par William Burroughs du Festin Nu ou le rouleau manuscrit de Big sur de Jack Kerouac, sa collection de "pulp fiction" autour du personnage érotique et troublant de l'infirmière, ou sa collection des éditions de Lolita de Nabokov en une vingtaine de langues. Tableaux, dessins, photographies, livres d'artistes, manuscrits et objets viennent illustrer ce catalogue entre culture savante et culture populaire, entre Amérique et Europe, selon une démarche artistique originale.
La pornographie constituera l'un des objets les plus invasifs des réglementations morales du futur. C'est un objet anomique. Aux positions naïves (Michela Marzano) et aux reconstructions puristes (Rae Langton, Catharine MacKinnon) et relativistes (Marcha C. Nusshaum, Ruwen Ogien, Linda Williams), il faut donc opposer le sens le plus authentique de la relation pornographique, à savoir : le sens d'un corps opprimé qui, pourtant, écrit (Alessia J. Magliacane) et, de quelque façon, se resymbolise dans un cri (Patrick Pat" Califia) ou se desymbolise dans un fantasme (Eugénie Lcmoine-Luccioni). Le corps opprimé, donc, pornographiquement écrit, et crie. Le corps, il écrit son nom sur le Moi-peau, en condensant les relations techniques de savoir qui relient les déterminations du Dasein dans le-monde-de-la-vie. La pornographie est donc la technique herméneutique du corps... à l'âge de sa reproductibilité technique. A savoir : à l'époque de la génitalité. Le rapport sexuel n'est pas forcement pornographique. (orgasme n'est pas pornographique. La jouissance n'est certainement pas pornographique. (érotisme est la maladie infantile de la pornographie, alors que la sociologie de la vie sexuelle en est la religion (un panthéon portatif, dirons-nous). L'acte (déontologique, éthique) de/du baiser, pour être ou devenir pornographique, doit révéler une dimension pratique, un faire de l'amour, à l'amour, et avec. Au statut scientifique-éthique de la psychanalyse la pornographie ajoute une dimension essentiellement pratique, un savoir-faire, une déontologie : il faut faire l'amour, il faut le faire bien !
Que devient le commerce équitable quand il se trouve intégré dans la planification d'une ONG internationale qui règle ses interventions sur les principes du développement durable ? L'analyse du projet coton bio-équitable au Mali a permis d'explorer les particularités de ce modèle de développement et de saisir les principaux mécanismes de fonctionnement des ONG, ces acteurs désormais incontournables de la coopération internationale. Dans le déroulement du programme, l'ONG est apparue comme une institution dotée d'une base suffisamment souple et réactive pour s'adapter aux changements et les accepter avant qu'ils n'explosent dans le conflit. Cette lutte constante contre l'entropie, cette quête constante d'équilibre entre l'homme et son environnement, permet de lire le développement durable comme une technique de gouvernement. En concomitance, à l'intérieur de l'ONG, les mécanismes concernant l'organisation du travail et ses outils semblent exercer un contrôle et limiter ces ingouvernables et les expériences dont ils se font les observateurs. A ces formes internes de contrôle s'en ajoutent d'autres, extérieures, que l'on peut repérer dans les dispositifs qui, constamment, surveillent, jugent et légitiment ainsi l'existence de l'ONG.
L'ouverture de la boîte à outils, c'est-à-dire le choix des instruments théoriques, est un moment fondamental dans l'élaboration d'une recherche. Il n'y a pas une vérité à révéler, mais des observations dont il faut rendre compte à partir d'un noyau d'idées qui, questionnées, surgissent en tant qu'objets. L'étude du projet Coton bio-équitable du Mali a été conçue, dès l'origine, comme une double ethnographie visant à analyser les développeurs et leur projet ainsi que la population destinée à le recevoir. La méthode ethnographique s'est montrée la plus efficace pour suivre les parcours des corps dans l'expérience et pour retracer la généalogie de leurs idées. Ainsi, dans le souci d'élargir le plus possible mon regard, j'ai simplement collecté des données par le biais de cette approche holistique qui est au coeur de l'anthropologie et qui en fait toute sa spécificité. Néanmoins, pour interpeller les objets soumis à mes observations, j'ai envisagé de construire des outils d'analyse spécifiques en entrelaçant l'anthropologie du développement et l'anthropologie politique avec la philosophie politique. Chacune a gardé sa spécificité, et les instruments théoriques offerts par ces trois disciplines ont pu se décliner l'une dans l'autre, dans un jeu perpétuel de références constantes, où l'autre a été capable d'expliquer ce que l'une laissait suspendu.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.