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Le déclin du modèle Oedipien
Rubin Gabrielle
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747569842
Depuis environ quinze mille ans nos systèmes sociaux, religieux et familiaux sont organisés suivant un modèle oedipien, c'est-à-dire hiérarchique et vertical : au pinacle, Dieu le Père règne sur l'Univers. Un cran plus bas se tient le roi (le Pape, l'empereur), qui régente la nation et enfin le père, responsable de la famille. Or cette organisation oedipienne-verticale semble disparaître au profit d'un modèle fraternel-horizontal car, tout comme le développement de l'embryon reproduit celui du vivant, la marche de la société se calque sur celle de l'enfant : pour elle aussi, il y a eu une Déesse mère à l'aube de l'histoire, ensuite remplacée par Dieu le Père. Verrons-nous la bande des copains fraternels prendre la place des anciennes puissances tutélaires révoquées, et le modèle d'identification des enfants ne plus être le père (dont l'autorité va s'amenuisant) mais l'assemblée des frères ? " Un jour les frères chassés se sont réunis, ont tué et mangé le père, ce qui a mis fin à la horde paternelle ". Freud Totem et Tabou
Résumé : A partir de quand la transparence devient-elle de l'exhibitionnisme ? A quel moment le plaisir de manger se transforme-t-il en pulsion mortifere ? Quand le goût du risque, d'excitant et agréable qu'il était, devient-il criminel ? Répondre à ces questions, c'est poser la question des limites, c'est-à-dire de l'interdit. Or, cet interdit aujourd'hui n'a pas bonne presse. La transparence est devenue la valeur suprême et le mystère n'a plus la cote. Il faut tout dire et tout montrer. C'est oublier que, sans l'interdit, ni le travail de la pensée ni celui de l'imagination ne seraient possibles. C'est oublier encore que le mépris de l'interdit ne va pas sans dommage collatéral, la violence induite étant inévitable. L'auteur choisit ici d'étudier les interdits pour ce qu'ils nous apportent. En s'appuyant sur les mécanismes à l'oeuvre dans la création artistique ou le développement du jeune enfant, elle montre que les interdits sont la condition de notre épanouissement psychique et les garants de notre liberté de penser. S'il faut condamner ceux qui, pervertis, agissent comme un empêchement à vivre, il nous revient aujourd'hui de transmettre à nos enfants cette capacité à penser les limites, à distinguer le licite de l'illicite...
La certitude que rien n'était plus stable ni plus fiable que la réalité, que c'était elle qui gouvernait nos vies et nos sociétés, s'est délitée au fur et à mesure que l'auteur progressait dans ses recherches, pour aboutir à la constatation que lorsqu'un fantasme entre en conflit avec la réalité, ce n'est jamais elle qui gagne. Ainsi, lorsque son inconscient pousse une femme à nier sa grossesse, ce fantasme est si puissant qu'il oblige son corps à la dissimuler, tandis que celui de certains hommes les contraint à affirmer qu'ils sont des femmes alors même qu'ils constatent de visu la réalité charnelle de leur sexe, et que d'autres s'obstinent à se croire sans talent alors qu'ils sont des génies. C'est que notre esprit possède deux territoires, unis mais différents : l'un est le conscient, qui est le siège de la raison et où se trouvent la capacité d'analyser et de déduire, l'esprit logique, les sciences, etc., et l'autre, celui de l'inconscient, qui contient les sentiments, les émotions, les désirs pulsionnels et la créativité. Lorsque ces deux territoires s'entendent, leurs capacités s'additionnent pour le plus grand bien de l'individu et de l'humanité. Mais s'ils sont en conflit, c'est la chimère qu'a créée l'inconscient qui va prendre le commandement et conduire au malheur.
Résumé : Pourquoi certaines personnes ont-elles le sentiment que tout leur est dû sans contrepartie ? Et pourquoi d'autres, au contraire, se vivent-elles comme d'éternelles débitrices ? Qu'il soit matériel (un cadeau) ou psychique (l'amour d'une mère pour son enfant), tout don crée une dette qui doit être apurée. Quand elle ne l'est pas, les ennuis commencent. Le plus à plaindre, alors, n'est pas forcément celui qu'on croit...
Gabrielle Rubin nous décrit le sado-masochisme à travers son expression la plus quotidienne, on constate ici que ce " sado-masochisme moral " régit nombre de relations de la vie familiale, professionnelle, ou amoureuse. La psychanalyste va à l'encontre des stéréotypes habituels appliqués au comportement sado-masochiste et défend l'idée que la passivité n'est pas la caractéristique première du masochisme. Au contraire - dit-elle - " le masochisme de l'un est capable de contraindre le sadisme de l'autre ". Ainsi la formation d'un tel couple n'est pas due au hasard mais bien à la conséquence de l'emprise qu'exerce l'un des partenaires sur l'autre. La présence du masochisme de l'un n'est toutefois pas indispensable pour que le sadisme de l'autre, soit réactivé, car le même mécanisme se met en place lorsqu'une personne ou un groupe se trouvent dans ce que l'auteur nomme une " position masochiste ", c'est-à-dire une position de forte subordination. Pour qu'une position masochiste s'actualise, il faut cependant que s'y ajoute la présence d'un sadique avéré qui serve de modèle d'identification. En prenant un exemple extrême, on voit que le sadisme des nazis a pu se donner libre cours parce qu'on avait préalablement mis les Juifs, les Tziganes, les homosexuels etc. en position d'infériorité ; c'est ce qui a permis de réactiver la pulsion sadique des citoyens ordinaires qui, identifiés aux bourreaux, sont devenus leurs complices. Gabrielle Rubin met en lumière l'importance et la responsabilité des modèles d'identification, celle notamment des penseurs et des dirigeants mais aussi celle de chaque individu qui, par un travail psychique sur lui-même, peut modifier profondément son existence.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.