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En finir avec les Eurocyniques
Roziere Virginie ; Beckelynck Anne-Camille
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782343176505
Le progrès social, les libertés individuelles, le droit à un environnement sain, sont des combats permanents. Si n ne se bat pas pour que cette vision du monde et de l'intérêt général devienne majoritaire au niveau européen, elle ne le sera jamais. Mener cette lutte à l'échelle nationale ne suffit pas — les résultats seront fragiles et inopérants. Ce combat, nous devons le mener sur le plan européen. Virginie Rozière est co-présidente des Radicaux de Gauche (LRDG), parti qu'elle a fondé avec Stéphane Saint-André pour faire vivre les valeurs radicales lorsque son ancien parti partait se rallier à la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron. Elle refuse que les questions européennes se résument à un débat binaire. Il ne faut laisser l'Europe ni aux Eurosceptiques, qui veulent l'affaiblir, ni à ceux qu'elle appelle les "Eurocyniques" : ceux qui, comme Emmanuel Macron, s'en servent pour imposer un modèle ultralibéral, destructeur pour les citoyens européens, qui nourrit le ressentiment. C'est sur le contenu des politiques qu'il faut débattre : quel degré de protection de nos droits sociaux, de notre vie privée, de notre santé et de notre environnement voulons-nous ? Entretiens avec Anne-Camille Beckelynck, journaliste.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Quatrième de couverture Eli a tué, il a ramassé les morts, et un jour, on l'a assassiné. Le gouvernement n'a pas sauté, mais Eli, oui. Un vendredi matin, il a acheté des fleurs pour sa mère en rentrant de la base, il aurait pu les prendre en bas de la maison mais il se disait qu'à la Moshava les fleurs étaient plus jaunes plus rouges plus bleues et l'herbe plus verte, il a pris l'autobus 18 et, au coin d'une avenue et d'une rue, il a valsé avec trois poussettes deux grand-mères la fille du grand rabbin de Jérusalem qui était en même temps la cousine de la femme du Premier ministre une femme de ménage philippine un Arabe du village d'Abou Gosh un autre de Beit Sahour... Endeuillée par le meurtre de son unique fils et seule dans l'existence, Sharon, quarante-deux ans, renoue peu à peu avec la vie et tente une insémination artificielle à... Oslo. Ciselant les paradoxes intimes d'une femme juive orthodoxe que sa pratique religieuse corsète et épanouit à la fois, Gilles Rozier met en scène, au cœur du quotidien, des personnages formidablement emblématiques de la société israélienne.
Résumé : Je voyais le ciel s'amenuiser au-dessus de ma tête, l'air sifflait à travers le lacis d'osier du panier où toi, Myriam, tu avais eu le temps de m'enfoncer avant de me jeter aux eaux du fleuve. Est-ce à cause des pleurs de ce jour et cette nuit passés à dériver sur le fleuve que les crocodiles savent si bien imiter les vagissements du bébé perdu dans les ajoncs ? Cueilli un matin par une rêveuse matinale sur les eaux du Nil, Moïse, nourrisson hébreu en perdition, grandit en marge des secrets d'alcôve du palais de Pharaon. Cent vingt ans plus tard, délaissé par son peuple, il se meurt dans le silence de Moab. Non loin de la Terre promise dont il n'a pu fouler le sol, le grand prophète livre une confession brûlante... Porté par un lyrisme limpide et lumineux, le deuxième roman de Gilles Rozier ouvre une brèche dans l'édifice sacré de la Bible. Magnifiquement fantasmée par l'auteur, éludant Dieu à travers une fiction scandaleuse, l'humanité de Moïse éclaire les doutes politiques, les vertiges métaphysiques, l'intimité taboue d'un personnage mythique, ressuscitant dans une envoûtante magie narrative Hébreux et Egyptiens surgis de la nuit des temps...
«Où était-il passé depuis l'Armistice ? Renvoyé dans ses foyers, prisonnier en Allemagne ? J'avais souvent rêvé de lui. Je pensais ne plus le revoir et il était là, à cette heure où j'attendais des Roulieres, au milieu du couloir de la Gestapo.» Quelque part en France, durant l'Occupation, une cave est transformée en cabinet de lecture abritant les auteurs allemands mis à l'index par les nazis. Le personnage, qui enseigne l'allemand dans une école de jeunes filles, et qui, à l'occasion, effectue des traductions pour la Gestapo, mène une vie sans histoire, presque normale malgré la guerre. Jusqu'au jour où, dans un moment de folie frisant l'héroïsme, il aide un prisonnier juif à s'enfuir et le cache dans la cave, aux côtés des écrivains allemands bannis... À travers ce narrateur, dont le sexe demeure mystérieux, bouleversé par l'amour qu'il porte à son prisonnier, Gilles Rozier évoque dans une France sans résistance, entre passivité et lâcheté, une passion nourrie d'ombre, de silence et de désirs bruts, portée par les fascinantes liaisons de deux langues antagonistes, le yiddish et l'allemand.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.