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Moyshe Broderzon. Un écrivain yiddish d'avant-garde
Rozier Gilles
PU VINCENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782842920616
La culture yiddish connaît entre les deux guerres un âge d'or sans précédent, dont l'épicentre se situe en Pologne, à Varsovie mais aussi à Lodz, et dont Moyshe Broderzon constitue une figure emblématique. Revenu à Lodz en 1919, après avoir passé à Moscou les années de guerre, Moyshe Broderson devient rapidement l'une des personnalités dominantes des cercles littéraires yiddish de la ville. Poète, créateur de la revue d'avant-garde " Yung-yidish " en 1919 avec le peintre Yankl Adler et le sculpteur Marek Shvarts, il souhaite participer à la renaissance artistique yiddish en proposant des oeuvres profondément ancrées dans la tradition juive, mais qui la questionnent et la renouvellent par une forme neuve. En témoignent les poèmes analysés et traduits ici. Mais c'est surtout par le théâtre que Moyshe Broderzon, de 1920 à 1939, fera oeuvre originale dans l'invention d'une avant-garde artistique. Auteur de pièces, et surtout créateur du café-théâtre Ararat, il expérimente une rencontre entre les différents arts - peinture, musique, poésie, théâtre, danse, chanson populaire - dont le présent volume explore la créativité et montre la résonance au sein des avant-gardes en Europe.
Octobre 1942. Chil Rajchman a 28 ans quand il est déporté à Treblinka. Il échappe à la chambre à gaz en devenant tour à tour trieur de vêtements, coiffeur, porteur de cadavres ou « dentiste ». Le 2 août 1943, il participe au soulèvement du camp et s'évade. Après plusieurs semaines d'errance, le jeune homme se cache chez un ami près de Varsovie. Dans un carnet, il raconte ses dix mois en enfer. À la Libération, il est l'un des 57 survivants parmi les 750 000 Juifs de Treblinka. Aucun camp n'avait été aussi loin dans la rationalisation de l'extermination de masse. Ce texte, publié pour la première fois, est unique. Écrit dans l'urgence, avant même la victoire sur les nazis, il s'inscrit parmi les plus grands. Un texte tenaillé par la seule et impérieuse volonté de transmettre une « invraisemblable » vérité. Serge Kaganski, Les Inrockuptibles.
Quatrième de couverture Eli a tué, il a ramassé les morts, et un jour, on l'a assassiné. Le gouvernement n'a pas sauté, mais Eli, oui. Un vendredi matin, il a acheté des fleurs pour sa mère en rentrant de la base, il aurait pu les prendre en bas de la maison mais il se disait qu'à la Moshava les fleurs étaient plus jaunes plus rouges plus bleues et l'herbe plus verte, il a pris l'autobus 18 et, au coin d'une avenue et d'une rue, il a valsé avec trois poussettes deux grand-mères la fille du grand rabbin de Jérusalem qui était en même temps la cousine de la femme du Premier ministre une femme de ménage philippine un Arabe du village d'Abou Gosh un autre de Beit Sahour... Endeuillée par le meurtre de son unique fils et seule dans l'existence, Sharon, quarante-deux ans, renoue peu à peu avec la vie et tente une insémination artificielle à... Oslo. Ciselant les paradoxes intimes d'une femme juive orthodoxe que sa pratique religieuse corsète et épanouit à la fois, Gilles Rozier met en scène, au cœur du quotidien, des personnages formidablement emblématiques de la société israélienne.
«Où était-il passé depuis l'Armistice ? Renvoyé dans ses foyers, prisonnier en Allemagne ? J'avais souvent rêvé de lui. Je pensais ne plus le revoir et il était là, à cette heure où j'attendais des Roulieres, au milieu du couloir de la Gestapo.» Quelque part en France, durant l'Occupation, une cave est transformée en cabinet de lecture abritant les auteurs allemands mis à l'index par les nazis. Le personnage, qui enseigne l'allemand dans une école de jeunes filles, et qui, à l'occasion, effectue des traductions pour la Gestapo, mène une vie sans histoire, presque normale malgré la guerre. Jusqu'au jour où, dans un moment de folie frisant l'héroïsme, il aide un prisonnier juif à s'enfuir et le cache dans la cave, aux côtés des écrivains allemands bannis... À travers ce narrateur, dont le sexe demeure mystérieux, bouleversé par l'amour qu'il porte à son prisonnier, Gilles Rozier évoque dans une France sans résistance, entre passivité et lâcheté, une passion nourrie d'ombre, de silence et de désirs bruts, portée par les fascinantes liaisons de deux langues antagonistes, le yiddish et l'allemand.
Parisiens récemment installés dans une ville de province, Bernadette Levy Saltiel et son époux Philippe voient leur rêve s'effondrer le jour où leur pharmacie brûle sur la grand-place. Soupçonné, Philippe tente de se soustraire à une bien inquiétante alchimie entre la ville et son nom de famille... À travers un fait divers local, Gilles Rozier décrit sur un mode à la fois burlesque et dramatique les troubles pulsions d'une France contemporaine entretenant des rapports ambigus avec son histoire.