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Plaisir d'offrir, joie de recevoir
Rozen Anna
LE DILETTANTE
14,48 €
Épuisé
EAN :9782842630249
Le premier avec qui je me sois commise disait - au temps où je ne me laissais pas convaincre - " on ne connaît vraiment une personne qu'après avoir fait l'amour avec. " J'avais très envie de le connaître. J'avais bien compris que sa bouche fine, d'un carmin lisse et sans cesse mouillée promettait une avidité contagieuse. Dans mes rêves j'allais jusqu'à l'inimaginable. Mais, couchée bien à plat sur son lit, je ne consentais même pas à me défaire de mon soutien-gorge chair. Je passais pour une oie blanche alors que je me savais d'une audace infinie. Comment le lui faire entendre ? Nous nous sommes fâchés et il a fallu des vacances sans parents pour que j'ose lui lancer par écrit un S.O.S. sans équivoque auquel il n'a pas tardé à répondre. Pour ce qui est de se connaître à fond, il avait raison. Au terme d'un dépucelage mouvementé, je me suis aperçue que je ne l'aimais pas du tout.
Après les perles du bac, de l'administration, des notaires et bien d'autres, voici enfin celles des sites de rencontres. Florilège drôle ou touchant, il compose en 100 annonces une carte du Tendre virtuel et offre un petit panorama sur l'air de notre temps.
Cressida, auteure à succès, n'est plus tout à fait ce qu'elle était et préfère se perdre dans sa mémoire plutôt que de voir ce qui est en train d'advenir. Marthe est plus conventionnelle et se regarde vieillir aux côtés de Fernand, cramponnée dans une rassurante routine. Et puis il y a les autres. Toutes ces femmes qui s'inventent un rôle, un destin, une vie... avant la mort. Avec esprit et justesse, Anna Rozen nous décrit comment le temps se joue cruellement de ses victimes.
Bonheur 230 - la deux cent trentième utopie, la bonne, donc la dernière. Enfin, les humains sont vraiment humains, libres de se consacrer à l'activité qui leur plaît. Fini l'argent, adieu le progrès, sexe à volonté. Bien entendu, tant de bonheur a un prix. Chacun doit accepter de payer - littéralement - de sa personne. Garder la meilleure part de soi et léguer le reste à la communauté. Glagol, Rouk ou Nog, tête, torse ou jambes, il faut choisir. Mais certains, comme Great, le Grand Entrepreneur, ne jouent pas le jeu. Alors, si même l'utopie est corrompue, où va-t-on ? Avec ses héros en pièces détachées, Anna Rozen bâtit une fable ironique et légère sur notre civilisation du plaisir immédiat. Clonage, biotechnologies, cybersexe annoncent notre futur post-humain. Bonheur 230, ça commence demain.
10 ans après Plaisir d?offrir, joie de recevoir, un état des lieux en forme de comédie schizophrène: les aventures quotidiennes et sexuelles d?une jeune femme qui se retrouve obligée de partager son appartement et ses amants avec son double caricatural, une créature sans scrupules aux pulsions déchaînées: une Bombe.
C'est l'histoire d'un type qui rentre du boulot. Dis-sept ans qu'il rentre. Mais ce soir-là sa femme lui dit: "Je veux aller danser!" Il l'a crue. Et les voilà partis. Et pas en dilettante, non... en acharnés! Rumba, samba, calypso, tango, paso, be-bop, boogie, valse anglaise, valse lente, française et musette... et surtout la viennoise! La suprême. Vertige, lévitation et septième ciel. Acharnés, je vous dis! Exhibitions et championnats. Lui en smoking, elle en crino-line. Semelles cuir et bride abattue. Elle est têtue, lui, sagittaire. Ils arpentent les autoroutes et les parquets décapés à la térébenthine. Tout pour l'amour du geste. Tout pour l'amour tout court. Deux astres de swing en fusion... jusqu'à un certain point. "Je crois pouvoir recommander un livre, un très petit livre, mais drôle, très drôle et qui fera la joie des gens d'esprit. J'ai ri aux éclats en lisant Le toucher de la hanche." Edmonde Charles-Roux - Le Progrès "On peut se tromper, s'emballer sur une impression, mais tant pis, je prends le risque: Le toucher de la hanche, est une de mes meilleures lectures depuis longtemps." François Nourissier - Le Figaro magazine
Le pseudonyme Valet : je l'ai choisi pour ce qu'il signifie, je ne suis pas libre d'écrire ce que j'écris : la pensée va au-delà de la parole et, pour exprimer ma pensée, il faut que je la soumette aux lois de la parole. Je suis donc le valet de la parole, la valet de la poésie." Paul Valet, entretien avec Madeleine Chapsal, L'Express, 15 août 1963.
J'ai assassiné puis violé Claire Draingan un soir ensoleillé d'octobre 1974, dans un chemin creux de l'île aux Boeufs.Nous étions âgés à cette époque de dix-sept ans et nous nous connaissions. Suffisamment pour nous saluer et plaisanter ensemble, mais peut-être pas assez pour oser dire que nous étions amis. Nous avions fréquenté les mêmes classes au collège Jean-Charcot d'Oissel, de la cinquième à la troisième. L'arrivée au lycée André-Maurois, à Elbeuf, dans deux classes voisines mais différentes, nous avait un peu éloignés. Elle avait choisi, parce qu'elle se pensait douée pour les langues et qu'elle voulait être journaliste, une filière littéraire tandis que moi, qui ne m'imaginais pas d'autre avenir que celui qu'on me voulait, je m'étais retrouvé, sur le conseil appuyé de mon père, dans une section scientifique.J'étais donc en première C lorsque j'ai tué Claire.De son côté elle avait doublé sa seconde. On lui avait décelé, vers le mois de décembre de l'année précédente, une tumeur au cerveau qui avait failli une première fois la terrasser.Nous nous le rappelons tous bien. Elle s'était mise en quelques semaines à tituber, à vomir en fusée à l'improviste et elle n'était plus capable, à certains moments, de se situer dans le temps ou l'espace. Puis elle avait multiplié des crises d'épilepsie qu'aucune médication ne stabilisait. A la mi-janvier elle avait dû renoncer au lycée. Le diagnostic avait vite été posé au vu d'un électroencéphalogramme éloquent. Quelque ponte parisien lui avait alors ouvert la tête pour extraire de sa cervelle comprimée une noisette grasse, molle et délétère. On lui avait octroyé une convalescence que chacun s'accordait à trouver méritée.Cette opération, dans un premier temps redoutée, s'avéra être un succès au-delà de toute espérance. Elle revint fatiguée, souriante, sans la moindre séquelle motrice ou psychomotrice et se requinqua doucettement en toute discrétion, au fil des mois. L'absence d'issue tragique, comme si les pires craintes n'avaient pas été nourries ou soutenues jusqu'au bout, fit dire à quelques camarades que son histoire de maladie avait été sans doute exagérée et que le chiqué y avait sa part. Si elle s'en était si bien sortie, c'était bien sûr parce que ce n'était pas si grave.Ce premier trimestre avant l'annonce de son cancer ne fut pas assez convaincant pour qu'on lui permît de passer en première. Elle refit donc une seconde, mais cette fois dans un autre lycée que le nôtre.Ses parents, qui avaient beaucoup prié et qui s'étaient cru exaucés, avaient négocié en direct avec le Bon Dieu. On l'avait scolarisée dans un établissement catholique.C'était le moins qu'ils pouvaient faire.Elle ne semblait pas s'en plaindre.
Dans les années 6o, à Hara-Kiri, ils cherchaient un bon reporter, coriace et pétri d'humour. En attendant l'oiseau rare, qui ne s'est jamais présenté, je les ai un peu dépannés. J'ai fait ce que j'ai pu. Ceux qui, après avoir lu ce livre, estimeront qu'ils auraient infiniment mieux fait l'affaire peuvent aller proposer leurs services à l'adresse suivante : 4, rue Choron, Paris. C'est là que l'aventure Hara-Kiri a commencé. Peut-être n'y trouveront-ils plus personne capable de comprendre ce qu'ils veulent. Bon début pour un reportage pas tout à fait raté !