Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aujourd'hui les coeurs se desserrent
Roze Pascale
STOCK
22,45 €
Épuisé
EAN :9782234061941
Les Deslorgeux, industriels rouennais qui tirent leur gloire de la fabrication de la popeline, perdent sur trois générations argent, certitude, pouvoir. Ne reste d?eux qu?une petite Lorette, vivant quelque part dans le monde. La Seconde Guerre mondiale, la montée en puissance du tiers-monde peuvent expliquer le déclin de cette famille, mais aussi le besoin d?échapper à son destin, de rester fidèle à ses principes envers et contre tout, de desserrer un coeur que la morale bourgeoise, catholique et provinciale contraint si durement. Le récit se noue autour de la rivalité de deux frères. L?un s?évade d?un camp disciplinaire pendant la guerre, et refuse d?en parler, tandis que l?autre échappe à la dureté des combats et se réfugie dans la peinture. L?un se marie, a des enfants, mais s?enferme sa vie durant dans le silence. C?est lui qui dirigera l?entreprise familiale. L?autre, qui a vu celle qu?il aimait épouser son frère, n?a pas de descendance. C?est donc le dernier des fils de cette famille qui prend la parole. Au fil de son récit où se reconstituent les événements passés surgissent des questions essentielles et douloureuses: qu?est-ce qu?une vie réussie? Comment vivre « sa » vie? Que reçoit-on en héritage?
Résumé : La lecture enrichit la vie comme la vie enrichit la lecture, c'est à cet art de lire qu'Hélène Bourguignon exerce ses étudiants de Sciences-po. Lire pour découvrir les expériences fondamentales à travers Buzzati, Tchékov, Reza. Chaque cours est un défi recommencé, d'une semaine à l'autre il se passe toujours quelque chose. Un souvenir, une émotion, une réaction et tout déraille dans la vie si organisée d'Hélène Bourguignon. Elle a perdu son mari, mais elle n'a perdu ni sa sensibilité ni sa fantaisie. Lorsqu'elle répond aux questions de ses étudiants, lorsqu'elle accepte une invitation à dîner, le présent est là, dans son intensité. Et cette joie de vivre chaque instant pleinement devient communicative. Bientôt le lecteur aimerait croiser cette femme, marchant boulevard Pereire, ou bouquinant dans le transat du jardin de son immeuble, car elle est libre. Elle est libre d'entendre ce qu'un personnage de Tchekhov éprouve, comme elle est libre d'écouter les propositions d'un homme. Et de croire à un nouveau départ. Un roman tour à tour émouvant, cocasse, et intime. Pascale Roze suit le regard de cette femme solitaire et lumineuse pour évoquer des lieux, Paris, la Bourgogne, la Corse ; jusqu'au finale, qui esquisse la possibilité d'une seconde jeunesse.
Résumé : Odile Mourtier a traversé presque toute l'épopée du vingtième siècle. A la fin de sa vie, cette riche héritière sans enfant désire risquer sa fortune. Le hasard s'en mêle, qui fait revenir à sa mémoire le petit Amazouz recueilli par son grand-père. Quelle relation s'est nouée entre l'enfant des montagnes de l'Atlas et l'officier engagé dans la "pacification" du Maroc ? Pour le comprendre, elle part à la recherche des descendants d'Amazouz. Dans ce roman vif et intense, Pascale Roze convie le lecteur à suivre la pensée d'une femme que tourmente son héritage affectif et moral et qui décide pourtant, à sa dernière heure, de miser sur lui.
Au cap Saint-Jacques, elle embarqua sur un bâtiment de transport de troupes pour remonter la rivière de Saigon. On entrait dans les terres. on touchait au but. A l'avant du bateau, conquérante, elle scrutait le paysage, un médiocre paysage, très plat, des mangroves pleines de palétuviers, puis des rizières à l'infini dans lesquelles travaillaient des Annamites sons leur chapeau pointu, et des buffles gris et maigres. La rivière n'en finit pas de dérouler ses méandres. Enfin le quai des Messageries. Une fanfare militaire les accueille, qui lui donne des frissons au coeur. Mais ce qui l'envahit avant même de descendre à terre, c'est l'odeur. L'odeur de Saigon, ce mélange lourd de vase, de sucre, d'épices, de saumure...Avec pudeur et sensibilité, Pascale Roze brosse le portrait de Laurence Bertilleux, une jeune femme de vingt-cinq ans qui va vivre en Indochine les débuts de la guerre. Avec L'eau rouge, elle livre un roman d'apprentissage beau et grave, et une réflexion sur le temps qui passe et le devoir de mémoire.
Pascale Roze a obtenu le Prix Goncourt 1996 pour son premier roman, Le Chasseur Zéro (Le Livre de Poche). Son dernier roman, Ferraille (Albin Michel) en 1999. "Beaucoup d'écrivains ont parlé de la joie, mais comme l'illumination d'un instant destiné à s'évanouir ou déjà derrière eux. La pensée respire mieux dans la cage du désespoir, elle ne s'en échappe que pour y revenir en vitesse, peut-être par confort d'habitude. Il m'a fallu lire Horace, remonter à l'Antiquité pour trouver sous la poussière des siècles une écriture qui s'attache à communiquer le bonheur de vivre, non plus solitaire, non plus séparé, non plus mystique mais communautaire. Non plus exceptionnel mais quotidien. Une écriture qui non seulement justifie le bonheur par une philosophie, mais où l'auteur se livre lui-même en tant qu'objet, en tant qu'exemple. Horace fait du bonheur de vivre le métier de vivre et le métier d'écrire. Il soulève mon émotion, ma reconnaissance. J'ai besoin de lui. J'ai voulu de toutes mes forces le comprendre."
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d?hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu?il n?était qu?un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l?époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu?est-elle devenue ? L?absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s?exile en Amérique, tournant la page d?une enfance meurtrie.Mais à l?appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l?Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ?Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.Notes Biographiques : Isabelle Autissier est la première femme à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire. Elle est l?auteur de romans, de contes et d?essais. Elle préside la fondation WWF France. Son dernier roman, Soudain, seuls, a été un véritable succès. Il s?est vendu dans dix pays, et est en cours d?adaptation cinématographique.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine