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Les tombes
Roy Madeleine
GORGE BLEUE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782956517306
Marylin est tueuse à gages, elle gagne sa vie en éliminant ses cibles. Lilas est amoureuse, elle vit avec A. dans sa maison familiale. Madeleine est autrice et raconte des histoires, comme celles, entre autres, de Marylin et de Lilas. Définir ainsi Marylin, Lilas et Madeleine, c'est en dire le principal, semble-t-il. Mais l'espace ouvert par la narration est celui de tous les possibles. Lorsque leur histoire n'est pas encore écrite, entre le premier brouillon et le jet final, la potentialité est reine. Parfois, les protagonistes n'empruntent pas tout à fait les chemins tracés, des mots dans leur bouche sonnent faux, ils trahissent les habitudes qu'on pensait leur connaître. Leurs destinées, dont on anticipait le tracé dessinent finalement des circonvolutions. En mêlant fiction, écriture dramatique et métatexte, Madeleine Roy signe avec ce premier "roman" un ovni performatif dont la plume explore, avec poésie et humour, la complexité de la psyché.
Résumé : Cette nuit en bordure du village, la maison se tient un peu à l'écart ; presqu'endormie, elle soupire, espère de la visite. En face, au bout du chemin mal éclairé, Isabeau est sur le retour : la maison, c'est celle de son enfance, c'est surtout celle de sa tante décédée quelques semaines plus tôt. En revenant sur ses pas, Isabeau remarquera que ses pieds ne correspondent plus exactement aux empreintes laissées en partant, des années auparavant. Est-ce parce que trop de temps a passé ? Ou parce qu'Isabeau est une toute autre personne ? Avec Entre, Roy lance une invitation à son personnage : il lui faudra contempler ses propres traces, faire face à ce qui aurait pu être, ce qui a été laissé derrière et qui aura continué à avancer, changer, vieillir en son absence. Madeleine Roy manifeste à nouveau un talent pour saisir, tout en nuances et en délicatesse, la complexité des remous qui nous agitent.
4e de couverture : "En des temps meilleurs, on parlait de perspective critique ou de vision du monde alternative. Aujourd'hui, en Inde, on dit sédition." Mon coeur séditieux réunit le travail de vingt ans de réflexion et d'engagement. En 1998, après le magistral Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy prend la plume pour s'élever contre le programme nucléaire indien dans plusieurs essais qui signeront le début de son combat politique. Au travers d'une quarantaine de textes, elle s'intéresse à la politique et aux dynamiques de pouvoir en jeu au sein des gouvernements des puissances mondiales. Dans un environnement de plus en plus hostile, elle décrit avec toujours autant de férocité et de clairvoyance le combat des opprimés, les injustices de castes ou les tragédies écologiques. Elle observe, comme autrice et comme citoyenne du monde, l'évolution de la société des années quatre-vingt-dix à nos jours. Son écriture radicale met à la portée de tous une réflexion passionnante d'une extrême actualité.
Premier pays exotique à n'être pas peuplé de sauvages aux yeux des voyageurs du XVIIe siècle, la Chine fait problème. A travers les écrits de Leibniz sur ce pays, ce livre s'efforce d'expliquer le mythe de la Chine à son époque. Après un historique de la question, il passe en revue les différents problèmes que pose à la pensée occidentale la découverte intellectuelle de la Chine ; puis il étudie plus précisément la métaphysique des Chinois, leur langue et le Yi-King, selon les sources du temps, en exposant l'interprétation que Leibniz donna de ces trois sujets, pour tenter de les concilier avec le Christianisme, dans la perspective de l'irénisme, de la Théologie Naturelle, de la langue universelle et de l'unité politique du monde. Enfin, il tente de situer ce débat par rapport aux problèmes du colonialisme européen naissant, tout en apportant des éléments de "comparaison" entre deux moments de la pensée occidentale et de la pensée chinoise.
4e de couverture : Rahel et Estha Kochamma, deux jumeaux de huit ans, vivent en Inde, entourés de leur grand-mère, Mammachi, qui fabrique des confitures trop sucrées, de l'oncle Chacko, un coureur de jupons invétéré, esprit romantique converti au marxisme pour les besoins de son portefeuille, de la grand-tante Baby Kochamma, qui nourrit un amour mystique pour un prêtre irlandais, et de leur mère Ammu, désertée par son mari, qui aime secrètement Velutha, un Intouchable. Un drame va ébranler leur existence et les séparer. Comment réagir quand, à huit ans, on vous somme de savoir "qui aimer, comment et jusqu'où" ? Comment survivre quand, après un événement affreux dont on a été témoin, on vous demande de trahir la vérité pour l'amour d'une mère ?Un récit envoûtant, plein d'humour et d'émotion, servi par une écriture neuve et poétique, qui recrée le monde de l'enfance - celui de l'imaginaire et de la liberté.
Résumé : Invisible ou diablement encombrante, elle peut être une question centrale comme périphérique ; elle confine à la sphère intime mais se retrouve pourtant placardée sur les écrans ; religieusement préservée ici, ailleurs consommée en masse. Commune à la moitié de la population, on pourrait croire qu'elle tient du non-événement et pourtant, elle se révèle un lieu éminemment politique, squatté par de nombreux enjeux socio-économiques. Partout, on se borne à taire son nom, qui se tient en équilibre sur le bout des langues : c'est que la vulve est sur toutes les lèvres. On nous présente encore aujourd'hui la vulve comme un continent inexploré, dont seuls les plus doctes des experts sauraient manier les subtilités, mais les militantes ont prouvé qu'avec un peu d'huile de coude et d'engagement, on pouvait réhabiliter l'exactitude anatomique. La femme à vulve doit partir à la redécouverte de son propre sexe ; pourtant gare aux risques d'éboulis chemin faisant, car sur le versant de la sexualité comme sur celui de la maternité, les injonctions contradictoires pleuvent. Il faut retrouver l'intimité de ce Gynécée du XXIème siècle pour que les corps se rassemblent et que les voix résonnent, se répondent, s'amplifient l'une l'autre ou encore se contredisent. Réunies en cercle de parole, les Fallopes sont sûres d'elles car il n'y a là personne pour leur dire qu'elles se trompent. Ici, la vulve dit ses noms, ses histoires et ses vérités.
Résumé : Ca commence comme un face-à-face avec le miroir. Un monologue, un exercice de réaffirmation articulé dans la nuit, murmuré au coeur de l'insomnie. Ca fait penser à une litanie superstitieuse pour fixer le je qui se dérobe. A la rescousse, je convoque tu, et s'il invite la famille, le public à la fête, il est surtout question de toi. Toi, c'est une abstraction, un concept, un prétexte à s'opposer violemment. Toi, c'est surtout l'autre et ses limites, qu'il serait si bon de franchir, juste pour voir. C'est en négatif, dans l'absolu de la déclaration d'amour, que je se laisse finalement approcher au plus près. A force de scruter son reflet dans la glace, je réussira peut-être à saisir les contours fuyants de son identité. Tant sensuel que cérébral, le poème La nuit t'arrache à moi embarque dans une solitaire apnée, une descente en eaux troubles, loin très loin dans l'amour, là où il fait en réalité bien seul et où les images fixent la rétine par flashes. La nuit t'arrache à moi est une déclaration en retenant son souffle, psalmodiée dans l'urgence, parfois dans le pas si beau, le bobo - une déclaration qui brûle tout autant qu'elle prévient : gare aux tremblements de chair.
Résumé : Une tempête inexplicable a élu domicile dans le ciel du Grand Est, laissant le reste du territoire profiter d'un éternel beau temps. Météorologue qui a choisi l'exil au large des côtes, Anna est sommée de rejoindre la terre ferme, pour étudier et tenter d'élucider ce mystère. Dans un décor apocalyptique et déserté, Anna entame à son corps défendant une véritable course contre le temps. Elle devra se mesurer à la météo, certes, mais aussi à l'héritage familial et à sa propre histoire qui, s'ils sont tous deux passés sous silence, résonnent pourtant d'un étrange écho.
Résumé : Dans la société de consommation, la démocratie rappelle parfois un label, apposé pour rassurer : soyez tranquilles, le peuple reste souverain. Pourtant, l'acheteur sait se faire exigeant. Il lui arrive de douter de sa qualité, regrette que la teneur soit si pauvre, exige qu'on augmente les proportions. Moins d'additifs, plus de démocratie ! Entre l'idéal du XVIIIe siècle et celui du XXIe, un dialogue s'installe. Sur la scène de la Ve République, où se répètent les révolutions démocratiques de Macron et Mélenchon, on entend également les Gilets jaunes donner la réplique aux révolutionnaires français. Au nom de la Démocratie, une investigation sur les pistes de la démocratisation de la France révolutionnaire de 1789 a nos jours.