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SOUFFLE DE L' ESPERANCE
ROY JEAN
BELLARMIN
35,81 €
Épuisé
EAN :9782890079052
Que l'on puisse comparer nazisme et stalinisme suscite encore malaise et crispation. Après tout, héritier du rationalisme des Lumières, le marxisme véhiculait une ambition d'émancipation universelle, l'espérance d'une réconciliation finale. Aussi bien, les vicissitudes de sa réalisation historique, pouvait-on penser, n'étaient qu'accidentelles. En réalité, l'échec des tentatives plongeait ses racines dans la doctrine elle-même. La puissance de séduction de l'idée communiste était d'autant plus perfide que sa démesure captait en la détournant l'exigence la plus vaste de la raison. De soi, l'espérance du souverain bien accomplit le vœu infini de la raison. Mais dès lors que cette espérance méconnaît sa charge de transcendance et s'investit dans le politique, elle met le cap sur les pires dérives. Dans cet ouvrage, Jean Roy retrace d'abord un certain nombre de figures typiques de " l'immanentisation de l'eschaton ". Très tôt, tout un pan de la modernité s'est engagé dans la radicalisation de ce processus. En forgeant le mythe moderne de la Révolution, la Révolution française réinvestit le politique d'une aspiration religieuse. Véritable " théodicée sécularisée ", le marxisme imagina une autre révolution, allemande celle-là, qui devait dépasser ses limitations bourgeoises et accomplir ses promesses. L'auteur s'arrête ensuite à l'œuvre de Ernst Bloch qui sut reconnaître le " courant chaud " de cette éblouissante utopie, mais demeura aveugle à sa démesure, à son " messianisme prématuré ". La seconde partie de l'ouvrage prend à rebours la pente de la griserie révolutionnariste et reconnaît à Kant un mérite singulier, celui d'avoir pressenti la possibilité de la déraison totalitaire et, à l'avance, d'en avoir fait la critique savante. Désillusionnés, Horkheimer et Kolakowski opèrent à leur manière une sorte de retour à la sage espérance de Kant, ouverte à la totalité du bien, mais également hantée par la conscience aiguë de la finitude et du mal en nous.
Avec ses amis et ses proches, j'ai tenté de réunir en l'honneur de mon père les textes d'un "tombeau", (...) forme de mausolée à un homme disparu", JLR. L'année 2007 a célébré le centenaire de la naissance de Jules Roy par de nombreux colloques. Figurent ici les textes que les Actes du Centenaire n'ont pu accueillir, faute de place. Leurs auteurs ? Edmonde Charles-Roux, Jean Daniel, Guy Dugas, parmi d'autres.
Roy Jean-Michel ; Putois Benjamin ; Pénicaud Franç
Il n´existe à ce jour aucun consensus quant à la définition et à l'usage scientifique du concept de représentation. Les étudiants et chercheurs du domaine ne disposent pas d´ouvrages spécifiques dressant un état des lieux précis du concept de représentation, concept pourtant fondateur et très employé dans le champ d´investigation des Sciences Cognitives (Psychologie, Sciences du Langage, Intelligence Artificielle, Neurosciences, Philosophie, Anthropologie?). Pour tenter de combler ce vide, cet ouvrage fait le point sur l´utilisation de la notion de représentation dans les différents champs d´étude de la cognition. Contrairement aux études qui ne la traite souvent qu´au niveau de description de la philosophie analytique, dans un vocabulaire technique parfois difficile d?accès, il propose des réflexions conduites à différents niveaux d´analyse, enrichies par des points de vue variés, afin de tenter de répondre aux interrogations restées en suspens. Afin de le rendre accessible au plus grand nombre, les auteurs ont privilégié une approche structurée, claire, simple mais réfléchie. Les étudiants y trouveront l´occasion d´acquérir les outils et les concepts principaux autour desquels s´articule le débat contemporain sur la notion de représentation en sciences cognitives. Il fournira au chercheur des outils qu´il pourra utiliser dans sa pratique quotidienne et qui l´inviteront à prendre position sur le plan philosophique. Il l´invitera également à mettre à jour les connaissances dont il dispose, et au coeur des réflexions qui nourrissent le débat actuel.
Le langage Python permet, dans l'industrie, de piloter des systèmes complexes, mais il se répand aussi dans le monde de l'éducation, du lycée à l'université, par sa simplicité et ses bibliothèques logicielles, notamment mathématiques. Ce livre présente l'essentiel du langage puis, à travers 130 exercices et problèmes, propose un entraînement au codage. Partant de la base algorithmique classique, il aborde ensuite des secteurs moins enseignés comme le graphisme, l'analyse lexicale et syntaxique, les moteurs physiques, l'intelligence artificielle (génétique, neurones) et la musique électronique. Les thèmes abordés ont été sélectionnés avec la conviction qu'une première approche assez simple, un " pied à l'étrier ", permettra un approfondissement personnel. Les enseignants y trouveront matière à problèmes et projets. Tous les exercices sont corrigés en ligne. La version de Python 3 utilisée est celle d'Anaconda, destinée aux scientifiques. Les éditeurs de texte brièvement présentés sont IDLE, Spyder, ainsi que les "notebooks" de Jupyter, tous présents dans Anaconda, qui contient aussi la plupart des logiciels scientifiques couramment utilisés (NumPy, SAGE, etc.). Il va de soi que le lecteur pourra coder néanmoins avec tout autre environnement familier de programmation. Le système Processing est aussi utilisé en mode Python, en ayant accès à des bibliothèques écrites en Java, langage dont la comparaison avec Python fait l'objet d'un chapitre particulier. A tous les futurs codeurs, "Hands on ! " comme disent les Anglo-Saxons. Mettez les mains sur le clavier...
Le pouvoir se dérobe parmi les hommes, d'autant mieux qu'ils ne s'entendent pas pour distinguer la règle et la violence. L'histoire dévoile sans peine que les règles d'hier sont parfois révoquées le lendemain. C'est alors le pouvoir que l'on voit circuler parmi les hommes, se donnant à quelques-uns avant de se laisser courtiser par d'autres. Puisque le pouvoir s'avère rebelle devant les exigences des hommes, ne faut-il pas simplement constater sa relativité ? Ne faut-il pas sacrifier à l'air du temps et reconnaître dans l'individualisme et le pluralisme la vérité enfin formulée d'un pouvoir morcelé parmi les hommes ? L'ouvrage étudie des auteurs (Freud, Schmitt, Lefort, Arendt, Marx, Clastres, Mauss, Canguilhem, Simmel, Foucault...) comme autant de témoins de la tradition immémoriale du pouvoir et de sa rhétorique. Certains s'en libèrent cependant. Ils ne prétendent pas détenir la règle pour dénoncer la violence de l'autre, jusqu'à dire parfois que tuer ne tue pas (mais réalise par exemple une "opération humanitaire"). Ils endossent résolument la difficulté d'être ensemble.
La mise en relief du holisme épistémologique de Kant permet d'apprécier d'un autre point de vue la remarquable unité qui traverse les développements de la Critique de la raison pure. Selon cette perspective d'unité, les résultats de l'Esthétique et de l'Analytique ne sauraient constituer à eux seuls le noyau de l'épistémologie kantienne. En fait, ce sont les résultats de la Dialectique qui viennent en dernière instance achever l'épistémologie développée dans la première Critique, et posent la nécessité d'une représentation ultime en regard de laquelle chaque représentation déterminée ne constitue qu'une partie.