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La "bonne distance" en éducation spécialisée. Un paradoxe inextricable
Rouzel Joseph ; Contini Jean-Christophe
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782336527253
De nombreux débats et développements entourent cette étrange notion de "bonne distance" en éducation spécialisée qu'il s'agirait d'être en mesure de mettre en oeuvre dans le cadre de la relation, des interactions éducatives au quotidien et dans la vie institutionnelle. Or l'éducateur est "son propre outil", l'essence du métier se concentrant dans la rencontre et l'accompagnement de sujets en difficulté, en souffrance ou en situation de handicap. La relation éducative et les affects que celle-ci véhicule dans la rencontre entre professionnels et sujets de l'accompagnement justifient dès lors le développement de dispositifs spécifiques à ces dimensions dans l'évolution et la professionnalisation des pratiques. Cela implique notamment l'apprentissage des techniques de soi, indispensables au métier d'éducation spécialisée, d'une part pour contribuer à la qualité d'un agir relationnel hautement exigeant, d'autre part pour éviter que l'agir ne se transforme en techniques de domination dont l'abus est proche. Sans résorber les paradoxes liés à la notion de "bonne distance", cet ouvrage à entrées multiples et hétérogènes relance une discussion jamais achevée, qui relève cependant d'un enjeu majeur pour l'éducation spécialisée.
L'écriture professionnelle des éducateurs relève de deux dimensions incontournables : une pratique de l'écriture et une écriture de la pratique. La première implique une bonne connaissance des contraintes du langage écrit ; la seconde construit le champ clinique de l'action éducative. C'est pourquoi cet ouvrage repose sur ces deux axes. Réflexion sur le sens de l'écriture, il se veut aussi manuel pratique, en évitant l'écueil des recettes. Il prend en compte autant les contraintes liées à l'écriture que ses applications en situation éducative. Dans les institutions et en centres de formation, l'écriture est en effet l'enjeu de luttes des places qu'elle révèle et met au travail. Cet ouvrage s'adresse aux éducateurs en formation aussi bien qu'aux professionnels en exercice. Au-delà de l'apprentissage des techniques d'écriture, il vise la construction d'un espace clinique dans le métier d'éducateur. Il ne sépare pas écriture littéraire et écrits professionnels. Son objectif est bien de (re)susciter chez les éducateurs le goût d'écrire, à travers quelques exercices pour "faire venir l'encre à la plume" .
Les pratiques sociales ne vont pas sans mettre à mal les praticiens. Les relations avec les usagers, les collègues, la direction, les partenaires, les politiques reposent sur la dynamique de la rencontre. Elles exigent un effort constant, qui ne peut être maintenu en tension qu'au prix d'un travail permanent d'"entretien" de l'outil de travail, c'est-à-dire de la personne elle-même. Seule la pratique de la supervision (dite parfois "analyse de la pratique") permet ce travail d'"entretien" à partir de la reprise et de l'élaboration dans l'après-coup des situations vécues. Ce véritable manuel théorique et pratique, entièrement mis à jour, sera tout aussi utile aux praticiens de la supervision qu'aux équipes de travailleurs sociaux et aux directeurs d'établissement, souvent perdus dans leur demande de supervision. Face au rouleau compresseur des routines et des contraintes, dans un contexte social soumis aux illusions managériales et gestionnaires, il s'agit de maintenir vif l'appareil à penser et à inventer de chacun.
Résumé : Les éducateurs fabriquent de l'humain. On a beau essayer de neutraliser, de maîtriser la relation éducative en la parant des habits du management, de la gestion des populations ou de l'ingénierie sociale, l'acte éducatif repose toujours sur une rencontre humaine. S'appuyant sur sa triple expérience d'éducateur, de formateur et de psychanalyste, l'auteur propose de mettre à nu ce qui se noue dans la relation éducative, et démontre que la psychanalyse apporte non seulement des concepts opératoires dans le domaine du social (transfert, pulsion, sujet, besoin, demande, désir, etc.), mais permet surtout de soutenir un questionnement sur le sens des actes éducatifs et de la dynamique institutionnelle où ils s'inscrivent.
Les travailleurs sociaux n?ont pas vraiment tiré les conséquences de cette évidence : l?être humain est un être de parole. C?est dans des paroles échangées que s?ancre avant tout le travail dit social. S?ils ont plus affaire à la personne dont ils sont chargés d?accompagner l?insertion dans la société, ils ne peuvent négliger pour autant le sujet, objet exclusif de la psychanalyse. Le sujet est produit par et dans la parole. Son insertion dans le social est donc à jamais inachevée, et tant mieux ! car le social sans une pratique de la subjectivité, donc de la parole, c?est la terreur.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.