Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sigmund Freud, trois métiers impossibles
Rouzel Joseph ; Cabassut Jacques ; Sauret Marie-Je
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782140291999
On trouvera ici une traduction nouvelle de la préface de Freud à l'ouvrage d'August Aicchorn (Jeunes en souffrance, 1925) où apparait l'assertion bien connue des "trois métiers impossibles" : éduquer, soigner, diriger. Freud souligne au passage qu'il s'agit d'un bon mot. Par les temps obscurs que nous vivons, il y a urgence à "drôlement" revisiter cet impossible dont Lacan nous a transmis la charge de réel. Pour ouvrir ces questions cruciales suivent trois commentaires du texte de Freud : Joseph Rouzel (Education impossible) suivi de deux annexes qui donnent à lire la façon dont August Aichhorn, s'inspirant de la pensée Freudienne, met en oeuvre au quotidien une pédagogie révolutionnaire. Jacques Cabassut (Impossibilis et immundis) souligne l'impossible dans l'exercice du soin et de la psychanalyse, puisque le sujet est l'enfant du réel. Marie-Jean Sauret (L'impossible du politique) ouvre la piste d'un exercice du politique qui, lesté de l'impossible freudien, viendrait régler la vie collective sans recourir au caprice du pouvoir.
Résumé : Les éducateurs sont les spécialistes du quotidien en institution, notamment en internat, à travers le soin, l'accompagnement, l'aide, qui sont de véritables savoirfaire trop souvent ignorés. Or les tracasseries pour faire vivre ce quotidien se multiplient et les prises de risque, inhérentes à toute action éducative vivante, se raréfient. L'accélération des rythmes de vie et de travail pousse à la prédominance des interventions ponctuelles et dans l'urgence. Le moindre projet au quotidien exige des démarches à n'en plus finir et des assurances sans cesse augmentées. La chute des idéaux et des valeurs fait se réfugier les acteurs sociaux dans l'activisme ou le non-sens.
Voilà deux mots dont la rencontre ne va pas de soi. La psychanalyse est une pratique de parole, qui semble s'opposer à la pratique d'écriture. Il y a bien cette phrase énigmatique de Lacan dans un de ses derniers séminaires. "Ni dans ce que dit l'analysant ni dans ce que dit l'analyste, il n'y a autre chose qu'écriture." Mais en quoi peut-on dire dans la clinique psychanalytique que la parole, le dit, relèvent de l'écriture ? L'analyste travaille à lire, voire à dé-lire, ce que dans sa parole le patient ne sait pas qu'il écrit. Il y a donc tout intérêt pour creuser la question à aller voir du côté des artisans de la lettre que sont les poètes et les écrivains. Ils manipulent à longueur de temps dans leur atelier cette matière singulière : 26 lettres pour produire un renouvellement permanent de ce qui s'écrit et qui permet d'accueillir, de border, de broder dans un enchâssement, ce qui ne peut s'écrire, un réel sans foi ni loi. Une magnifique journée de rencontre avec Pascal Quignard a permis à des cliniciens de (re)poser cette énigme : l'inconscient ça s'écrit comment ?
Les travailleurs sociaux n?ont pas vraiment tiré les conséquences de cette évidence : l?être humain est un être de parole. C?est dans des paroles échangées que s?ancre avant tout le travail dit social. S?ils ont plus affaire à la personne dont ils sont chargés d?accompagner l?insertion dans la société, ils ne peuvent négliger pour autant le sujet, objet exclusif de la psychanalyse. Le sujet est produit par et dans la parole. Son insertion dans le social est donc à jamais inachevée, et tant mieux ! car le social sans une pratique de la subjectivité, donc de la parole, c?est la terreur.
Résumé : Les éducateurs fabriquent de l'humain. On a beau essayer de neutraliser, de maîtriser la relation éducative en la parant des habits du management, de la gestion des populations ou de l'ingénierie sociale, l'acte éducatif repose toujours sur une rencontre humaine. S'appuyant sur sa triple expérience d'éducateur, de formateur et de psychanalyste, l'auteur propose de mettre à nu ce qui se noue dans la relation éducative, et démontre que la psychanalyse apporte non seulement des concepts opératoires dans le domaine du social (transfert, pulsion, sujet, besoin, demande, désir, etc.), mais permet surtout de soutenir un questionnement sur le sens des actes éducatifs et de la dynamique institutionnelle où ils s'inscrivent.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.