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Au jour le jour. Tome 3, Carnets 1985-1989
Roux Paul de
TEMPS IL FAIT
17,00 €
Épuisé
EAN :9782868533685
Joubert remarque, pour s'en étonner, que ce n'est " qu'en cherchant les mots que l'on trouve les pensées ". Ce qui vaut également pour tout ce qui est sous nos yeux et que nous ne voyons pas. Lorsque nous sommes sensibles à cette déperdition la note est un exercice d'attention, au moins une " amorce ", pour reprendre l'expression si riche de sens d'Henri Thomas. De ce fait, le carnet de notes pourrait être celui d'un touche-à-tout (il l'est parfois), n'était que le paysage qui se propose se borne souvent à la cour d'un immeuble citadin, aux états du ciel. Mais peut-on dire que ces thèmes sont épuisables ? Ne défient-ils pas la vue ? Amorçons. Paul de Roux Après Au jour le jour, 1 (1974-1979) et Au jour le jour, 2 (Les intermittences du jour, 1984-1985), le présent ouvrage constitue le troisième volume des carnets de Paul de Roux.
Résumé : Chaque matin, et quel que soit le temps, Hélios nous prend dans ses bras : " Tout est à voir ", dit la lumière qui éclaire la tuile fêlée, la mouche, ce visage émacié, la pariétaire des vieux murs, les pigeons en quête de miettes, et nous cherchant le regard des dieux dans tout cela qu'effleure le soleil.
Résumé : Le moment le plus doux fut l'attente du bus, les tables du petit café étant à l'ombre des arbres du square où la brise de mer se coulait insidieusement et là je bus un café frappé avant de quitter Gythion, qui ne me réserva guère que ce plaisir éphémère - mais n'est-ce pas l'estampille du plaisir ?
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati