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La famille et le droit dans les littératures de langue française (XIXe-XXIe siècle). De l'analyse cr
Rouvière Nicolas ; Mas Marion
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753596627
Depuis l'apparition du Code civil, l'évolution du droit de la famille est un marqueur déterminant de l'avènement démocratique et de l'histoire de l'individualisme. Au e siècle, dire que le Code civil a détruit la famille constitue un lieu commun des écrivains et penseurs réactionnaires. Plus récemment, les réformes des années 1964-1975 puis 2000 ont conduit à parler de "révolution anthropologique" et ont fait redouter une "désinstitutionnalisation" de la famille. Désormais les régimes politiques autoritaires n'hésitent plus à instrumentaliser ces questions à des fins géostratégiques pour attaquer les démocraties. Dans ce contexte, le livre remet en perspective deux siècles de littérature de la famille. Travaillée de l'intérieur par les évolutions du droit, cette littérature constitue en effet un creuset permettant de figurer des possibilités normatives nouvelles, mais aussi de questionner ce qui trace le territoire de l'irréductible familial où ce qui fait loi relève de l'inconscient archaïque d'une structure. L'ouvrage s'ouvre aux littératures maghrébines de langue française pour mettre en perspective les aspirations contemporaines à une réécriture des lois concernant les libertés individuelles. Il aborde en outre les enjeux éducatifs majeurs que recouvre l'étude de cette littérature pour la construction identitaire des adolescents. Ce faisant, il aide ces derniers à penser des imaginaires théoriques de la famille et à mieux se situer dans l'histoire psychologique et sociale de l'individualité. Avec le soutien de l'association Les Amis de Lire et écrire et de l'UMR Litt&Arts de l'Université Grenoble-Alpes
La bande dessinée Astérix est aujourd'hui traduite en 107 langues et dialectes et vendue à plus de 310 millions d'exemplaires à travers le monde. On ne peut plus invoquer seulement la parodie de "nos ancêtres les Gaulois", lorsque l'écho de la série dépasse ainsi le cadre national. Quelle part universelle demeure donc dans Astérix, qui résiste encore et toujours à la variété des traductions? Nicolas Rouvière montre que la série interroge sans cesse la frontière incertaine entre la civilisation et la barbarie. Goscinny et Uderzo confrontent en effet une utopie villageoise démocratique à des régimes absolutistes, voire totalitaires. Et chaque régime a un impact symbolique particulier sur la construction subjective des individus. Une telle modélisation n'est pas sans lien avec l'histoire personnelle des auteurs, qui savent combien le vernis de la civilisation est fragile, dans les sociétés humaines. Créée en 1959 en pleine vague gaullienne résistancialiste, la série fait un retour critique sur les compromissions des années de guerre, et s'amuse du tournant de l'histoire de l'individualité, qui intervient dans les années 1965-1975. De la chute d'Obélix dans la marmite, au couple incongru formé par Agecanonix et son épouse, l'auteur passe en revue tous les thèmes forts de la série. Une lecture stimulante et radicalement nouvelle, à la double lumière de l'anthropologie et de la psychanalyse.
Résumé : Sentir une image, pas facile. Mais avec un peu d'imagination et de si belles couleurs, pourquoi pas ? De paysages spectaculaires en intérieurs chaleureux, ornés de magnifiques bouquets, on suit le perroquet qui a volé toutes les fleurs. Et on rit fort de lui faire une farce photographique... L'auteur Nicolas Rouvière invente un récit d'images afin d'emporter les enfants dans un voyage extraordinaire : la découverte des photographies conservées à Lausanne au sein des incroyables collections de Photo Elysée.
Les programmes de français de 2015 pour le collège font date dans l'histoire de la discipline, car ils associent explicitement l'étude de la littérature à la formation de la personne, à travers de grandes entrées universalistes à portée éthique. En proposant une méthodologie spécifique, ce livre analyse comment les manuels scolaires traduisent cette orientation morale et civique nouvelle. Les textes littéraires sont-ils abordés dans un sens moralisant, ou bien à travers un questionnement ouvert, qui permet aux élèves d'investir leurs propres valeurs au cours de la lecture ? A partir d'un corpus de six collections éditoriales, l'enjeu est de savoir si l'enseignement du français est entré dans une période nouvelle, qui assignerait au questionnement empathique et raisonné des textes le rôle de développer l'imagination, la sensibilité morale et l'esprit critique des élèves.
Nicolas Rouvière est maître de conférences à l'IUFM de Grenoble, où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de nombreux articles sur la bande dessinée, il a notamment publié Astérix ou les Lumières de la civilisation (PUF, 2006), qui a reçu le prix Le Monde de la recherche universitaire.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour