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Le texte impossible. Suivi de Le vent effacera mes traces
Roussel Alain
ARFUYEN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782845903531
La collection Les Vies imaginaires se consacre aux textes qui se situent dans cette vaste zone intermédiaire entre autobiographie et création. Du côté de l'autobiographie, ce sont les souvenirs de Marie de la Tour et Taxis et Edmond Jaloux qui éclairent la création rilkéenne. Du côté de la création, ce sont les divagations de Merini ou les récits de Marghieri qui se nourrissent de leur vie. Le Texte impossible se situe précisément à la jonction de l'autobiographie et de la création : l'une et l'autre se nourrissant mutuellement sans pouvoir jamais coïncider. Et c'est cette impossibilité même de coïncider jamais avec le texte qui fait écrire encore et toujours : " Le texte impossible, je ne l'écris pas réellement, je vois bien que je ne peux l'écrire, qu'il est condamné à battre de l'aile contre la vitre de la vie quotidienne sans pouvoir la briser. " On croit pouvoir rendre compte du réel, en faire un portrait fidèle et exact. On ne fait que créer une autre réalité parallèle à la première et qui jamais ne la rejoint. C'est un récit : Roussel raconte, il est à Arles, il songe à la femme aimée. " L'impossible, comprend-il, c'est de te saisir vraiment, ta nudité offerte en pleine clarté et cependant inaccessible, comme si elle brûlait le regard et désarmait les mots, l'homme ne pouvant t'appréhender qu'en te perdant aussitôt. " L'écriture se nourrit de cet espoir et de cette perpétuelle déception. Comme le joueur essayant de " se refaire ", l'écrivain augmente la mise à chaque livre et, croyant démultiplier sa vie, la perd.
Si je ne me reconnais pas dans ma pensée et encore moins dans celle des autres, si je ne m'identifie pas à mon corps, si ce subtil réseau de nerfs qui compose ma sensibilité ne me procure aucune émotion propre, si je puis regarder ma conscience comme un objet étranger, qui suis-je alors ? A.R.
Quatre textes, La Vie privée des mots, Lettres d?amour, L?ordinaire - la métaphysique et La poignée de porte composent ce recueil d?essais littéraires d?Alain Roussel. Analysant la structure des mots, l?agencement des lettres, l?auteur déchiffre avec beaucoup d?humour les sens dissimulés derrière leurs apparences courantes ou anodines. En collectionnant et jouant avec ceux qui lui plaisent le plus, Roussel tisse une représentation de l?esprit, sensuelle où les obsessions de l?écrivain prennent le dessus.
Cette histoire est réelle et floutée, à la fois fantastique, surréaliste et policière, empreinte d'une ésotérisme qui interpelle. Il s'agit d'un ouvrage qui transporte le lecteur en banlieue parisienne au sein d'une secte pseudo religieuse néo égyptienne, dont les membres font partie du gratin de la haute société française. On y pratique des rituels magiques. Nul ne sait encore qu'existe un gigantesque trafic d'objets d'art à vocation magique en provenance d'un chantier de fouilles du delta du Nil. Cette histoire est jonchée de cadavres d'où l'enquête minutieuse qui amène à côtoyer le monde du chantage, des faussaires et des réseaux mafieux et maçonniques. Des antiquaires sans scrupules revendent des objets volés, dont évidement les vertus sont perdues. Les utilisateurs l'ignorent. La lumière doit être faite. C'est vital et fondamental. En effet, communiquer avec les morts est une habitude des pratiquants du spiritisme, et s'adonner à la magie, une passion pour certains. Utiliser des statuettes égyptiennes pour allier les deux est plus singulier. L'intrigue captivante se déroule en France, en Suisse et en Egypte. Elle est actuelle. Anubis, le maître des nécropoles et des embaumeurs, a disparu. Son rôle est pourtant fondamental. C'est une catastrophe. Ont disparu également plusieurs chaouabtis. Ces derniers, appelés également ouchebtis sont des statuettes au rôle magique que décrit le Livre des Morts égyptien, qui indique aux défunts ce que peut être leurs possibles destins. Ces figurines étaient disposées dans les tombes des personnages importants pour se substituer au trépassé dans l'autre monde, le retourné, qui souhaitait reposer en paix plutôt que d'effectuer les travaux quotidiens dévolus à chacun dans le domaine d'Osiris, mythique inventeur de l'agriculture et de la religion, mort assassiné dans le Nil à la suite d'un complot. La disparition des statuettes et leur trafic mercantile va conduire à des découvertes totalement inattendues. L'ouvrage nous immerge dans l'ésotérisme, la magie et les milieux glauques, dans la région parisienne notamment.
Publiées seulement en 1997, les Select Meditations ont été écrites avant les Centuries et sur une longue période, sans doute de 1664 à 1667. Tout autant que la beauté de leur écriture, ce qui frappe dans ces textes, c'est la force de l'expérience qui les inspire. En bien des pages, ils témoignent d'un détachement et d'une lucidité qui évoquent l'Advaïta Vedanta : " Dans mes plus Intimes Retraites, certaines années, c'était comme si Personne d'autre que moi n'avait été dans le monde. Tous les Cieux étaient à moi, rien qu'à moi. Et je n'avais rien à faire d'autre qu'à cheminer avec Dieu, comme s'il n'y avait personne d'autre que Lui et Moi. Quand je vins parmi les hommes, je découvris qu'ils étaient des Trésors Surnuméraires. Et Seul je Demeure : le Goûteur de tout. " C'est une vision du monde dynamique et étonnamment moderne que Traherne nous apporte : " C'est nous qui sommes de nature Successive, l'Eternité ne l'est pas. Nous dépassons les arbres lors d'une promenade Bien qu'eux-Mêmes se tiennent immobiles. Les moments se Tiennent là, nous nous déplaçons, nous les dépassons et nous nous écrions que le Temps s'enfuit. [...] Mais il ne peut se déplacer ni même Bouger. Quelle infinie liberté dans Son Royaume ! " Toujours sa méditation de Traherne débouche sur l'émerveillement et la gratitude d'être un témoin de cette Vie et de pouvoir y participer.