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Pratique des écrits et écriture des pratiques. La part "indicible" du métier d'éducateur
Rousseau Patrick ; Guigue Michèle
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296039629
Le manque de lisibilité du travail social apparaît exacerbé dans les secteurs où l'exercice de l'intervention est peu explicite, à l'exemple de certains dispositifs d'aide à domicile comme l'Action Éducative en Milieu Ouvert (AEMO). A ce constat, s'ajoute la difficulté des éducateurs à formuler le contenu de leur action, dans un contexte où les pôles contradictoires d'une mission d'aide et de contrôle, réactivent les tensions identitaires du métier. L'écriture étant une part concrète de l'activité des intervenants, l'ouvrage propose d'étudier les rapports adressés aux juges des enfants, suivant le double versant de l'écriture professionnelle, c'est-à-dire une pratique des écrits et une écriture des pratiques. Ces deux axes sont développés dans la perspective d'une possible modalité d'accès aux pratiques effectives. Ce livre s'adresse aux différents acteurs en charge de la protection de l'enfance impliqués dans une écriture sous mandat, qu'ils en soient le commanditaire ou le maître d'oeuvre. Il concerne aussi l'ensemble des travailleurs sociaux, confrontés à l'écriture sur l'autre en difficulté, inadapté ou handicapé, l'écrit à son sujet introduisant une dynamique où l'objectivation du discours interfère avec les enjeux relationnels.. L'ouvrage, qui rend compte d'une recherche élaborée dans le cadre d'une thèse, révèle combien la diversité des pratiques reste empreinte des contradictoires de la mission. Il montre aussi comment un ensemble de stratégies langagières contribue à la gestion des contraintes de l'écriture.Patrick ROUSSEAU, éducateur spécialisé, docteur en sciences de l'éducation, est directeur d 'un service d action éducative dans la région Centre. Il participe à des travaux d'étude et de recherche dans le champ de la protection de l'enfance, avec un intérêt centré sur la question des écrits professionnels et celle des pratiques effectives en travail social. A ce titre, il collabore avec l'équipe de recherche Education familiale et interventions sociales en direction des familles du Centre de Recherche Education et Formation (CREF-EA 1589) de l'université de Paris X Nanterre.
Résumé : Une déclinaison du grand succès des "70 randonnées sur les GR® de France " et des "30 randonnées sur les GR® de Bretagne" ! Un guide de 30 randonnées, de 2 à 4 jours, en Lozère, Aveyron, Hérault, Lot, Tarn-et-Garonne, Aude et tous les départements des Pyrénées. Une évasion vers des sites incroyables : Conques, Montségur, l'Aubrac, Saint-Guilhem-le-Désert, le Causse Méjan, Saint-Cirq-Lapopie, la vallée du Lot, le cirque de Gavarnie... Un ouvrage pratique avec une carte générale, des cartes détaillées jour par jour avec les dénivelés, un déroulé précis et des informations pour chaque étape... De nombreux zooms thématiques, souvent avec photos, sur des lieux à découvrir. Une réalisation originale en partenariat avec la Fédération Française de la Randonnée Pédestre (FFRP) à qui l'on doit les plus beaux GR du paysage français. En couverture : le cirque de Gavarnie, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Les musées maritimes et navals dont l'expansion et la diversification thématique ont été remarquables ces trois dernières décennies représentent, à l'orée de ce siècle, une branche importante de la "galaxie" muséale. La profusion des musées de la mer et des gens de la mer, très sensible depuis les années 1970, a suscité plusieurs études patrimoniales, historiques et géographiques. Dans les pays européens et occidentaux, les musées des ports et des métiers de la mer ont répondu au désir régional et local et préserver et d'honorer la mémoire des générations passées dont les savoirs oraux, les gestes et les outils souffrirent, à la fin des Trente Glorieuses, des difficultés industrielles, commerciales et halieutiques qui laminaient les sociétés industrialo-portuaires comme le monde de la pêche. A Saint-Tropez, Liverpool, Palavas, Gosport, Bristol ou Dunkerque, les musées maritimes servent une politique de reconstruction apaisée d'un passé brutalement renversé par la massification des loisirs, la nouvelle division internationale des espaces littoraux et la reconversion des friches portuaires et industrialo-portuaires. S'ils offrent également un discours scénographié sur les identités maritimes nationales présentes et passées, les musées navals stricto sensu ne sont pas des entreprises locales ou régionales, mais émanent du pouvoir central et des grandes institutions navales qui cherchent à donner sur le destin maritime de la nation, ses hauts faits d'armes et sa puissance passée et future un discours cohérent, qu'il soit héroïque, doloriste, nostalgique, corporatiste ou triomphaliste. Si la genèse et encore plus les thématiques comme l'ambition des musées maritimes et navals présentent de grandes différences, tous parlent en définitive d'une même réalité, la dureté des entreprises maritimes, et d'une même aspiration, la puissance. Figées ou mobiles, les scénographies des musées maritimes et navals contemporains sont bien les vectrices d'images et de discours lourds de sens pour les institutions muséales, les municipalités et les pouvoirs publics. Imagine-t-on Dunkerque sans parler de Jean Bart, de l'Empire et des deux guerres mondiales ? Peut-on mettre en scène le passé maritime de Liverpool, Nantes, Bordeaux et Bristol sans montrer la Traite ? Comment exposer le Sabordage à Toulon ? Passionnante, l'exposition des collections s'avère parfois délicate à conduire pour les conservateurs et leurs donneurs d'ordre, institutionnels et politiques, de plus en plus sensibles aux enjeux mémoriels et identitaires, réels ou supposés. La scénographie de ces passés belliqueux, douloureux et conflictuels est également lourde de sens pour les historiens qui peuvent apporter à ces remarquables lieux de mémoire et d'histoire que sont les musées maritimes et navals un certain nombre de savoirs et de pratiques permettant l'analyse des appareils scénographiques, et le décryptage des amnésies et des surreprésentations. C'est à cette investigation "muséohistorique" que les contributeurs de ce livre ont bien voulu apporter leur expérience, leur savoir et leur curiosité.
Le couple énergie et environnement a été très peu étudié à ce jour. Abordant la question des impacts environnementaux liés aux processus énergétiques, cet ouvrage complète l'évaluation classique des procédés et des systèmes industriels (performance technique, fiabilité, qualité, sécurité, coût...). L'objectif du livre est double. Le premier est pédagogique : exposer l'évaluation environnementale des systèmes énergétiques à partir d'une nouvelle méthodologie, l'Analyse du Cycle de Vie (ACV). Le second est opérationnel : fournir des informations permettant de réaliser l'évaluation environnementale de certains systèmes énergétiques. S'inspirant des méthodes d'analyse multicritère, les auteurs montrent comment la valeur environnementale globale des systèmes énergétiques peut être déterminée dans un but de comparaison, illustrant leur propos par deux exemples d'application.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.