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Ce qui vient à l'esprit en situation psychanalytique
Rousseau-Dujardin Jacqueline
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782738414717
Dix ans se sont écoulés depuis qu'a paru Couché par écrit. L'époque est passée où l'on entreprenait une psychanalyse pour obéir, selon une méthode d'actualité, à l'injonction delphique du "Connais-toi toi-même". Maintenant, on souffre et c'est pour cela que l'on vient. Parfois en catastrophe, en crise; parfois dans le long cours d'une douleur dont on soupçonne qu'elle pourrait s'éviter. Trouver quelqu'un qui vous le confirme qui vous l'écoute, si j'ose dire avoir son temps et son espace pour le développer, s'accorder à soi cette dépense, c'est déjà un soulagement, certes. Mais, dans la plupart des cas, le symptôme, l'épine irritative qui fait mal, n'est pas abrasée pour autant. La psychanalyse vise en deçà, creusant "ce qui vient à l'esprit", soulevant des questions qui, de palier en palier, fouilleront les traces des origines, inscrites en chacun et que chacun réinscrit. Elle ne prend sa véritable portée que quand l'interrogation adopte la forme d'un "Pourquoi être ?" qui rejoint la question ontologique, admettant cependant qu'il subsiste un reste opaque au creux des "pourquoi" infinis. Le mot "patient" prend tout son sens en cette recherche, une aventure de parole aussi. A découvrir comment n'en pas abuser tout en faisant fond sur sa propre patience ?
Quelqu'un tenterait-il d'écrire son histoire en des moments différents de sa vie - c'est le cas du narrateur dans ce livre -, il constaterait que sa vision du passé, de son passé, n'est pas fixée une fois pour toutes : les événements vécus ne lui apparaissent pas sous le même jour, le rôle qu'il y a joué se transforme, les personnages qui l'ont entouré ne répondent plus exactement aux portraits d'abord tracés. La mémoire est vivante, sensible aux effets que le présent exerce sur elle. Avec le temps, elle travaille et fournit des récits diversement composés, des variations du roman familial, comme si l'on était plusieurs, successivement, à l'intérieur de soi. La psychanalyse est le lieu où l'on peut observer électivement le phénomène : ces modifications s'y produisent de façon plus rapide, sollicitées par la marche de la cure, comme a pu l'observer l'auteure. Mais elle a constaté aussi que chacun, pour peu qu'il soit attentif à ce qui évolue en lui, à ses remaniements internes, peut en prendre conscience au long des années. Ce n'est pas seulement qu'on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve. D'une fois à l'autre, on n'est plus le même lorsqu'on se baigne dans le fleuve. Quant à ceux qui sont sur la rive, les autres, les reflets de l'eau qui passe modifient leur apparence.
J'ai toujours aimé le temps. De ce point de vue, mon métier de psychanalyste ne m'aura pas dépaysée. Et je sais aujourd'hui que, si on ne maîtrise jamais le temps, notre temps, on peut y circuler plus à l'aise même si la cloche de la fin sonne pour tout un chacun. "Sur le tard, c'est le moment de vie où le temps joue de ses facettes, passé, présent, avenir, parfois en les rendant plus distinctes, parfois en les confondant. Ainsi certains moments vécus s'imposent-ils dans leur actualité même, pleins de résonance affective. Ou bien ce sont les souvenirs qui dominent, assiègent. Quant au futur, longtemps illimité, il se trouve petit à petit rétréci ; les limites sont visibles, sensibles. Qu'a-t-on encore le temps d'être, de faire ?" J R-D. Une méditation littéraire et tonique sur le temps qui passe et la force de vie qu'il apporte.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.