Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DU CONTRAT SOCIAL OU ESSAI SUR LA FORME DE LA REPUBLIQUE MANUSCRIT DE GENEVE
ROUSSEAU
VRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782711624300
Après le Discours sur l'inégalité et l'article "Economie politique" (parus en 1755), Rousseau revient au projet, resté en chantier, de ses Institutions politiques. Il en extrait et prépare pour l'édition une partie intitulée, après quelques hésitations, Du Contra et social ou Essai sur la forme de la République. Il conservera ce manuscrit bien qu'il ait renoncé à le publier en l'état: c'est une oeuvre entièrement refondue qui paraît en 1762. Le présent volume est consacré à cette "première version" du Contrat social, que l'on a coutume aussi d'appeler "manuscrit de Genève". Le texte, complètement repris à partir du manuscrit, diffère sensiblement de celui des précédentes éditions par son établissement et sa présentation. La perspective génétique ainsi ouverte est le point d'appui d'un renouvellement interprétatif dont l'introduction et une ample partie de commentaire rendent compte. On reconnaît en effet dans ces pages le témoignage d'un moment théorique décisif dans la pensée de Rousseau. Un moment caractérisé par l'effort qu'il y fait pour prendre, dans le prolongement du second Discours, ses distances avec les théories du droit naturel, et pour développer les implications du concept nouvellement formé de volonté générale. La lecture suivie de ce texte et sa comparaison systématique avec la version finalement publiée du Contrat social éclairent la façon dont Rousseau a constitué ses "principes du droit politique", errais aussi les liens qui unissent ces principes avec, d'un côté, "l'étude historique de la moral" conduite dans les Discours, (le, l'autre la "théorie de l'homme" développée ultérieurement dans Emile. Ce texte est à ce titre essentiel comme carrefour de l'oeuvre de Rousseau.
Promenez-vous dans la campagne avec Rousseau, herborisez et laissez-vous porter par les méditations de l'un des écrivains les plus singuliers du XVIIIe siècle...
TOME I : Confessions - Dialogues - Rêveries du Promeneur solitaire - Fragments autobiographiques et documents biographiques. Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond avec la collaboration de Robert Osmont.
Parmi les projets de Rousseau figurait un ouvrage intitulé Principes du droit de la guerre. On a longtemps cru cet ouvrage perdu ou resté à l'état d'ébauches fragmentaires. Or un travail sur des manuscrits (jusqu'alors publiés séparément et dans le désordre) a permis de reconstituer un texte très abouti, qui est manifestement la première partie de cet ouvrage. La redécouverte de ce texte et son rapprochement avec les écrits sur le Projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre, sur lesquels Rousseau a travaillé immédiatement après, éclairent d'un jour nouveau sa conception des rapports entre les Etats. Les commentaires proposés dégagent l'originalité et l'actualité des questions posées par Rousseau sur la nature et la genèse de la guerre et sur le statut d'un droit inter-étatique. L'Etat est-il ce qui empêche les hommes de se faire la guerre ou est-il la cause de l'apparition de la guerre? La guerre peut-elle être soumise à des règles de droit? Peut-on espérer une fin de toute guerre? A quelles conditions une forme d'institution confédérale pourrait-elle assurer, par le droit, une paix perpétuelle?
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.