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La Vème République se meurt, vive la Démocratie
Rousseau Dominique
JACOB
23,90 €
Épuisé
EAN :9782738119810
Extrait Extrait de l'introduction : La question constitutionnelle est de retour ! Nicolas Sarkozy propose un président leader plutôt qu'un président qui préside, Ségolène Royal une «nouvelle République», François Bayrou, Marie-George Buffet et José Bové une «VIe République» et tous annoncent une révision de la Constitution pour la fin de l'année 2007. De quoi tourmenter le général de Gaulle qui, en 1958, pensait avoir enfin donné à la France «les institutions qui lui font défaut depuis 1789». Évidemment, chacun peut se rassurer en rappelant que la Constitution de 1958 «en a vu d'autres», que sa mort nécessaire et imminente était annoncée dès 1958 et qu'elle est encore là cinquante ans après. Ou en pensant que les projets de nouvelle constitution sont des figures imposées de tout candidat à l'élection présidentielle, des promesses qui seront oubliées aussitôt l'élection passée. Que François Mitterrand, le plus féroce - et le plus lucide - critique de la Ve République, n'ait pas jugé utile, une fois installé à l'Elysée, de changer la Constitution, mieux, qu'il en ait utilisé toutes les ressources pour diriger «tranquillement» le pays pendant quatorze ans, pourrait légitimement convaincre que, quoi qu'en disent les candidats, la continuité constitutionnelle est assurée. Comme dans la fable, à force de crier à la VIe République et de ne voir rien venir, chacun finit par ne plus y croire ! Et si, en 2007, elle venait vraiment ? Et si, en 2007, le temps était venu d'une autre constitution ? Il ne faut réviser une constitution que si c'est nécessaire, prévenait le doyen Georges Vedel. Or, précisément, si changer la Constitution était devenu, en 2007, nécessaire ? Nécessaire pour la société, qui ne se reconnaît plus dans ses institutions ; nécessaire pour l'autorité de la France dans le monde, qui ne sait plus, de l'Elysée ou de Matignon, quel est le lieu réel du pouvoir ; nécessaire pour la démocratie, qui souffre de l'exercice d'un pouvoir politique sans contrôle, sans contrepoids et sans responsabilité. La montée en puissance du vote «hors système», la fluidité du suffrage d'une élection à l'autre, l'impromptu du 21 avril 2002, l'insurrection électorale du 29 mai 2005, l'engouement pour les «politiques people» au détriment des «politiques-citoyens» manifestent, depuis plusieurs années déjà, la défiance de la société à l'égard de ses institutions politiques ; au mieux elle s'en amuse, au pire elle s'en détache. Et le pire n'est pas loin quand les affaires politico-financières se multiplient, touchent droite et gauche et que près de 70 % des Français considèrent que la corruption est la plus élevée dans les principales institutions de la République, le Parlement, 68 %, le gouvernement, 77 % et l'Elysée, 69 %. Comment la Ve République en est-elle arrivée là ? Pourquoi de battre son coeur est-il sur le point de s'arrêter ? Sans doute à cause d'une conception hasardeuse qui a fait davantage appel aux gens d'épée qu'aux gens de robe et qui, aujourd'hui, fait périr la Ve par où elle a péché, le défaut de démocratie. Sans doute aussi à cause des hommes qui ont soumis l'usage des institutions à leurs intérêts de pouvoir et se sont accordés sur une pratique «conventionnelle» de la Constitution. Mais surtout, la Ve République se meurt d'être sans qualités. La P République était consulaire, la IIe République présidentielle, la IIIe et la IVe Républiques parlementaires, la Ve est... sans qualités. La Constitution de 1958 «institue incontestablement un régime parlementaire mais nombre de ses traits évoquent ceux du régime présidentiel ; entre les deux existe-t-il un mélange, peut-on parler d'un cumul ou a-t-on affaire à un régime hors des catalogues traditionnels qui n'a d'autre définition que lui-même» ? La doctrine a fait son travail avec conscience pour tenter d'identifier le régime politique issu de la Constitution de 1958 mais elle s'est vite perdue dans une cacophonie de qualificatifs : consulaire, orléaniste, bonapartiste, semi-présidentielle, présidentialiste, sénatoriale, monarchique, parlementaire et même dictature. Cinquante ans après, si elle n'est évidemment pas une dictature, la Ve République reste toujours aussi indéterminée.
Dans la vallée enchanteresse de l'Estelon, au coeur du Mercantour, vit Camille, l'aînée du baron Amaury de Vallemort et de la baronne Hortense de Vallemort. La jeune et belle damoiselle compte Guillaume, un soldat de la garde royale, parmi ses amis proches. Un soir d'hiver, alors que la neige tombe abondamment, un violent coup retentit à la porte principale de la demeure familiale de Camille, marquant le début de l'histoire des loups, Enouk, Baïka, Amarok et Cheyenne...
Résumé : Radicaliser la démocratie La démocratie est devenue prisonnière du principe de représentation et le marché lui impose désormais ses lois. Pourtant, malgré la montée des populismes et la défiance à l'égard des élus, l'idée démocratique vit dans les quartiers, les villes, les écoles, les entreprises, portée par des collectifs de citoyens qui prennent en charge directement les questions qui les préoccupent. Ces expériences manifestent une forme nouvelle de démocratie qui n'a pas encore trouvé son nom. S'agit-il de démocratie participative, d'opinion ou du public ? On pourrait plus justement l'appeler démocratie continue. Telle est la proposition de Dominique Rousseau, qui défend ici les principes et les implications d'une profonde réforme institutionnelle prenant acte du caractère vivant et concret de l'exercice de la démocratie. Dominique Rousseau Professeur de droit constitutionnel à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent principalement sur le contentieux constitutionnel et la notion de démocratie.
En 2007, Nicolas Sarkozy annonçait la "rupture". De fait, la Ve République semble avoir explosé: désormais, le président gouverne, le président légifère, le président juge. La séparation des pouvoirs ne serait plus qu'un leurre; la démocratie serait en lambeaux! Dérive autoritaire ou simple façade? Nicolas Sarkozy voulait être seul souverain, mais le Premier ministre s'impose à lui, son parti doute et le parlementarisme revient. Plutôt qu'une "hyperprésidence", c'est le "bal des hyper". Il voulait réduire la justice à un pouvoir nul, mais le Conseil constitutionnel a imposé la puissance des droits et libertés garantis par la Constitution. Ainsi va la Ve République sous Nicolas Sarkozy. Dans toutes les directions! Pour Dominique Rousseau, "il voulait refonder le modèle politique français; à l'arrivée, en 2012, il a seulement bricolé l'ancien monde. L'expérience Sarkozy est un échec politique. La France se cherche toujours un président et il reste encore à inventer les institutions formant la démocratie des citoyens". Le bilan politique et institutionnel du quinquennat.
Résumé : Faire du citoyen "quelque chose" dans l'ordre politique, faire du citoyen le coeur vivant de la démocratie en affirmant, contre le principe représentatif, qu'il a une compétence pour décider personnellement des lois et des règles du vivre-ensemble et en proposant, contre le présidentialisme de la V' République, les institutions et les mécanismes par lesquels cette compétence citoyenne s'exercera. Ce manifeste a pour objet de soumettre à la discussion les principales "thèses" qui informent la démocratie continue : les droits de l'homme, principe de reconnaissance de la démocratie ; l'autonomie constitutionnelle du corps des citoyens par rapport au corps des représentants ; la compétence des citoyens à fabriquer les lois et politiques publiques ; la justice comme pouvoir de la démocratie." D. R.
Le célèbre psychiatre Alain Braconnier s'attaque à la différence des sexes. Il nous rappelle utilement ce que nous transmettons à nos enfants consciemment ou non. Nous déterminons ainsi leurs futurs comportements en fonction de leur sexe. Les apparences sociales ont beaucoup changé mais un certain fond éducatif reste identique quant à la charge sur la personnalité future des enfants. Ainsi se constituent les différences acquises par les hommes et les femmes : émotivité, angoisses, états dépressifs.Un rappel historique n'est pas superflu pour montrer l'évolution des individus et des sociétés dans l'acceptation mutuelle de leurs différences. Il s'agit d'émancipation véritable des sexes devant les vieux impératifs religieux et économiques. L'auteur évoque les croyances vraies ou fausses au sujet de nos jugements de valeur entre le sexe, la sociabilité, l'envie de domination, le bon sens, l'argent. Ce livre, facile et agréable à lire, s'adresse cependant à un public averti. --Psychonet.fr -- Psychonet.fr
Gardner Howard ; Mourlon Jean-Paul ; Taussig Sylvi
Revue de presse Howard Gardner interpelle nos convictions sur l'intelligence avec un recul appréciable, voire copieux pour les gens pressés. Il se livre à l'historique de la recherche en psychologie et sciences de la cognition en en faisant une analyse fouillée et documentée, y apportant l'éclairage de ses propres recherches. Situant la juste place à donner aux tests de QI par rapport aux découvertes les plus récentes, il est convaincant et porteur d'avenir dans sa présentation des «formes de l'intelligence». Pour sortir des chemins étroits de la focalisation sur l'intelligence logique s'appuyant sur le seul langage et les mathématiques, il nous invite, de façon stimulante et riche, à explorer la pluralité des façons d'apprendre, de comprendre et de réaliser, propre aux différentes personnalités et différentes cultures du monde. Inventer le monde de demain, sous toutes les latitudes ne peut se réaliser par le seul ethnocentrisme de la rationalité dominante (se référer à «La crise de l'intelligence» de Michel Crozier ou «Le Talent qui dort» de Patrick Fauconnier, Seuil). Howard Gardner apporte l'accès à des outils porteurs de diversité, reposant sur plus de 20 ans d'expériences éducatives réussies avec des milliers d'enfants aux États-Unis, qui pourront aussi bien servir de terrains d'expériences pour l'innovation dans la réforme scolaire, que dans la lutte contre l'échec scolaire ou la formation permanente des adultes. Je prendrai un exemple parmi ces différentes formes d'intelligences : l'intelligence kinesthésique (conscience du mouvement et de la position du corps dans l'espace), qui permet aux danseurs de mémoriser des chorégraphies ou à l'opérateur d'enchaîner des gestes de façon économique et efficace. Dans le sport ou la vie quotidienne c'est la première voie d'accès à la maîtrise de soi. De plus, le corps est le soubassement de la personnalité, donc de l'image de soi. Cet aspect de l'intelligence n'est que peu reconnu en France et donc peu développé. Examinons trois conséquences : - Les communications interpersonnelles en entreprises ne tiennent pas compte du langage corporel et du coup le courant ne passe pas. Quand j'entraîne des dirigeants à la prise de parole en public, très souvent, ils ne sentent pas leur corps et donc ils n'éprouvent pas ce qu'ils pensent. Ils ne peuvent pas toucher leur public avec ce qu'ils ressentent puisqu'ils ne le percoivent pas. Combinés avec l'intelligence linguistique, leurs propos auraient plus d'impact. - L'écoute du corps étant absente au quotidien, la gestion du stress, des pressions de la vie quotidienne, ne peut pas se faire en temps réel. L'apprentissage de cette forme d'intelligence, que j'ai transféré aussi bien à des athlètes pour la performance, qu'à de nombreux collaborateurs permet une meilleure gestion de soi, un bon équilibre entre concentration et détente. - Appliqué à la sécurité, cette conscience corporelle fine, cette intelligence du corps permet une vigilance qui est la meilleure garantie en cas d'accident pour avoir de saines réactions. À nouveau, malheureusement, elle n'est pas systématiquement présente dans les modules formation de gestes et postures de sécurité délivrés. Au-delà des économies en jours de travail, c'est l'intégrité physique des personnes qui est en jeu. Au-delà des enfants, les adultes peuvent grandement bénéficier de l'entraînement à ces formes différentes d'intelligences (linguistique, intra-personnelle, relationnelle, etc.) pour devenir plus capables de dialogue, de coopération et de réalisme. La conscience de soi est l'une des plus grandes ambitions de la vie ; associée à la capacité d'empathie, le leadership dans les entreprises serait moins souvent défaillant. À quand les programmes d'entraînement à ces formes complémentaires d'intelligence dans les cursus de professionnalisation ? -- Edouard Stacke-- -- Business DigestJacqueline Renaud coache des dirigeants. L'entreprise est un monde qu'elle connaît bien puisqu'elle y a eu des responsabilités commerciales, notamment au sein du groupe d'assurances Malakoff, pendant plus de vingt ans. Pour elle, la mission de coach ne s'arrête pas à la résolution de problèmes de management. « Il s'agit aussi d'aider chaque chef d'entreprise à développer des potentialités que, bien souvent, il ne soupçonne pas. » Jacqueline Renaud a découvert avec émerveillement le livre de Howard Gardner, Les Formes de l'intelligence, publié en France en 1997. Professeur à l'université de Harvard, Howard Gardner considère que l'intelligence logico-mathématique n'est en rien supérieure à six autres formes d'intelligence qui permettent, elles aussi, de réussir sa vie : l'intelligence du langage, musicale, spatiale, kinesthésique, intra-personnelle ou encore interpersonnelle. Il analyse pour chacune d'elles ses forces et ses contraintes, avec moult exemples à l'appui. De Mozart à John Kennedy, en passant par Isadora Duncan. Bonne nouvelle : d'après les dernières recherches sur le cerveau, les neurones ne se détruisent pas après 40 ans. L'intelligence est exponentielle dès lors qu'on la stimule. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant, sur la plage ? Question d'imagination... -- L'EntrepriseL'intelligence n'est pas un ensemble de capacités logiques et mathématiques innées. L'intelligence ne se mesure pas avec un test de QI. Elle ne se résume pas non plus à la réussite scolaire. L'intelligence a sept formes principales qui englobent ce dont un homme a besoin pour être complet. Les intelligences peuvent se répartir en trois groupes en fonction de leurs rapports au monde. Le premier groupe rassemble deux intelligences non-liées aux objets, elles nous permettent de communiquer ou de faire de la musique. Le deuxième groupe rassemble trois intelligences liées aux objets, elles nous permettent d'agir sur le monde. Le dernier comprend deux formes d'intelligences qui interviennent dans la conscience de soi. Les systèmes symboliques réalisent la synthèse entre la nature et la culture. Nos intelligences et notamment celle qui dirige l'oralité sont programmées pour construire et utiliser des symboles. Notre langue reflète donc à la fois nos capacités et notre histoire. -- Idées clés, par Business Digest
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?