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Penser, décider, agir. Les contestations
Rousseau Dominique ; Curnier Alexandre
BELOPOLIE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782491534059
Par l'acte de contester, les hommes et les femmes réalisent le projet de 1789. Ils détachent leur volonté de celle des élus, et ouvrent ainsi une double relation, d'abord avec eux-mêmes puisqu'ils se reconnaissent autonomes, ensuite avec les élus puisque l'absence de fusion des volontés appelle un espace où puissent se réfléchir volonté des contestataires et volonté des représentants. Ils font vivre la part oubliée de la légitimité politique inaugurée en 1789." Essentielles à la continuité de la démocratie, les contestations sont pourtant menacées, condamnées, parfois même interdites. En juriste aguerri, Dominique Rousseau démontre avec brio leur légitimité en détaillant les mécanismes d'une contestation réussie. Il enjoint chacune et chacun à quitter son espace privé pour rejoindre l'espace public. A exprimer et partager, avec ses mots, sa vie quotidienne, ce qui n'est plus tolérable, ce qui doit être révélé et non plus ignoré. Si ce texte appelle à garder la démocratie vivante, il est aussi une réflexion sur nos institutions, sur la construction de la citoyenneté et son engagement à réinventer l'avenir. Où contester, haut et fort, est une exigence démocratique.
Le Conseil constitutionnel est l'organisme gardien des droits fondamentaux. Mais sa composition et sonfonctionnement sont contestés... Comment expliquer que des juges non élus, désignés par des détenteurs du pouvoir politique, puissent s'opposer au pouvoir législatif incarnant la nation souveraine? La question de la légitimité du contrôle deconstitutionnalité des lois est complexe: soit il n'existe pas de contrôle des lois, et le principe démocratique peut souffrir de décisions du législateur contraires aux libertés et violant la constitution adoptée par le peuple; soit il existe un contrôle des lois, et le principe démocratique peutsouffrir de la soumission de la volonté des représentants élus du peuple à une institution sans légitimité élective. Le Conseil constitutionnel n'est en outre pas une troisième chambre; il ne doit donc jamais guider la main du législateur. Il est pourtant souvent critiqué pour la témérité, voire l'impérialisme de certaines de ses décisions. La question de son autorité s'inscrit enfin au c?ur d'undécalage: entre cette lourde charge contemporaine et le caractère rudimentaire de sa structure bâtie naguère pour une mission bien plus modeste... Le Conseil constitutionnel en Questions est un ouvrage clé pour comprendre une institution fondamentale du droit et de la vie politique française.
Résumé : Faire du citoyen "quelque chose" dans l'ordre politique, faire du citoyen le coeur vivant de la démocratie en affirmant, contre le principe représentatif, qu'il a une compétence pour décider personnellement des lois et des règles du vivre-ensemble et en proposant, contre le présidentialisme de la V' République, les institutions et les mécanismes par lesquels cette compétence citoyenne s'exercera. Ce manifeste a pour objet de soumettre à la discussion les principales "thèses" qui informent la démocratie continue : les droits de l'homme, principe de reconnaissance de la démocratie ; l'autonomie constitutionnelle du corps des citoyens par rapport au corps des représentants ; la compétence des citoyens à fabriquer les lois et politiques publiques ; la justice comme pouvoir de la démocratie." D. R.
L'intrigue se situe en octobre 1799, à la veille du coup d'Etat de Bonaparte (7 novembre 5799 -18 brumaire). Mme de Staël est dans son salon à Coppet où elle travaille à la rédaction de son livre Considérations sur la Révolution. A cette occasion, elle a invité Voltaire, Rousseau, Diderot et Condorcet pour une conversation sur les dix ans écoulés." Par vos idées et vos écrits, leur dit-elle, vous êtes responsables de la Révolution de 1789 ; dix ans après quel bilan faites-vous ? " La pièce relève du théâtre citoyen en appelant le spectateur à s'interroger sur la responsabilité des intellectuels dans la vie de la Cité. En 1789 mais aussi, par des clins d'oeil à l'actualité, aujourd'hui. Un intellectuel doit-il rester dans son cabinet de travail ? Doit-il sortir, parler et prendre position ? Comment doit-il se situer par rapport au pouvoir, quel que soit son titulaire ? Sous la conduite passionnée de Mm de Staël, une heure trente de débats jubilatoires qui font écho aux interrogations d'aujourd'hui sur la violence en politique, le féminisme et la responsabilité des intellectuels dans la crise de la démocratie.
En 2007, Nicolas Sarkozy annonçait la "rupture". De fait, la Ve République semble avoir explosé: désormais, le président gouverne, le président légifère, le président juge. La séparation des pouvoirs ne serait plus qu'un leurre; la démocratie serait en lambeaux! Dérive autoritaire ou simple façade? Nicolas Sarkozy voulait être seul souverain, mais le Premier ministre s'impose à lui, son parti doute et le parlementarisme revient. Plutôt qu'une "hyperprésidence", c'est le "bal des hyper". Il voulait réduire la justice à un pouvoir nul, mais le Conseil constitutionnel a imposé la puissance des droits et libertés garantis par la Constitution. Ainsi va la Ve République sous Nicolas Sarkozy. Dans toutes les directions! Pour Dominique Rousseau, "il voulait refonder le modèle politique français; à l'arrivée, en 2012, il a seulement bricolé l'ancien monde. L'expérience Sarkozy est un échec politique. La France se cherche toujours un président et il reste encore à inventer les institutions formant la démocratie des citoyens". Le bilan politique et institutionnel du quinquennat.
Résumé : "Les rêveurs intransigeants sont des artistes. Nombreux sont ceux et celles qui perçoivent la stagnation. Ils veulent la fin de l'interminable léthargie meurtrière. La société peut se renouveler. Elle le doit. L'imagination qui s'est éteinte a un impérieux désir d'émotions. Ce sont les artistes qui vont renouveler la société. Il faut savoir à quoi nous tenons". Il est des textes fondateurs, qui orientent toute une vie. Refus global, rédigé par Paul-Emile Borduas à Montréal en 1948, entretient chez France Théoret une flamme plus vive que jamais. Dans le sillage de ce manifeste, elle convoque la responsabilité des artistes, appelle à placer l'imagination au centre de l'action. A coups de mots ciselés, elle scande un renouvellement émotif, au-delà des frontières. France Théoret bouscule, interpelle le lecteur, l'engage à agir. Le temps presse.
Une question contemporaine-Un grand entretien- Rêvons-nous d'une révolution Alger, Beyrouth, Bagdad, Hongkong, Khartoum, Santiago, que reste-t-il des révolutions ? Entretien avec Ludivine Bantigny, historienne "Tous les mouvements révolutionnaires sont des temps suspendus" -Une exploration poétique et politique de la nuit- La nuit divine, un texte de Pierre Bergounioux Ulysse face à Cyclope. Un texte ténébreux, cavernicole et nocturne. Ce que la nuit a fait à la photographie, une chronique de Julien Faure-Conorton Ensemble au bleu de nuit de Habib Tengour "Les forces d'inertie allaient être bousculées par un mouvement non calculé qui macérait atten-dant son heure. Mouvement gigantesque, révolution qui allait enluminer nos nuits (longues nuits se déroulant comme vagues marines au dire du poète errant) et nous redonner le goût des veilles sonores et souhaiter que le jour retarde son apparition.
Résumé : A la ville, à la campagne, les oiseaux voient leurs rangs se clairsemer, leurs chants se raréfier. Peu à peu, ils disparaissent. Pierre Bergounioux évoque leur place dans sa vie : au fil des mots, il réveille, révèle les liens tissés avec eux, dans une langue poétique, à la fois magique et réaliste, d'autant plus implacable. L'écrivain, en une formule ramassée et fulgurante, nous livre une pensée qui ne peut laisser indifférent.
Une question contemporaine / Un grand entretien La vérité à l'épreuve du faire croire Entretien avec Myriam Revault d'Allonnes, philosophe "Nous aboutissons, avec le triomphe de la "post-vérité" - dont il faut rappeler qu'elle a sa source dans les sociétés démocratiques - à des situations où l'on peut se débarrasser des réalités factuelles et où il n'est plus nécessaire que les faits informent les opinions". Une exploration de la nuit Ce que la nuit a fait à la photographie, épisode 6, La nuit intérieure, une chronique de Julien Faure-Conorton.