Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Littératures N° 65/2011 : L'irrespect : entre idéalisme et nihilisme
Roumette Julien
PU MIDI
23,00 €
Épuisé
EAN :9782810702022
A l'heure où l'on multiplie les appels au respect, il n'est pas inutile de rappeler qu'en art la vitalité créatrice au XXe siècle a plutôt été du côté de l'irrespect : de Jarry aux surréalistes, de Michaux aux situationnistes, on a beaucoup brisé les idoles. Encore faut-il s'entendre sur ce dont on parle : tous les irrespects ne se valent pas. Tout dépend de leur visée. L'irrespect est-il une fin, un jugement qui clôt, ou ouvre-t-il sur autre chose ? Exprime-t-il un nihilisme destructeur qui affirme que rien n'est respectable ? Ou est-il la manifestation d'une forme humoristique d'idéalisme, comme lorsque Romain Gary écrit qu'"il n'y a pas de valeurs concevables sans l'épreuve de l'irrespect" ? En ce sens, irrespect et respect ne sont pas incompatibles : l'irrespect marque la volonté d'apprécier soi-même ce que l'on respecte. Il devient mise à l'épreuve de ce qui doit être respecté. Ce numéro est consacré à des oeuvres littéraires, philosophiques, cinématographiques et musicales manifestant de l'irrespect au XXe siècle. Il propose une réflexion d'ensemble sur la notion, des lectures d'auteurs majeurs (Jarry, Nietzsche, Pia, Sarraute, Gombrowicz, Gracq, Gary, Boudjedra), deux études sur les cinémas iranien (Jafar Panahi) et cubain, et il met en lumière la place originale d'oeuvres peu connues (Messac, Martinet, le théâtre de Félix Guattari), voire inédites en français (comme le texte de la cantate satirique de Chostakovitch, Rayok).
Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'oeuvres littéraires.
Berlin n'est pas une belle ville, à proprement parler : trop grande, maladroite, elle est pourtant devenue l'une des métropoles les plus visitées d'Europe. Capitale tardive, détruite par les bombes puis divisée par la guerre froide, elle ne cesse de se métamorphoser et de fasciner. Son secret ? Chacun y trouve ce qu'il cherche et plus encore, que ce soit sur les traces de Karajan ou de David Bowie, entre les palais et les bunkers, en rollers sur les pistes d'un aéroport désaffecté ou à vélo le long d'un Mur qui n'existe plus, sur les rives parfumées de ses lacs ou dans les entrepôts postindustriels des meilleurs clubs d'électro du monde !
Lilith fut la première Eve, la première femme. Rencontrée et aimée sur l'île de Pâques, c'est la trop belle épouse fascinante et fébrile d'un archéologue. Quand le narrateur revient en Polynésie, dix ans plus tard dans le but de réaliser un film de pirates, il cherche en vain, d'île en île, celle qui est l'incarnation du mal d'amour. L'auteur marie avec bonheur, dans ce récit issu d'un scénario, les élans de la passion associée à un certain spleen tout océanien...
A l'heure où la mémoire de la Résistance s'estompe avec les derniers témoins, il est urgent de questionner nos représentations de cette période, qui se sont pour la plupart mises en place dans un après-guerre dont nous gardons une image tronquée. Ce volume, rassemblant historiens et spécialistes de littérature, propose de les réexaminer à la lumière de ce que l'on peut appeler le deuil de la Résistance et des idéaux qu'elle a incarnés, face à un après-guerre qui n'a pas ressemblé à ce dont avaient rêvé les résistants. Loin des commémorations officielles, des oeuvres, la plupart oubliées des histoires littéraires, ont porté ce deuil sous des formes originales, inattendues - où notre sensibilité d'aujourd'hui se reconnaît. L'historienne Anne Simonin propose une étude inédite des refusés des Editions de Minuit sous l'Occupation (François Vernet, Louis Parrot, Lucien Chauvet, Andrée Sikorska...), montrant l'émergence d'une image de la Résistance liée à la notion de dignité. Après la Libération, la difficulté de publier des romans discordants, comme celui de Ludovic Massé, Le Refus, montre à quel point il est compliqué de remettre en cause cette représentation. Pourtant, même l'oeuvre de Vercors évolue sur ce point, après-guerre. Jean-Yves Laurichesse montre le poids inattendu de cette mémoire dans les premiers romans de Claude Simon, comme en témoignent également la résurgence compliquée de l'expérience du maquis chez Louis-René des Forêts, ou sa place dans les recueils de Pierre Emmanuel et André Frénaud. Les littératures de genre, roman policier et science-fiction, alors en pleine expansion, participent de ce mouvement qui traverse toute la littérature de l'époque, entre contre-discours et réécriture symbolique.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.