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Marchons au combat rudement. Textes politiques
Roumain Jacques
ATLANTIQUES DEC
15,00 €
Épuisé
EAN :9782492182037
Jacques Roumain fut à la fois un immense poète, un grand écrivain et un homme engagé de tout son être dans la lutte politique. Fondateur du Parti communiste haïtien, il lutta jusqu'à son dernier souffle pour la liberté du peuple haïtien contre l'occupation états-unienne, pour la justice sociale, contre tous les impérialisme et tous les fascismes. Ses analyses et ses appels à la résistance contre toutes les oppressions présentent un double intérêt pour le lecteur d'aujourd'hui : aborder la période des années 30 à travers le regard d'un homme issu d'un pays d'immense culture au carrefour de trois continents et retirer les leçons, au présent, des combats passés d'un guerrier perpétuel pour la dignité et l'agrandissement de l'âme humaine. Le livre, qui offre une sélection de ses textes les plus importants, les replace dans leur contexte de l'époque et dans le parcours de cet homme-météore dont l'oeuvre littéraire ne peut être comprise qu'à l'éclairage de son engagement politique.
Gouverneurs de la rosée, chef-d'?uvre de Jacques Roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.
Lancrey-Javal Romain ; Vassevière Jacques ; Vassev
Pour les étudiants en lettres, l'entrée à l'université ou en classe préparatoire n'est pas toujours sans périls. Ce livre souhaite les aider à réussir en leur offrant - et c'est là son originalité - un ensemble de ressources en matière d'histoire littéraire, de poétique des genres et de méthodologie ; ils pourront ainsi, de manière autonome, développer leurs compétences d'analyse des textes et leurs connaissances. A cet effet, des rubriques d'observations et analyses, suivies d'exercices facilitent leurs mises en oeuvre. Cette nouvelle édition offre de nouveaux et nombreux entraînements (commentaires, explications de texte...) dans la rubrique "ressources numériques" en complément de l'ouvrage.
Résumé : Port-au-Prince, de nos jours, durant la crise politique qui voit la population se soulever contre la corruption de son gouvernement et subir la violence des gangs qui se chargent de la terroriser et de la réprimer. Fabrice, jeune artiste plasticien, quitte Haïti pour émigrer aux Etats-Unis sans avertir ceux qu'il laisse derrière lui, dont Eva, une jeune femme photographe peu sûre d'elle, avec laquelle il entretient une amitié au seuil de l'amour. Sa dernière action avant de s'envoler pour Miami est de malicieusement organiser une rencontre en tête-à-tête entre Eva et Juliette, une expatriée française pour laquelle Eva éprouve un désir qu'elle juge inavouable. A partir d'un triangle amoureux rompu par l'émigration, Les Gens qui doutent développe un road trip nocturne dans les rues de Port-au-Prince durant lequel deux femmes hésitent sur la façon dont elles peuvent s'aimer et être elles-mêmes, hors des assignations du lieu et des certitudes des hommes. Un roman dans lequel ceux qui partent et ceux qui restent, se cherchent dans un monde qui les sépare.
Gracienne Laurence possède cette qualité humaine, hautemment appréciable et qui se fait rare, de beaucoup plus parler des autres que d'elle-même. Le présent ouvrage, écrit pourtant à la première personne du singulier, s'apparente en réalité, plutôt qu'à une autobiographie, à la fois à une peinture des sociétés antillaises observées depuis la maternité d'une commune de la côte atlantique de la Martinique et à une réflexion critique - éclairée par plus de quarante années de pratique du métier de sage-femme - sur l'obstétrique dans le système hospitalier français en général et dans celui des colonies françaises des Amériques en particulier. Développant une analyse sur le temps long de cette spécialité médicale dont le but premier n'est pas de guérir mais d'accompagner les femmes tout au long de leur grossesse et dans leur accouchement, le témoignage de Gracienne Laurence permet de découvrir les origines et le développement des méthodes et pratiques obstétricales perfectionnées à partir du 16e siècle dans le royaume de France et seulement au quasi mitan du 20e siècle en Martinique. Mais, dans la métropole comme dans sa colonie, l'histoire qui nous est contée est aussi celle de la mise à l'écart des femmesA : mise à l'écart progressive des anciennes matrones qui s'occupaient des naissances durant la période esclavagiste et jusqu'à la fin de la société d'habitation dans la seconde moitié du 20e siècle, mise à l'écart également des sages-femmes - qui ont pourtant elles-mêmes inventé et perfectionné leur Art - par les grands pontes de la médecine et de la chirurgie, dépossession - enfin - des femmes de leur propre corps. En creux, en illustrant son propos de situations vécues par ces femmes confrontées à la peur de l'enfantement et faisant face, pour un certain nombre d'entre elles, à une précarité affective et/ou sociale, en critiquant les évolutions néfastes comme en se félicitant des progrès réalisés dans la gestion de la douleur (jusqu'à parfois son absence), Gracienne Laurence offre un outil de connaissance à ses lectrices - déjà mères ou futures mères - comme au lecteur en général ; convaincue que le savoir partagé avec l'ensemble de la société humaine est la clé pour une venue au monde la plus apaisée possible. Un document de première main tout à fait original et un bel hommage à une profession admirée souffrant pourtant d'un manque de reconnaissance.
Résumé : Ce texte propose une traversée critique des "nouveaux matérialismes" en se concentrant sur le "tournant ontologique" qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l'arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur "nouveauté", l'autrice envisage les contradictions sur lesquelles ils butent. Préoccupé à rendre compte de la pluralité des mondes sur la base du rejet du partage "nature/culture", ce nouveau discours produit des notions qui peuvent apparaître comme des substituts à celles rejetées. En lien avec la menace de "l'effondrement", les ontologies "indigènes" reçoivent une attention démultipliée, en tant qu'exemplaire de l'hybridité des mondes humains et non-humains et interrogent le maintien d'un savoir anthropologique hégémonique et colonial. En faisant intervenir "l'inhumain", comme pratique au coeur de la modernité occidentale dès l'établissement de l'esclavage, le texte propose une autre approche où l'humain est réinvesti pour dépasser le binôme humain/non-humain qu'ont créé ces nouveaux matérialismes et où sont rétablis les rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique. C'est avec la notion de "plantationocène", outil critique de l'anthropocène, que se termine cette exploration des concepts. Par la prise en compte résolue de l'esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté, la "plantationocène" réintroduit le politique dans les analyses et se révèle ainsi la plus féconde pour le futur de la recherche. Un livre qui dresse l'état de la recherche sur ces questions, indispensable pour les chercheurs, les étudiants et tous ceux qui s'intéressent à l'anthropologie et au débat autour des notions d'anthropocène, de plantationocène et d'effondrement.
Huit nouvelles qui emmènent le lecteur en Haïti pour vivre, à travers la fiction, le réel du pays bloqué (peyi lòk) des toutes dernières années. L'imaginaire comme recours face au silence et à la folklorisation qui entourent la situation haïtienne. Pari que la littérature, par sa capacité de mise en immersion, est à même de donner à voir - et par là de commencer à faire comprendre - tout à la fois l'autoritarisme du pouvoir, la mobilisation populaire pour les droits politiques, les droits sociaux et de meilleures conditions d'existence, les diffcultés d'approvisionnement en biens de première nécessité et puis, omniprésente, la violence. La violence de la police et des gangs contre toutes celles et tous ceux qui font obstacle à la mise en coupes réglées du pays.