Cet ouvrage montre comment se fabrique une Ville Indécenteà partir des figures de l'Etranger, du Migrant, de l'Exclu, ville qui se forme à partir des marges intérieures et des frontières morales entre les "nantis" , les "intégrés" et les "non-intégrables" . L'objet de cet ouvrage est de montrer comment se fabrique une Ville Indécente à partir des figures de l'Etranger, du Migrant, de l'Exclu généralement pensées et représentées comme disjointes dans le champ sociologique. Il s'agit de montrer comment cette Ville Indécente se forme à partir des marges intérieures et des frontières morales entre les "nantis" , les "intégrés" et les "non-intégrables" . Nous évoquerons un capitalisme émotionnel qui vient fixer des grammaires de l'indécence via des dispositifs biopolitiques et des géographies du care. Ces grammaires se renforcent avec les processus d'ethnicisation des marchés du travail locaux et le développement d' économies de la prédation liées à un nouveau capitalisme global, très peu étudiées dans les travaux sur la question urbaine et la question migratoire. Cet ouvrage propose une nouvelle sociologie morale et économique de la ville contemporaine à partir de recherches sur des "terrains minés" en France, ancien pays d'immigration, et en Italie, nouveau pays d'immigration en Europe, où sont saisies des pratiques - migratoires, urbaines, économiques, professionnelles - des migrants et jeunes descendants d'immigrés dans les villes françaises et italiennes.
L'ouvrage offre un nouvel éclairage sur le monde de la danse en montrant comment les expériences chorégraphiques dans l'espace urbain prennent corps dans les carrières des danseurs dans des contextes où l'imprévisible (ré)active les jeux de rôles. Depuis les années 1980 en France, les expériences urbaines contribuent au renouvellement de la performance chorégraphique. En se multipliant, les propositions " hors les murs " produisent des actions sociales et citoyennes plutôt que des oeuvres élitistes faisant de l'art un produit abstrait. La danse s'affiche alors dans des dispositifs où des individus appartenant à des mondes sociaux différenciés peuvent se rencontrer. Danseurs, chorégraphes, médiateurs et spectateurs ne vont pas interagir de la même manière en fonction de la perception de la situation. S'intéresser aux usages de l'espace et aux espaces des usages offre un nouvel éclairage sur les compétences qui se développent sur les terrains chorégraphiques, dans des contextes in situ, où l'imprévisible (ré)active les jeux de rôles. A l'interface des manifestations identitaires individuelles et collectives, ces compétences donnent aux phénomènes spatiaux une dimension heuristique pour appréhender les transformations du monde de la danse. A partir d'une enquête ethnographique multi-située, l'ouvrage s'intéresse à l'espace dans toutes ses dimensions. Il montre comment les expériences spatiales prennent corps dans les carrières des danseurs, leur permettant de circuler pour s'adapter à une société qui se développe de plus en plus en réseaux.
« Derrière les problèmes d'emploi et d'insertion apparaissent les bouleversements profonds dans les rapports entre les jeunes et la société. Nous ne prenons pas assez conscience de la globalité du phénomène et nous le rapportons trop exclusivement au problème de l'emploi ou à la spécificité d'une culture propre aux jeunes. » Ces propos d'un ancien commissaire au Plan disent clairement à quel point il est essentiel de penser la question de l'insertion juvénile à l'intérieur d'une problématique plus générale. C'est pourquoi cet ouvrage fait état des travaux sur l'insertion sans jamais perdre de vue leur objet: comment les catégories « insertion » et « jeunesse » sont-elles apparues dans le champ politique et scientifique? Quels dispositifs la société peut-elle mettre en oeuvre afin de résoudre ce problème qui constitue pour elle un véritable « laboratoire social »?
Résumé : Cet ouvrage aborde l'histoire sociale du rapport entre la jeunesse et le travail depuis un demi-siècle à partir de deux entrées thématiques : l'évolution des logiques de mise au travail des jeunes, et celle du rapport au travail des jeunes. Dans sa forme générale il se présente comme une mise au point critique sur l'histoire et l'identité de la catégorie " jeunes travailleurs ". La première partie est consacrée à la situation des jeunes travailleurs dans une perspective globale et historique qui tient compte à la fois de la distribution de l'ensemble des jeunes dans les différents espaces d'activité et de la mutation du contexte sociétal. Dans la même perspective, la deuxième partie montre comment l'équilibre entre les dimensions instrumentale, sociale et symbolique du rapport au travail des jeunes s'est transformé et comment, dans la société post-industrielle, le travail perd moins de sens et de valeur qu'il n'en gagne. En dépit d'une abondante littérature relative à la jeunesse, la sociologie française a traité essentiellement des " jeunes en difficulté ". La situation, les pratiques sociales et la transformation profonde de l'identité des jeunes travailleurs sont donc des sujets à faire découvrir tant pour informer que pour stimuler l'intérêt de recherches futures. Combinant une dimension de recherche à celle d'une présentation générale des travaux existants, cet ouvrage s'adresse à tous les publics concernés par la " question sociale jeune ".
Roulleau-Berger Laurence ; Guo Yuhua ; Li Peilin ;
Ce livre est le premier sur la sociologie chinoise en français. Privée d'existence pendant trente ans, la sociologie chinoise a été refondée en 1979. Ce tournant dans l'histoire internationale de la pensée, ainsi que l'intégration des théories occidentales, la restructuration de la discipline, et la multiplication des enquêtes qualitatives comme quantitatives qui ont été accomplies depuis, ne demeurent que trop méconnues. Ce livre donne la parole à des sociologues chinois, témoins éminents de ce renouveau. L'État, la ville, le marché: en nous faisant entrer dans ces différents mondes sociaux de la Chine qui constituent aussi des thèmes majeurs de leurs recherches, c'est la réalité même de la transition qu'ils nous font saisir. Ainsi voit-on s'affirmer, au cours de ces études souvent étonnantes, toujours passionnantes, une dynamique intellectuelle, originale, créative et vigoureuse au sein d'une société en grande transformation, appelée à marquer la sociologie contemporaine et à rénover notre vision tant de la Chine que du monde. Un livre-événement pour tous ceux intéressés par la marche du siècle qui s'ouvre. Biographie: Cet ouvrage a été dirigé par Laurence Roulleau-Berger, Directrice de recherche au CNRS (Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique) avec Guo Yuhua, Professeur dans le département de sociologie de l'Université de Tsinghua, Li Peilin, Directeur de l'Institut de sociologie de l'Académie des sciences sociales de Chine, Liu Shiding, Professeur dans le département de sociologie de l'Université de Pékin. Ont aussi contribué Chen Yingying, Li Chunling, Li Lulu, Li Youmei, Luo Hongguang, Shen Yuan, Sun Liping, Tang Jun, Tong Xin, Yang Yiyin, Zhang Jing. Michel Wieviorka, Directeur d'études à l'EHESS, a conclu cet ouvrage.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Cet ouvrage a pour objectif de préparer les candidats à l'épreuve de linguistique de l'agrégation d'anglais. Il permettra à ceux qui ont déjà suivi une formation en linguistique de mettre à jour leurs connaissances; les autres y trouveront une initiation indispensable et accessible: un rappel des bases grammaticales nécessaires, assorti de références bibliographiques permettant de compléter leurs connaissances, ainsi que l'exposé d'une méthodologie efficace. L'ouvrage propose une mise en oeuvre de cette méthodologie à partir d'exercices conformes aux modalités de l'épreuve (quatorze sujets sont traités, qui couvrent les points essentiels de la grammaire anglaise). Biographie de l'auteur Les trois co-auteurs sont docteurs en linguistique anglaise, enseignent à l'Université, et interviennent dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement CAPES et Agrégation d'anglais. Ils ont été membres du jury de l'agrégation interne d'anglais.