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JEAN FOLLAIN. Le même, autrement
Rouffiat Françoise
CHAMP VALLON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876732247
Tout sauver par un verbe le plus exactement pur ", telle est la mission que Jean Follain assigne à la poésie. " Tout ", c'est-à-dire cet " univers singulier " que le poète veut " délivrer ", mais qu'il ne peut " construire " sans les êtres et les choses qui y trouvent place. A cette poétique quasi mallarméenne correspond une prose quasi proustienne : si tout est à " sauver ", c'est que tout est déjà perdu en réalité, mais aussitôt, à l'instant et pour ainsi dire immédiatement, retrouvé par la grâce de l'enfance comme par la nécessité poétique. Cet essai met donc l'accent sur les ambiguïtés d'une ?uvre qui tranche d'autant moins entre réel et symbole que par définition les objets de la représentation y sont symboliques. Cela fonde une inquiétante étrangeté dont les symptômes se convertissent, en l'absence de toute prétention philosophique, en signes d'une phénoménologie, voire d'une ontologie poétique. Ce poète prétendument réaliste se révèle ainsi nominaliste, mais cette poésie sans métaphore se fait aussi poésie de la grammaire. Le poème se présente comme un objet clos sur lui-même, et finement articulé ; or voici que d'infimes écarts se multiplient qui font vibrer les mots, rayonner le poème. De ces tremblements de texte naît l'émotion du lecteur.
Guidicelli Catherine ; Boutin Richard ; Roufiat Em
Découvrez le crochet tunisien en 10 leçons et 20 modèles originaux : voici un véritable guide illustré pas à pas pour crocheteuses débutantes ou aguerries. A mi-chemin entre crochet et tricot, cette technique encore peu connue permet de réaliser des accessoires dans un esprit "tissage" très tendance : bonnet, bandeau, ceinture, pochette, porte-clés, sac ou coussin... Autant de créations aux inspirations urbaine, ethnique ou romantique qui feront des envieuses !
Les romans et récits érotiques de Georges Bataille, d'où viennent-ils, et où vont-ils ? Que doivent-ils à Freud (le couple d'Eros et Thanatos), ou à Musset (Gamiani, récit d'excès, récit excessif) ? Ont-ils laissé une postérité littéraire ? Est-ce ainsi - comme une parentèle de Bataille - que l'on doit considérer les oeuvres de Mandiargues, de Bernard Noël, de Denis Roche, ou même de Mishima et de Juan Goytisolo ? De façon plus générale, comment lire les textes qui parlent du sexe ? Albert Thibaudet, dans ses célèbres Réflexions sur le roman (1938), soutenait que le plaisir du style ne souffre pas d'être recouvert par un autre, au point que l'interférence entre plaisir de style (représentant) et plaisir de la chair (représenté) produit facilement un déplaisir. Doit-on ainsi choisir ? Soit bien écrire, soit écrire la volupté ? Le lecteur en jugera pour son compte. Mais notre pari est que les textes du sexe, ici étudiés, savent évoquer les plaisirs de la chair sans perdre pour autant ceux du verbe - ou faudrait-il dire... de la langue ?
Collinet Clémentine ; Nicou Pierre ; Roufiat Emili
Résumé : 30 objets faciles, mignons et rigolos pour les premiers pas en couture de vos enfants ! A partir de 6 ans, en 1 h 30 maximum, ils auront le plaisir de réaliser leurs premières créations. Les modèles, expliqués avec des dessins et un patron à taille réelle, à coudre en feutrine ? une matière très facile à travailler ?, leur permettront de prendre goût à cette activité créative, qui enseigne aussi patience et coordination...
Le Jean Fabrice ; Lacasse Joséphine ; Rouffiac Ben
En cadeau, nous leur avons offert une totale liberté éditoriale et voici leur programme :- Pour commencer cette année de célébrations, un cahier de coloriages (avec un poster exclusif !) et un cahier d'activités, dont nous leur laissons la totale responsabilité.- Et aussi un megastickers avec plus de 500 autocollants ? Oui, ils voient les choses en grand.- Et toujours, les Glenat Poche ! Ils sont si fiers de toutes leurs aventures ! Pour résumé : ce n'est que le début, d'autres surprises vous attendent tout au long de l'année?Le mot de la fin ?Joyeux Bwaaanniversaire !!!!
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.