Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Bréviaire d'Alaric. Aux origines du Code civil
Rouche Michel ; Dumézil Bruno
SUP
24,00 €
Épuisé
EAN :9782840506065
En 506, est publié à Aire-sur-l'Adour un abrégé de droit romain, appelé Bréviaire d'Alaric, à cause du roi wisigoth Alaric II, siégeant à Toulouse, sa capitale. En promulguant cet ouvrage, le roi authentifiait l'oeuvre des jurisconsultes gallo-romains qui y ont rassemblé les lois romaines les plus importantes, lois qui furent constamment utilisées pendant le Moyen Âge au point de constituer la base du Code civil de 1804. Ce texte apporte à la civilisation européenne l'héritage fondamental de Rome: la notion d'État, la distinction entre droit public et droit privé, les statuts sociaux, la régulation des transactions commerciales, les rapports avec l'Église, bref, tout ce qui constitue un monde où la violence barbare est jugulée par le droit normatif. Ainsi s'explique que cet ensemble de lois ait été accepté par le royaume des Francs, puis par l'Europe carolingienne, puis enfin par les juristes modernes. C'est du Bréviaire d'Alaric que nous tenons le principe fondamental: "Nul n'est censé ignorer la loi".
Du IVe au XVIe siècle, la sexualité dans l'Occident médiéval passe du divin à l'humain, de l'extérieur à l'intérieur du mariage. Cette métamorphose de l'amour passionnel et subversif en amour conjugal maîtrisé se fait par le passage de l'inceste et de la polygamie au couple monogame. A l'association de l'amour de la violence et de la mort, succède celle de l'amour, de la séduction et de la vie. Ainsi furent posées à travers de nombreuses crises, les bases de la société européenne.
Rouche Michel ; Riché Pierre ; Genin Claude ; Jeau
Fulbert, qui fut évêque à Chartres de 1006 à 1028, semble inconnu pour ses contemporains. C'est à peine si les chroniqueurs du XIe siècle citent son nom. De plus, la ville de Chartres elle-même l'oublia vite, alors qu'il avait reconstruit sa cathédrale. Heureusement, Sigon, le disciple et secrétaire de Fulbert, a eu l'heureuse idée de conserver ses lettres et ses écrits. Sans ces documents, qui furent utilisés à partir des XIIe-XIIIe siècles, nous ne saurions rien de Fulbert. Fulbert de Chartres avait enseigné la dialectique, mais encore plus les sciences religieuses. Son épiscopat correspond à une crise dans les écoles du temps - naissance des hérésies mais aussi renouveau religieux. Comme l'a écrit Sigon dans l'épitaphe qu'il composa pour son maître: "Fulbert [...] fut un fleuve de savoir remarquable dans les sciences humaines et sacrées. Fulbert, gloire des pontifes qui brilla dans sa carrière d'évêque, qui tout au cours de sa vie donna aux pauvres nourriture et vêtements... Il cultiva les vertus, pourchassa les vices et, avec l'aide de Dieu, fut incomparable dès son enfance...". Biographie de l'auteur Michel Rouche, professeur émérite à l'université Paris-Sorbonne, a reçu le Premier Grand Prix Gobert d'histoire de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1980. Lauréat de l'Institut et Grand Prix Chateaubriand pour son ouvrage sur Clovis, il a été l'organisateur du Quinzième Centenaire du baptême de Clovis en 1996 (on lui doit le monumental Clovis, histoire et mémoire, PUPS, 1997). Auteur de nombreux livres, dont Les Empires universels (1998), Les Racines de l'Europe (2003), Histoire de l'enseignement et de l'éducation (2003), Les Origines du christianisme (2007), Petite histoire du couple et de la sexualité (2008), et Le Moyen Âge en Occident (2008), tiré à plus de 100 000 exemplaires. Sa réputation mondiale lui a valu d'être invité cinq fois aux Settimani di Studio del Centro italiano di studi sull'Alto Medioevo ainsi qu'à l'Institute for Advanced Study de l'université de Princeton, New Jersey
Né en 1934, Michel Rouche est professeur émérite d'histoire médiévale à la Sorbonne, spécialiste de l'Antiquité et du Haut Moyen Age. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment, Les Empires universels, IIe-IVe siècles (Larousse, 2001), Les Racines de l'Europe, les sociétés du Haut Moyen Age, 568-888 (Fayard, 2o03), Attila, la violence nomade (Fayard, 2009).
Vouloir dépeindre toutes les sociétés qui parsemaient l'ancien Empire romain d'Occident, en y ajoutant l'Irlande et la Scandinavie qui ne virent jamais un seul légionnaire, depuis l'invasion des Lombards en 568 jusqu'à celle des Vikings à la fin du IXe siècle relève du tour de force. Cet ouvrage analyse donc la juxtaposition des sociétés païennes encore tribales à côté ou dans des sociétés chrétiennes avec ou sans Etat: Le rapport du religieux au social et du politique au social permet d'expliquer qu'à travers quatre siècles ces sociétés ont été continuellement en mouvement, connaissant, ici, des phases de progrès, là, des phases de régression. Il fallait ainsi faire le tour de ces sociétés avant d'en venir au royaume des Francs en sa première création sociale, celle des Mérovingiens, puis en son second essai, celui des Carolingiens; qui s'est voulu un retour à là Rome antique et à son empire. Ainsi passe-t-on insensiblement, d'une unité perdue, par des différences prononcées telles que l'échec espagnol, la réussite lombarde, la difficile affirmation anglo-saxonne, la supériorité navale scandinave, pour aboutir à ce pôle carolingien. Il attire à lui, par sa synthèse originale et ses liens sociaux, romains, germaniques et chrétiens, toutes les autres sociétés. Une chrétienté sacrale fera naître les racines de l'Europe. Comment y est-elle parvenue
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.