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Cent vingt-huit poèmes composées en langue française de Guillaume Apollinaire à 1968. Une anthologie
Roubaud Jacques
GALLIMARD
8,05 €
Épuisé
EAN :9782070400003
Ce choix est une boîte de chocolats poétiques. Chaque poète remplit une ou plusieurs bouchées. Si la saveur est agréable, on pourra choisir, dans la liste de lectures proposées à la fin du livre, de faire plus ample connaissance avec un auteur. Il s'est écrit beaucoup de poésie en langue française dans ce siècle. Beaucoup de belle et bonne poésie (comme de la très mauvaise, heureusement - conseil : lire aussi de la mauvaise poésie) ; il y a eu de la poésie drôle, terrible, bizarre, simple, difficile, énigmatique, violente, calme, rapide, lente ; rimée, non rimée, comptée ou non. Certains de ces poèmes ont été écrits par des débutants, d'autres par des vieillards. Certains ont été écrits par amour, pour l'amour, par désamour ; dans la joie, dans le deuil ; dans une prison nazie, comme le sonnet de Jean Cassou ; près d'une mort par cancer, comme les deux derniers poèmes de Dadelsen. Il y a eu toutes sortes de poètes dans ce siècle. Chacun a sa voix propre, qui ne ressemble à aucune autre. Cela fait beaucoup de voix. J'ai voulu en présenter beaucoup." "Tous ces poèmes appartiennent déjà au passé de la poésie. Mais la poésie ne serait rien, ne survivrait pas, si les poèmes du passé n'étaient pas lus comme présents. Le passé d'une poésie fait partie de son futur. Je suppose que bien des lecteurs de ce livres seront des apprentis compositeurs de poésie. Je pense que mieux on connaît la poésie qui fut, mieux, poétiquement, on se porte."
Résumé : Proposer une anthologie personnelle à Jacques Roubaud, si attentif à la composition de chacun de ses livres de poésie, c'est engager le mathématicien-poète sur une voie aléatoire, celle qui retient de recueil en recueil les énoncés et les équations majeures. De [Signe d'appartenance] qui ouvre le champ poétique de Jacques Roubaud aux improvisations suscitées par un poème japonais du XIVe siècle, d'une autobiographie rêvée dix-huit ans avant sa naissance à une exploration de la diction poétique, d'un deuil intense et noir à une méditation sur "le vide vivant de la vie", d'une déambulation méticuleuse dans les rues de Paris à une suite de sonnets tout bruissant d'Angleterre, avant de côtoyer l'infinitif de la mort, tel est ce parcours à la fois ponctuel quant aux rendez-vous que le poète s'est fixé et d'une prodigieuse diversité quant aux formes convoquées, utilisées et sans cesse réinventées.
Résumé : Ces cent quarante-trois poèmes, qui ont pour point de départ un poème japonais ancien composé avant le milieu du XIVe siècle, forment une parenthèse orientale dans le travail de Jacques Roubaud. Après avoir fait subir une ou plusieurs transformations au texte choisi, pour l'amener à l'état de poème dans la langue française, Jacques Roubaud nous a restitué une des plus grandes poésies du monde.
Un soir de 1378, un bourgeois de Florence, rentrant chez lui pour dîner, fondit en larmes devant sa soupe. A sa femme et à sa fille qui le pressaient de questions, il répondit : "Le bon roi Arthur est mort, l'unique rempart de la chrétienté". Les bouches des conteurs, qui seules avaient donné vie au roi de fiction, se fermèrent. Il ne resta plus dans les manuscrits de toutes les langues d'Europe que les branches de l'arbre de Brocéliande où était né le roman. Le conteur de Graal fiction a cherché les chevaliers et les dames, Tristan-Yseut, Lancelot-Guenièvre, Perceval, Gauvain, les fées et les enchanteurs, Viviane, Morgane, Merlin, à l'endroit même où ils se trouvent, dans l'enchevêtrement des récits médiévaux. S'il redit, s'il réécrit ce qui a déjà été dit, c'est pour élucider ce qui se cache en le dissimulant davantage, ou dévoiler le but de ces quêtes, le Graal, sans toucher à l'énigme. La sienne étant de restituer à la prose ses enfances.
Un livre sans autre exemple dans l'oeuvre de Jacques Roubaud. S'il obéit comme souvent à une structure précise, il est tout entier voué à une commotion intime. Neuf groupes de neuf poèmes, plus un dernier, très bref, intitulé Rien, compose ce livre. Un seul thème d'inspiration et il est infiniment douloureux : celui de la mort de la femme aimée. Beaucoup de ces textes prennent la forme d'une méditation. L'art de Jacques Roubaud, qui sait jouer de toutes les ressources de la technique poétique, se met ici au service de l'absence, du deuil, de la douleur. Quelque chose noir, a touché un vaste public lors de sa publication en 1986. Il peut aujourd'hui, l'émotion demeurant intacte, prendre rang parmi les très rares écrits qui savent se sauver du temps.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.