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Le grand roman américain
Roth Philip
GALLIMARD
26,30 €
Épuisé
EAN :9782070209606
De quoi s'agit-il dans Le Grand Roman américain ? A première vue, de la description pittoresque, picaresque même, voire épique, mais aussi parfois intimiste, des pérégrinations à travers l'est des Etats-Unis, au temps de la Seconde Guerre mondiale, d'une équipe professionnelle de base-ball qui a perdu son terrain et son stade, son "home", rétrocédés à l'armée par ses propriétaires, son maintien dans la Ligue étant dû à la nécessité de ne pas fausser le championnat. Mais on comprendra bientôt que cette équipe itinérante est, pour Philip Roth, ce que la baleine blanche fut pour Melville : un moyen, un prétexte, un révélateur. Car c'est l'Amérique elle-même qui se profile en arrière-plan, sa mentalité, son mode de vie, sa bonne et sa mauvaise conscience. L'ouvrage est d'autant plus corrosif qu'il constitue moins une caricature, souvent acceptée par sa victime avec le sourire, fut-il jaune, qu'une photographie, laquelle suscite naturellement une belle indignation. Car on peut se connaître et ne pas vouloir pour autant se reconnaître. Il s'y ajoute, non plus en toile de fond, mais en filigrane, et cela n'étonnera pas les très nombreux lecteurs français de Philip Roth, une grande tendresse pour le peuple américain.
Après trente-six ans, Zuckerman l'écrivain retrouve Seymour Levov dit "le Suédois", l'athlète vedette de son lycée de Newark. Toujours aussi splendide, Levov l'invincible, le généreux, l'idole des années de guerre, le petit-fils d'immigrés juifs est devenu un Américain plus vrai que nature. Le Suédois a réussi sa vie, faisant prospérer la ganterie paternelle, épousant la très irlandaise Miss New Jersey 1949, régnant loin de la ville sur une vieille demeure de pierre encadrée d'érables centenaires : la pastorale américaine. Mais la photo est incomplète. Hors champ, il y a Merry, la fille rebelle, et, avec elle surgit, dans cet enclos idyllique, le spectre d'une autre Amérique en pleine convulsion, celle des années soixante, de sainte Angela Davis, des rues de Newark à feu et à sang...
Résumé : David Kepesh, jeune professeur (très doué) de littérature comparée, est resté un étudiant (tout aussi doué) en érotisme comparé. Sa devise est celle de Byron : " Studieux le jour et la nuit licencieux. " Son étude approfondie du désir passe d'abord par des jeux scabreux avec Bettan et Birgitta, jeunes Suédoises aventureuses, puis le plonge dans l'exotisme et la passion avec Helen, belle, mystérieuse, insaisissable. Il épouse son héroïne mais se retrouve perdu dans le désert de l'amour. La traversée en sera dure, il y perdra jusqu'à la trace du désir. Puis c'est la découverte enfin de l'oasis inespérée. Claire est belle, voluptueuse, mais limpide comme son nom, droite, sans équivoque. Ne s'agit-il pas encore une fois d'un mirage ? Traduit de l'anglais Henri Robillot.
Résumé : Nathan Zuckerman, dans sa jeunesse "l'écrivain des ombres", vient d'être, quinze ans plus tard, projeté brusquement au soleil de la renommée par son quatrième roman, Carnonsky, best-seller scandaleux, qui n'est pas sans faire penser à Portnoy. Devenu l'homme du jour, Nathan va faire le dur apprentissage de la célébrité. Insulté par les uns, encensé par les autres, frustré dans ses amours (il vient de rompre avec sa quatrième femme), il trouve la coupe du succès amère à boire. Un demi-fou le persécute, le poursuit, le menace. Une superstar, créature de rêve, à peine entrevue, l'abandonne sans espoir. Son père est sur le point de mourir et il sent peser sur lui le jugement de cette famille juive qu'il a tant malmenée dans ses livres. Sous le poids de la culpabilité et de l'aliénation et jusque dans cet ultime pèlerinage à la banlieue pauvre de son enfance, peut-être n'y a-t-il pas d'espoir de délivrance véritable pour Zuckerman. Mais aux pires heures de doute et d'angoisse susbsiste le recours à l'humour.
Peut-être que si nous posions la question suivante à Alex Portnoy : "Si vous deviez tirer un trait sur une partie de votre anatomie, laquelle choisiriez-vous ?", il nous répondrait : "Mes organes génitaux, mon schlong en yiddish"& juste avant de changer d'avis. Pourtant, la sexualité c'est bien le problème d'Alex& Brillant élève puis cadre supérieur en vue, écrasé par l'autorité de ses parents si démesurément attachés à la tradition juive américaine, Alex n'en reste pas moins un obsédé. Et les terribles fantasmes qui le hantent vont s'avérer être les plus lourds fardeaux qu'un homme élevé dans le quartier israélite de Newark ait à supporter& Avec cet humour ravageur qui hésite à choisir son camp, la tendresse ou le cynisme, Philip Roth s'attaque à l'ignorance et à la bêtise qui nourrit les préjugés. Il le fait sans aucune retenue ni aucune pitié pour dresser comme un étendard le témoignage de Portnoy, un cri désespéré pour la tolérance. Avec ce plongeon osé dans la sexualité, Philip Roth s'offre un coup d'éclat littéraire et un passeport pour la renommée& --Hector Chavez
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.