De mon propre corps j'ai ressenti que l'on était dans une paroi rocheuse froide d'où coulait un torrent au fond d'un gouffre... " " Avoir pensé la mort, Avoir pensé l'amour, Avoir lu le journal et ne pas être libre, Avoir écrit sans mentir, ce matin, en mentant, Avoir triché avec l'amour pour n'en voir la vérité, Avoir pleuré le poisson, la lionne et la pieuvre " L'atelier " Chemins d'Ecriture " dans le cadre du Centre d'Accueil Thérapeutique de Nogent-sur-Marne, réunit une fois par semaine des personnes en difficulté avec le projet d'offrir à chacun une possibilité de se construire au fil de l'écriture. Le travail de l'écrivain, dans la recherche du mot juste, de l'agencement des phrases, du rythme, dans un style qui lui est propre, est celui des participants à cet atelier. Ecritures affirmées, trébuchantes, riches ou minimalistes, elles sont toutes livrées au groupe où chacun est écrivain de son texte et lecteur de ceux des autres dans un partage et un échange riche et émouvant.
Chez Christina Rossetti, la femme est vivante et active, n'hésitant pas à protester et à donner voix à ses émotions dans toute leur variété, à faire venir l'homme sur son propre terrain pour l'y interpeller. La muse s'émancipe soudain et offre sa version de l'amour, devient poétesse en déconstruisant la tradition littéraire : ses vers insistent sur l'égalité des amants, sur l'absence de rivalité amoureuse et sur la réciprocité d'un amour où jamais ne devrait exister de compétition pour savoir qui aime le mieux. Raluca Belandry nous offre par cette traduction inédite, une profonde vision des racines de l'expression créative féminine.
Rossetti Christina ; Woolf Virginia ; Reumaux Patr
Résumé : "Achetez, achetez" , criaient les gobelins Qui dévalaient dans le chemin. "Oh, s'écria Lizzie. Laura, Laura, Ne regarde pas les lutins" . Christina Rossetti Mystique, mélancolique et visionnaire, Christina Georgina Rossetti (1830-1894) fut, à l'époque victorienne, l'auteur d'une oeuvre de premier plan. A l'occasion de son centenaire, Virginia Woolf lui rendra hommage dans l'essai dont nous donnons, en préface de ce volume, la traduction : Je suis Christina Rossetti. Le Marché aux elfes (The Goblin Market), poème composé en avril 1859 puis publié dans le recueil éponyme en 1862, valut à Rossetti la célébrité et fit l'objet de diverses interprétations. Patrick Reumaux qui en signe la traduction, nous livre la sienne dans sa postface. Aux aquarelles ésotériques et magiques du baron Casimiro Piccolo qui ornent le poème répondent, dans la postface, les portraits préraphaélites des protagonistes peints par Dante Gabriel Rossetti, frère de Christina.