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Céline et le grand mensonge
Rossel-Kirschen André
1001 NUITS
22,45 €
Épuisé
EAN :9782842058517
Dans le résumé biographique qui est encore fréquemment donné de Céline (Courbevoie 1894-Meudon 1961), bien peu de choses se révèlent exactes après un examen attentif. Il serait un enfant issu d'une famille modeste qui n'a pas pu l'envoyer au lycée? Faux. Engagé volontaire en 1914, il a été grièvement blessé. Faux. Il aurait réussi à faire des études de médecine tout en travaillant? Faux. Passionné par la médecine et l'hygiénisme, il se serait dévoué pour soigner des pauvres gratuitement? Faux. Ses deux pamphlets antisémites, publiés en 1937 et 1938, ne lui auraient attiré que des ennuis. Bien qu'ayant refusé de collaborer avec l'Occupant, il sera poursuivi au lendemain de la Libération et pendant des années par la haine des épurateurs. Injustement, est-il sous-entendu. Faux. Pillé en France, emprisonné au Danemark, privé de ressources, il ne pourra rentrer dans son pays qu'en 1951. En définitive, il n'aurait été qu'une victime, boycotté par une armée de littérateurs jaloux... Ces falsifications ne sont l'?uvre que de Céline lui-même, qui travailla à remodeler son parcours et à bâtir lui-même sa légende... jusqu'à réussir à l'imposer. C'est cette légende qu'André Rossel-Kirschen souhaite démonter. En relisant l'?uvre et la correspondance de Céline, ainsi que les travaux les plus sérieux qui lui sont consacrés, il met au jour une réalité très différente de la version paranoïaque que Céline a donnée de sa vie. Il apparaît que l'homme n'a eu qu'un seul idéal: gagner de l'argent. Gagner de l'argent, non pas pour jouir d'une vie confortable, mais pour amasser sans fin. Certes, il demeure incontestablement un grand écrivain, voire LE grand écrivain du siècle. Pour autant, cela n'empêche pas que Céline soit un personnage insincère et méprisable. Convient-il que la duperie continue?
Il y a soixante ans, vingt-sept combattants de la première heure étaient jugés par un tribunal nazi siégeant à la Maison de la Chimie du 7 au 14 avril 1942. Il s'agissait pour les autorités d'occupation et pour le gouvernement de Vichy de prouver qu'ils étaient venus à bout de la Résistance armée et que la France était désormais une terre soumise. A l'issue de ce procès, vingt-trois hommes étaient fusillés et une femme guillotinée. L'auteur de ce livre qui est le dernier survivant de ce procès, raconte les débuts difficiles de la lutte armée en France et le déroulement du procès. Il s'efforce de retracer la biographie des combattants exécutés, qui avaient presque tous moins de vingt-cinq ans. Le plus jeune avait dix-sept ans. Il évoque le souvenir de tous ceux qui sont tombés dans la lutte en 1941 et 1942. En annexe, on trouvera le poème d'Aragon " Les roses de Noël " et deux rapports triomphants de la police française.
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Mille et une facéties, pensées et humeurs de Boris Vian, mille et une merveilleuses conneries que l'écrivain, chanteur, inventeur, musicien, poète, trompettiste a dites ou écrites, directement ou au travers de ses personnages. Une lecture jubilatoire et inépuisable, où s'expriment aussi bien la fantaisie que la sagacité de Boris Vian.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
Résumé : "La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie - nous ne connaissons même pas nos propres pensées". Né à Berditchev, ville de l'Empire russe, Josef Teodor Konrad Korzeniowski, dit Joseph Conrad (1857-1924), eut deux vies. La première, vouée à la carrière maritime. Vingt ans durant il sillonne les mers du globe. Brevet de capitaine au long cours en poche, on le retrouve à Marseille, Singapour, Bornéo, Berau, au Congo, en Australie, au Canada. Parlant couramment le polonais, l'allemand, l'anglais, le français (avec un accent marseillais), il décide, en janvier 1894, de se consacrer entièrement à son oeuvre littéraire qu'il rédige en anglais - sa deuxième vie commence. Du Nègre du "Narcisse" à Amy Foster, en passant par Lord Jim ou Au coeur des ténèbres, ses romans et nouvelles font de celui qui affirmait vouloir écrire pour le plus grand nombre l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du XXe siècle.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
Résumé : Le nom d'Alain-Fournier, pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (1886-1914), reste attaché au Grand Meaulnes, roman publié en 1913. Mort le 2 septembre 1914, à la lisière du bois de Saint-Remy, il est l'auteur d'une oeuvre plus ample - correspondance, nouvelles, poèmes, chroniques et critiques - sur laquelle s'appuie Ariane Charton, nous donnant une image très vivante d'un écrivain marqué par son enfance campagnarde. Ami de Jacques Rivière. Alain-Fournier veut trouver la présence du monde au fond de l'âme et ne jamais la disjoindre de son idéal. Rêvant d'être marin "pour faire des voyages". affirmant "se jouer du monde avec la moindre de ses pensées", il ne voulait pas créer des personnages "moraux ou sympathiques, mais d'abord penser à les faire vivants".