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ADAM LA NATURE HUMAINE
ROSIER
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859449582
Que se serait-il passé si Adam n'avait pas péché ? Le récit de la Chute ne raconte pas seulement comment le premier homme et la première femme ont désobéi et ont été chassés du jardin de l'Eden. C'est en même temps un instrument formidable pour penser philosophiquement la nature humaine, ses potentialités et ses limites, pour dessiner les différents plans d'une anthropologie complexe et diversifiée. La rupture du péché originel, qui instaure un Avant et un Après de la nature humaine, a représenté un défi intellectuel, une provocation pour la philosophie que la pensée médiévale (et moderne) a voulu recueillir et affronter. Cette nécessité s'est faite d'autant plus pressante que d'autres modèles anthropologiques devenaient disponibles, au premier rang desquels le modèle aristotélicien, où l'idée d'une rupture dans l'histoire humaine ou d'une naturalité scindée n'avait pas sa place. Les réflexions sur la Chute ont donné lieu à des débats importants sur le langage, la liberté et le mal, le bonheur, les passions, le corps, la vie et le pouvoir politique, le droit, le travail, qui sont l'objet des chapitres du présent livre, rédigés par des spécialistes reconnus du Moyen Age, philosophes et historiens. Prises ainsi dans leur dimension anthropologique, ces questions autour de la Chute deviennent un véritable modèle épistémologique pour penser la naturalité de l'homme et son histoire, en termes de dégradation ou de progrès, ce qui donne à l'ouvrage un intérêt qui dépasse l'époque médiévale, et rejoint des questionnements que l'on retrouvera notamment à l'âge classique.
Lorsqu'on s'interroge sur la scientificité de l'économie politique, on rencontre inévitablement l'idée que seuls des appareils étatiques sont susceptibles d'être les maîtres d'oeuvre de son hégémonie.
Rosier-Catach Irène ; Büttgen Philippe ; Libera Al
La peur des Arabes et de l'islam est entrée dans la science. On règle à présent ses comptes avec l'Islam en se disant sans "dette": "nous" serions donc supposés ne rien devoir, ou presque, au savoir arabomusulman. L'Occident est chrétien, proclame-t-on, et aussi pur que possible. Ce livre a plusieurs "affaires" récentes pour causes occasionnelles. Occasionnelles, parce que les auteurs, savants indignés par des contre-vérités trop massives ou trop symptomatiques, s'appuient sur ces débats pour remettre à plat le dossier de la transmission arabe du savoir grec vers l'Occident médiéval. Occasionnelles, parce que les différentes contributions cherchent à cerner la spécificité d'un moment, le nôtre, où c'est aussi dans le savoir que les Arabes sont désormais devenus gênants. Il est donc question ici des sciences et de la philosophie arabo-islamiques, des enjeux idéologiques liés à l'étude de la langue arabe, de ce que "latin" et "grec" veulent dire au Moyen Âge et à la Renaissance, de la place du judaïsme et de Byzance dans la transmission des savoirs vers l'Europe occidentale, du nouveau catholicisme de Benoît XVI, de l'idée de "civilisation" chez les historiens après Braudel, des nouveaux modes de validation des savoirs à l'époque d'Internet, ou de la manière dont on enseigne aujourd'hui l'histoire de l'Islam dans les lycées et collèges. Il est question dans ce livre des métamorphoses de l'islamophobie. Pour en venir à une vue plus juste, y compris historiquement, de ce que nous sommes: des Grecs, bien sûr, mais des Arabes aussi, entre autres.
Bon microcosme de la France, la Sarthe est encore sous la Quatrième République (1944-1958) un département agricole, quoique marqué par une industrialisation rapide. Située sur la ligne de partage entre l'Ouest catholique et le Bassin parisien républicain, dominée avant-guerre par les radicaux et les modérés, la Sarthe connaît après la Libération de grands mouvements partisans : domination socialiste puis présence communiste en croissance rapide, succès gaulliste et audience momentanée des extrémismes corporatistes du moment (Dorgères puis Poujade). L'agitation sociale n'est pas en reste et la vie associative perpétue les valeurs du passé tout en aidant les groupes professionnels et sociaux à entrer dans la modernité. A partir d'archives souvent inédites et rares, cette histoire fait vivre les élites locales ou venues d'ailleurs face aux masses qu'elles ne parviennent pas toujours à maîtriser et aux militants qui relaient les premières comme les secondes. Le bruit et la fureur troublent jusqu'au drame le cours laborieux des travaux et des jours.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.