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Le jeune soir
Rosi Rossano
IMPRESSIONS NOU
16,00 €
Épuisé
EAN :9782874490446
Ce roman décrit, moyennant des va-et-vient sinueux entre passé, présent et futur, la trajectoire de vie d'un personnage : le jeune Soir. Cette trajectoire part de son adolescence, de ce réseau de rêves, d'amitiés et de relations filiales plus ou moins assumées (père, mère, tel ou tel professeur : on a l'embarras du choix), pour aboutir à un âge qu'on pourrait qualifier de mûr, comme le suggère d'ailleurs la perte de l'épithète " jeune " accolée au nom de ce héros ordinaire de la vie ordinaire. Cet âge mûr est aussi celui qui le voit se muer, à son tour et contre toute volonté, en professeur " secondaire ". Or, en devenant Soir, le jeune Soir ne fait pas que se séparer imperceptiblement de sa précieuse épithète ; son rapport avec le monde change. De " voyant " (... mais qu'a-t-il vraiment vu ?), le voilà vu. Ce qui n'arrange pas son incapacité à écrire, qui, elle, le persécute depuis cette époque lointaine, là-bas dans les années 70, où il s'était résolu à la surmonter.
Résumé : Un crime a été commis dans l'hôtel tenu par Julius De Geyter : Oswald Stricker, l'un des locataires, est retrouvé mort dans son appartement. L'inspecteur Maudru est alors appelé sur le terrain afin d'éclaircir cette curieuse affaire. Très vite, Madame Aurélia, inspectrice reconnue, est chargée de s'occuper de l'enquête en parallèle. Celle-ci s'installe dans le logement du défunt sans qu'aucun habitant ne soit mis au courant. Commence alors pour Madame Aurélia une investigation aux multiples rebondissements auxquels se mêlent angoisse et humour. D'autres crimes seront en effet commis dans cet hôtel hébergeant des locataires aussi morbides que saugrenus. Un huis clos fantastico-macabre aux allures de Cluedo.
Un petit sac de cendres devenues vers : les cendres de la Vie - des lectures faites un jour en un lieu et dans un état de pensée précis - les cendres des vies qu'on n'a pas vécues, qu'on ne vivra jamais et qui nous trottent parfois en tête comme si on les avait vraiment vécues - les cendres des heures passées : enfance, adolescence, musiques aimées ... La poésie n'est pas du tout le feu que l'on croit parfois - le feu serait plutôt le temps. La poésie est plutôt ce qui rassemble les restes du temps, ce qu'il a bien consumé et qui s'est refroidi à force de rimes ou de strophes - pour se retrouver recueilli, parfum de temps, poussière de temps, dans le petit sac du poème.
C'était au temps où il y avait encore des oignons dans les hamburgers de la gare Centrale et où le nom de "Yougoslavie" commençait à n'être plus qu'un vain mot. C'était au temps de Bush le père et du retour de la guerre en Europe C'était le temps où les rescapés de la dernière celle d'après la "der" des der'"entraient irrémédiablement en sénescence et se mettaient à rouler sous terre, de plus en plus nombreux: leur parler, les écouter devenait une nécessité, dont tous, hélas! ne se rendaient pas compte. C'étaient les années quatre-vingt-dix. Un roman sur ces années-là? Non, pas vraiment. Ces années-là offrent juste un cadre très général à un récit plutôt intimiste: le récit d'un amour entre deux jeunes universitaires, Vasco et Grisélidis, un fils d'immigré et une Gauloise Ce récit se double d'une sorte d'inventaire, disséminé de chapitre en chapitre, des relations entre Vasco et son père. Ce dernier, qui a fait la Deuxième Guerre mondiale dans les rangs de l'armée italienne, ne vit plus qu'allongé dans son rocking-chair, une Gazzetta dello sport bien rose sur la panse, face à une grosse télévision où s'enchaînent des séries d'un autre âge. Le vieil homme ne pipe mot et Vasco semble tout ignorer de son passé, du temps où cet homme était un homme debout, arpentant la Dalmatie, la Toscane et les charbonnages belges, bien campé alors sur ses deux jambes. Quant à Grisélidis, cela ressemble à de l'amour, à du grand amour. Mais les histoires d'amour ne se résument pas toujours à une droite tirée entre deux points; leur dessin s'apparente parfois à un triangle."
Entre la publication de Quotidien rouge (1971) et les inédits de Paris à ma porte (2021), un demi-siècle de poésie a passé, et c'est pourtant toujours avec la mime alacrité que Guy Goffette, recueil après recueil, écrit ses poèmes. Le parcours -chronologique - que dessine cette anthologie, la première à lui être consacrée, le démontre indéniablement : la vigueur du poète se caractérise par une qualité d'écriture et d'inspiration d'une remarquable et constante homogénéité. C'est sans doute l'une des clefs de la grandeur de Guy Goffette, ce qui fait de lui l'un de nos écrivains essentiels. Les obsessions, les thèmes, les mots pour les exprimer forment un univers reconnaissable entre mille auquel chaque nouveau livre vient ajouter une dimension supplémentaire sans en bouleverser les lignes de forces. C'est un monde d'une cohérence rare dont il urgeait d'offrir aux lecteurs une synthèse, pour lui donner ou redonner l'envie de s'en aller sur des chemins qui sans être jamais les mêmes sont pourtant faits d'une même terre.
Peeters Benoît ; Schuiten François ; Rosset Franço
La Maison d'Ailleurs, musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires d'Yverdon-les-Bains (Suisse), présente une grande exposition : "MONDES imPARFAITS. Autour des Cités obscures de Schuiten et Peeters", du 17 novembre 2019 au 25 octobre 2020. Ce livre en est le prolongement et l'approfondissement, autour des notions d'utopie et de dystopie. L'acte de naissance officiel de l'utopie est la publication en 1516 du récit Utopia de l'humaniste anglais Thomas More. Il y met en scène un monde autre dans lequel les êtres humains sont postulés comme heureux, en raison d'une organisation socio-politigue novatrice. Mais la dernière phrase d'Utopia laisse entendre que cette cité devrait rester au rang de "souhait", c'est-à-dire de modèle à ne surtout pas réaliser. En effet, dès que l'on se met a raconter, de l'intérieur, ce qui se passe en utopie, la cité supposée parfaite exprime sa dimension aliénante et se transforme en dystopie. Du Meilleur des mondes et 1984 à Blade Runner, La Servante écarlate et Black Minor, les dernières décennies ont vu se multiplier de tels récits, en littérature, au cinéma et ailleurs. "MONDES imPARFAITS" propose une synthèse solide sur le sujet, agrémentée de nombreux documents et de dessins rares ou inédits des Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peeters.
Un béret peut changer une vie. Devenu conscrit (à l'époque du roman, il y en avait encore), notre jeune héros se retrouve plongé de but en blanc dans un ennui kaki, qui lui laisse quand même la possibilité de vaquer à ses pensées les plus noirâtres. Car celles-ci s'entortillent autour des idées de la mort (laquelle fera bientôt irruption dans sa jeune vie), de la guerre (en revêtant un béret, il songe inévitablement à la guerre de son père), de l'amour (l'inaccessible Hanska), de l'immigration (son mineur de père arrivé en Belgique juste après la guerre), des eaux troubles du passé (l'Italie fasciste)... Mais le héros emporte avec soi aussi de quoi lire : un Jules Verne et un vieux carnet ayant appartenu à son père. L'un et l'autre vont l'aider à voir plus clair dans ces eaux où il risque de se perdre. Pour percer la houle, ces deux véhicules donc : les Vingt mille lieues, mais aussi ce vieux carnet aux pages toutes noircies d'une écriture gribouillée, serrée, presque illisible : celle de son père ?
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.