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Esthétique du laid
Rosenkranz Karl ; Muller Sibylle ; Raulet Gérard
CIRCE
27,50 €
Épuisé
EAN :9782842421786
Une esthétique du laid ? Et pourquoi pas ? L'esthétique est aujourd'hui un terme collectif qui recouvre un large groupe de concepts, qui à son tour se divise en trois classes distinctes. La première concerne l'idée du beau, la deuxième le concept de sa production, c'est-à-dire l'art, la troisième le système des arts, la représentation du beau au moyen de l'art dans un medium déterminé. Nous avons l'habitude de regrouper les concepts qui appartiennent à la première de ces classes sous le titre de métaphysique du beau. Mais quand on analyse l'idée du beau, on ne saurait en dissocier l'étude du laid. Le concept du laid, le beau négatif, constitue donc une partie de l'esthétique. Il n'y a pas d'autre science à laquelle on pourrait le rattacher, et par conséquent c'est à juste titre qu'on parle de l'esthétique du laid. Personne ne s'étonne de ce que la biologie traite du concept de maladie, ou l'éthique du concept du mal, les sciences juridiques du concept d'injustice, les sciences religieuses du concept de péché. Parler de théorie du laid, ce serait exprimer avec moins de précision la généalogie scientifique de ce concept. Du reste j'aurai à justifier ce terme en exposant cette généalogie... "
Colwell Guy ; Rosenkranz Patrick ; Bertrand Nicola
Tu t'es déjà tapé un type sous acide qui n'a pas vu une chatte depuis trois ans et demi ? " Ainsi débute Inner City Romance, le chef-d'oeuvre de Guy Colwell. Des histoires d'amour, de sexe et de drogue, mais pas seulement. Toute l'oeuvre de Colwell transpire les idéaux du flower power apparu aux Etats-Unis à la fin des années 1960. Guy Colwell est un dessinateur de bande dessinée underground et un peintre américain. En 1964, il refuse de s'engager dans l'armée et connaît la prison. Il fait partie de ces artistes qui, de Robert Crumb à Art Spiegelman, ont révolutionné la BD occidentale. Les 5 numéros d'Inner City Romance ont été publiés par l'éditeur Last Gasp, de 1972 à 1978. Ils n'avaient jamais été recueillis en album ni intégralement traduits en français. Préface de Patrick Rosenkranz
Ce livre est l'autobiographie de Michel Rosenkrantz, victime d'un accident de travail affectant ses vertèbres lombaires à 40 ans. Licencié, il se tourne vers des médecins comme des kinésithérapeutes, qui ne parviennent pas à le soigner. Plus encore, ils prétendent que son corps est indemne, et que ce sont ses facultés mentales qui sont en cause. Finalement pris en charge par un chirurgien privé, sa fracture des vertèbres peut être opérée. Il décide alors de dénoncer le mauvais traitement infligé par les soins et médecins publics, et porte plainte. Dès lors, ignoré par les avocats, il est régulièrement enfermé en psychiatrie. Séparé de sa famille, il se fait agresser et subit plusieurs tentatives d'empoisonnement aux psychotropes.
Defacque Gilles ; Clarard Pierre ; Rosencrantz Ale
Les Clowns entrent dans le monde du sans-contact. Iels errent sur une piste numérique, en quête d'un regard, d'un rire, d'un silence grave ou chaleureux, pauvres moucherons, iels cognent leur nez contre la vitre des écrans tactiles ! Et dans le chapiteau battu aux quatre vents sur un rond-point encore jaune, Monsieur Loyal et Auguste, petits bouts d'humains, pataugent dans les Conflits sans fin... Le Théâtre est un drôle d'animal - surfant sur la corde entre l'écrit et l'oral - Ici dans ce contexte - plaisir de donner corps à ce qui s'écrit à chaud et plaisir de voir imprimé ce qui se dit à l'écrit...
Résumé : " Aimer quelqu'un ou quelque chose signifie ou consiste dans le fait, entre autres choses, de prendre ses intérêts comme des raisons d'agir pour servir ces intérêts. L'amour est lui-même, pour celui qui aime, une source de raisons. Il crée les raisons par lesquelles ses actes d'intérêt et d'attachement amoureux sont inspirés... "
Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité. Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.
Pour qui chercherait ici des définitions de la modernité, la lecture sera décevante. L'histoire du siècle passé, celle que pour l'instant nous vivons (mais savons-nous ce que nous vivons ? avons-nous la moindre idée de ce qui se fomente ?), ont donné d'autres significations à ce qui, par exemple, pour Rimbaud précisément, se jouait dans l'ordre de l'" inouï, du fulgurant, de l'illuminant ". D'autres idées sur ce qui peut être appelé " commencement " se sont frayé, se frayent leur chemin. Elles les discernent, ces commencements, comme plus dispersés, plus dissimulés, moins spectaculaires, et surtout, tributaires de la répétition, du ressassement, parfois de l'après-coup de mornes rabâchage. Tout dans ce numéro, sans en faire systématiquement la critique, est à côté des idées qui ont cours sur la modernité et la post-modernité. L'inattendu se révèle véritablement inattendu, sans tambours ni trompettes, la plupart du temps en marge du champ officiel de la pensée, et parfois du champ social de l'innovation. C'est, pour nous, de ce côté que sont les surprises.