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LE POLITIQUE DE PLATON
ROSEN
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711616855
Qu'est-ce qu'un véritable politique? Que doit-il savoir, non seulement pour gouverner la cité mais pour en produire et en garantir l'unité, toujours mise en péril par des valeurs, des intérêts et même des vertus contradictoires? Avec ces questions, Platon, dans le Politique, est le premier à concevoir la nécessité d'une science politique, capable de produire la cité comme un tissu entrecroisant courageux et modérés, donc de forcer "faucons" et "colombes" à partager des valeurs communes. Rien ne saurait être plus actuel que ce diagnostic platonicien. Stanley Rosen nous offre un commentaire patient, profond, et néanmoins sensible à l'ironie. Il s'attache essentiellement à dégager le lien entre philosophie et politique. Car si, pour une fois, le dialogue s'achève sur une définition, nous ne devons pas nous en satisfaire puisque ce pénible exercice avait pour but premier de nous rendre meilleurs dialecticiens, donc philosophes, et telle est justement la condition pour être un véritable politique et non pas un sophiste. En prenant le dialogue par où il nous rebute, par son parcours plutôt que par son résultat, l'auteur en démêle les différentes étapes comme autant de fils, afin de les tisser ensemble et de faire apparaître la cohérence du texte. Seul un grand platonisant, et un authentique philosophe, pouvait apporter une interprétation qui allie l'explication la plus détaillée à une méditation critique.
Résumé : Cet ouvrage reproduit les six conférences données par Stanley Rosen dans le cadre de la Chaire Étienne Gilson de l'Institut catholique de Paris en novembre 2003. La pertinence de la question de l'être, au regard de l'?uvre d'Étienne Gilson, n'a guère besoin d'être soulignée. Il n'est pas davantage nécessaire de s'attarder sur l'extraordinaire influence exercée par l'interprétation de Platon donnée par Martin Heidegger sur la pensée des XXe et à présent XXIe siècles, particulièrement en ce qui concerne la France. Bien qu'il soit plus juste d'envisager Gilson en tant que philosophe aristotélicien qu'en tant que platonicien, il demeure que l'interprétation faite par Heidegger de Platon en particulier et de la philosophie grecque en général, s'oppose au courant dont Gilson était un représentant si distingué. Les conférences ont été consacrées aux trois principaux aspects de l'approche heideggerienne de Platon : l'assimilation à l'aristotélisme ; la métaphysique de la production et le traitement platonicien de la " parousie " ou, plus précisément, de la présence et de l'absence, de la lumière et des ténèbres, de la découverte et de l'occultation. L'ensemble de ces conférences tire son titre général de la question de savoir si la structure de l'intelligible doit être découverte ou produite.
Dans ce livre, devenu un classique, Charles Rosen, pianiste américain de renommée internationale et de culture européenne, s'est proposé de repenser entièrement la notion controversée de style musical classique, qui naît avec Haydn et Mozart vers 1775 et s'achève pour lui avec Beethoven; et il en analyse toutes les caractéristiques musicales et culturelles.A partir d'un examen détaillé des symphonies et quatuors à cordes de Haydn, des concertos, quintettes et opéras de Mozart, enfin des sonates pour piano de Beethoven, il montre qu'une même tension dramatique est au coeur de toutes ces oeuvres et en vient à définir le style classique comme "la résolution symétrique de forces opposées'. Une grande sensibilité aux hommes double l'analyse formelle. En Haydn se mêlent l'innocence pastorale, l'humour, la lucidité et une joyeuse énergie; tandis que Mozart nous apparaît dans cette séduction qui relie subversivement la pensée révolutionnaire et l'érotisme.Cette réédition comporte une préface nouvelle et un chapitre sur Beethoven et la tradition jusqu'alors inédits en français."
Résumé : Charles Rosen, musicologue, professeur et pianiste, avait analysé de façon magistrale, dans Le Style classique, les moyens pas lesquels Haydn, Mozart et Beethoven bouleversèrent le statut de la musique, la dotant d'un prestige à peu près sans précédent en Occident. La Génération romantique en est, en quelque sorte, une suite. C'est tout le bouillonnement du romantisme naissant que retrouve l'auteur dans ses analyses détaillées et originales d'?uvres de Chopin, Schubert, Schumann, Liszt, Mendelssohn, Bellini, Meyerbeer et Berlioz. Au gré des exemples musicaux - qu'on retrouvera pour certains interprétés par lui, sur le CD joint à ce volume -, Charles Rosen montre comment ces compositeurs, réagissant aux nouveaux courants de pensée venus des sciences, des arts plastiques, de la littérature, de la philosophie, inventent une multitude de solutions personnelles, souvent uniques et contradictoires : tel adapte la forme sonate à de nouveaux desseins en se servant de Bach ou de l'opéra italien, tel autre bouleverse les bases de la composition en se fondant sur le son de l'instrument, tel autre encore tire parti d'une bizarrerie pour produire une sensation d'inachevé... En très peu de temps, moins de vingt ans, entre la mort de Beethoven et celle de Schumann, une génération, la première pour qui l'art soit devenu un point d'interrogation, a tout changé. La Génération romantique, magnifiquement, déchiffre et illumine ce moment.