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Livres en ville. Chroniques marseillaises
Rose José
GAUSSEN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782356982513
N'en déplaise à ceux qui prophétisent sa disparition, le livre est partout ! Il prolifère même et s'il changent parfois de forme - les tablettes électroniques faisant lointain écho aux tablettes de cire de l'Antiquité - ils restent bien vivants. Ils se retrouvent sur les sites dédiés à la lecture, bibliothèques ou librairies, mais aussi dans des lieux de spectacle ou d'exposition. Ils sont également dans les écoles, les entreprises, les hôpitaux, les maisons de retraite, les prisons, sur les plages et dans les jardins. Les livres nous accompagnent ainsi dans tous les lieux et moments de nos vies, quel que soit notre état. Partons à leur rencontre en sillonnant la ville et en explorant les multiples coins et recoins où l'on peut les dénicher. Donnons-leur même la parole puisqu'ils sont pleins de mots. Leur condition de livre n'est finalement pas très éloignée de la nôtre puisque notre destin commun est de raconter des histoires et d'aller à la rencontre. Bon voyage en leur compagnie ! José Rose, spécialiste de la sociologie du travail, est président de l'Association des usagers des bibliothèques de Marseille, Il a publié en 2020 Des bibliothèques pour Marseille, en finir avec l'indolence.
Résumé : La formation initiale doit-elle être ajustée aux évolutions prévisibles des emplois ? Faut-il davantage " professionnaliser " les formations ? Faut-il les spécialiser ou assurer une formation plus générale permettant de s'adapter à ces évolutions ? Tous les décideurs du champ emploi-formation se trouvent confrontés à ces interrogations, qui s'inscrivent également dans le débat scientifique. Pour les éclairer, cet ouvrage propose une analyse des liens réels entre formations et emplois et tente de comprendre pourquoi ils sont ainsi. Il s'appuie essentiellement sur les résultats de l'enquête Génération 98 du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), qui permettent de repérer les caractéristiques des emplois occupés au cours des premières années de vie active. La diversité des éclairages et des matériaux réunis par les auteurs de cet ouvrage - membres du Céreq et d'autres équipes de recherche - permet de mieux comprendre les relations entre formations et emplois et, ce faisant, peut contribuer à modifier les représentations, à donner de nouveaux repères à tous les acteurs concernés par cette question d'une constante actualité. La première partie montre comment les acteurs - système éducatif, responsables d'entreprises, décideurs nationaux et régionaux - se positionnent par rapport à cette question. La deuxième montre qu'une " bonne correspondance " entre formation initiale et emplois occupés, tant en termes de niveaux que de spécialités, n'est pas aujourd'hui la règle en France, même pour les formations professionnelles. La troisième analyse comment la volonté d'ajuster les formations aux emplois se heurte aux stratégies des différents acteurs. Enfin, la dernière partie met l'accent sur les phénomènes de " déclassement ".
Rendez-vous à la bibliothèque ! Et observez le petit monde qui la peuple chaque jour. Affairés ou désoeuvrés, touristes ou habitués, nez au vent ou crayon en main, promeneurs, flâneurs, farfouilleurs... tous viennent ici partager le plaisir des livres. Observez les scènes de bibliothèques et vous obtiendrez une étonnante galerie de portraits juxtaposant un homme endormi sur son dictionnaire, une mère impatiente et sa fille insatiable, des étudiantes mémorisant leurs fiches de révision, une petite fille déchiffrant ses premiers mots sur des couvertures, une dame qui n'emprunte pas les gros polars car ils n'entrent pas dans son sac, un enseignant qui vient corriger ses copies, des enfants écoutant des histoires... A travers cette galerie de portraits se révèle la multiplicité des usages de cet espace préservé. La bibliothèque, ce lieu inédit, singulier et pluriel, ouvert et protégé, calme et grouillant, à soi et partagé. Ce lieu d'extension de soi et de son chez-soi. Ce lieu d'abondance où l'on se cache parmi les autres, où l'on se retrouve face-à-face, côte-à-côte, mais seul. Ce lieu en forme de trait d'union, de refuge, de havre pour s'arrimer au monde. Ce monde en réduction, ce réservoir de liens, ce tremplin, ce filon que l'on peut creuser à l'infini. Ce labyrinthe. C'est l'expérience vécue par José Rose au cours de son voyage à l'Alcazar de Marseille, parmi les livres et les humains, qui l'a conduit à imaginer un pays — l'Alcazarie — dont il retrace les us et coutumes dans une série de chroniques en forme de portraits et de scènes de vie en bibliothèque.
Trésor, raisons, querelle, emploi, solutions... Nous passons notre temps à chercher. C'est une histoire de vie. Rencontres, expériences, curiosités, passions... chacun a les siennes. Lui, c'est la recherche. Il a pratiqué la souvenirologie, la quotidiennologie, la recherche-attitude. Il a été archiviste, physionomiste. Il a aimé, posé son regard avivé et insatiable sur le petit monde de la recherche. C'est aussi l'histoire d'une rencontre improbable entre un quasi-chercheur et une enquêtrice. En chemin, on croisera Morphée, Galilée, Bachelard, Pérec et des chercheurs anonymes. Appétit d'écriture, déperdition d'information, mystère de la création, art de la fuite défileront ainsi au cours de cet entretien biographique truffé d'autres portraits. C'est l'histoire imagée d'une vie pour ceux qui aiment les vies.
Résumé : On constate aujourd'hui une recrudescence des emplois dits " non qualifiés ", payés au salaire minimum, ayant un statut dégradé et n'offrant que peu de perspectives professionnelles. Dès lors, il devient urgent de comprendre précisément ce que signifie précisément " la qualification " et la " non-qualification " du travail, de l'emploi et des personnes, pour envisager au niveau politique, comme le propose l'ouvrage, de " requalifier le travail ". L'ouvrage propose ainsi de répondre à des questions qui sont au coeur des politiques actuelles du travail : est-ce l'emploi, le travail ou la personne qui sont non qualifiés ? Peut-on vraiment parler de non qualification ? Qui sont les sortants de l'école sans qualification ni diplôme et que deviennent-ils ? Qui occupe les emplois classés non qualifiés ? Comment peut-on qualifier le travail ? Pour y répondre, l'auteur, professeur de sociologie, s'appuie sur des enquêtes du CEREQ (Centre d'études et de recherches sur les qualifications), auxquelles il a contribué, mais aussi sur de nombreuses études du Ministère du Travail et de l'INSEE. Il défend la thèse selon laquelle ce n'est pas l'existence, mais la reconnaissance de ces qualifications, qui est un enjeu crucial pour les politiques de l'emploi et l'organisation du travail. Le premier chapitre de l'ouvrage propose ainsi une clarification de la notion de " non qualification" fondée sur la distinction établie de longue date entre qualification du travail, de l'emploi et de la personne et montrant comment ces trois dimensions s'articulent étroitement. Les trois chapitres suivants établissent un diagnostic de la situation et des évolutions récentes en abordant successivement la qualification de l'emploi, son évolution et sa composition, la qualification du travail et des contenus d'activité et celle des personnes. de leurs caractéristiques et de leur devenir. L'auteur y examine plus particulièrement le rôle des politiques publiques et les résultats des études prospectives réalisées dans ce domaine. Il propose enfin, dans les deux derniers chapitres, les grandes lignes d'une politique de la qualification. Cet ouvrage, concis et pédagogique, propose ainsi une explication claire de la notion de qualification. un diagnostic de la situation et des évolutions récentes du travail non qualifié, et les grandes lignes d'une politique de requalification du travail.
L'inventeur des villes est une promenade, un ensemble de déambulations urbaines qui oscillent entre histoire et philosophie, société, tourisme et souvenirs personnels. Certaines villes que vous arpenterez ici existent. D'autres n'existent pas. Certaines réflexions sont empreintes de réalisme, d'autres ne le sont pas du tout. Cependant, si vous aimez Genève, New York, Marseille ou Abidjan, si vous fréquentez ou avez fréquenté les rues de Puebla, Rome, Kuantan ou Miami Beach, si vos pas vous amènent toujours un carrefour plus loin, L'inventeur des villes va vite devenir votre meilleur ami. Don't hesitate, take a walk with life...
Révélé au grand publie en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là. En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées. La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.