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La mémoire vaine
Rosa Isaac ; Raynaud Vincent
BOURGOIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782267018240
Comment évoquer trente-cinq années de franquisme dans un roman sans tomber dans les clichés ? Comment faire bon usage de la mémoire et donner du sens à son récit ? Ce sont là les principales questions que se pose l'auteur et narrateur tout-puissant de La mémoire vaine, en un work-in-progress qui examine sur un mode tour à tour sérieux ou comique, dramatique ou ironique, les choix auxquels tout romancier actuel est confronté. Au centre de cette expérience de fiction éthique se trouve Julio Denis, professeur de littérature médiévale à l'université de Madrid disparu mystérieusement en 1965, dans un contexte d'insurrection étudiante brutalement réprimée. Face à lui se dresse la figure d'André Sánchez, meneur étudiant d'obédience communiste probablement disparu dans les sinistres geôles de la Direction générale de la sécurité. Que sont devenus ces deux hommes et que nous disent-ils sur l'histoire récente de leur pays ? Tout à la fois roman et réflexion sur le roman en train de s'écrire, La mémoire vaine est un formidable travail d'investigation historique et morale, mais aussi littéraire, dont le coeur est la mémoire, le respect de la mémoire.Dans cette oeuvre singulière, le travail sur la forme joue un rôle primordial, au travers de choix très forts qui engagent à la fois l'auteur et le lecteur qui acceptera de le suivre dans cette enquête. D'entrée, Isaac Rosa s'adresse à nous et nous propose de construire peu à peu une fiction qui s'affranchirait des poncifs du genre, nous signalant tous les écueils, essayant une solution puis une autre avant de trouver la bonne, avec ironie, inventivité et rigueur. La narration est éclatée, pleine de surprises, ludique et interrompue par divers protagonistes jamais nommés mais dont le témoignage est crucial (un ancien policier, un anarchiste victime de la torture, un exilé espagnol à Paris...). Rien n'y est jamais gratuit et, plus que des réponses, le livre pose des questions, son ton critique, parfois polémique, fruits d'une véritable exigence morale. Malgré une grande cohérence, cette vision reste ouverte et bénéficie de plus d'une écriture efficace et sobre, ainsi que d'une maîtrise rare pour un jeune auteur.Car Isaac Rosa fait preuve d'une grande maturité et parvient à créer un authentique «livre-monde» dont il est le créateur et le maître omniscient, celui qui fixe les règles et les change quand il le veut, jouant avec le lecteur, mais toujours dans le cadre de son questionnement. Et si l'auteur a un ton, une écriture et des obsessions bien à lui, il s'inscrit dans la lignée de très grands auteurs qu'il a certainement lus et compris tels que Sergio Pitol (pour sa méfiance systématique et son ironie), António Lobo Antunes (pour son rejet implacable de la dictature et de la torture), Javier Marías (et ses romans oxoniens) et surtout Vladimir Nabokov. Comme ce dernier, Rosa assume pleinement son statut de maître absolu du récit et réussit à ne jamais en être l'esclave mais, grâce aux pièges qu'il sème, aux nombreuses allusions et changements de cap, à conserver la bonne distance avec son roman, avec humour et ironie. Ce qui ne l'empêche pas de livrer des pages extraordinaires, proprement bouleversantes, sur la répression et la torture, des pages d'une justesse rare et d'une portée universelle, allant bien au-delà du contexte franquiste.
Dans ce coffret, vous trouverez : - Le mythique Maneki-neko, le chat qui apporte bonheur, richesse et prospérité. - Le livre de comptes à remplir pour gérer vos dépenses et concrétiser vos rêves les plus fous. A vous les dressings de rêve, les grands restaurants gastronomiques, roadtrips infinis et autres vacances à Bora-Bora en all inclusive !
Mauvaise surprise pour Isaac Rosa: un lecteur sans foi ni loi a mis la main sur son premier roman, La Malameinoria, et profite de sa réédition pour ajouter au texte ses critiques et autres sarcasmes, une attitude inacceptable pour l'écrivain. La Malamemoria narre les mésaventures de Juliân Santos, quadragénaire madrilène cynique et désabusé, professeur de lycée et nègre pour le compte de seconds couteaux du régime franquiste. Santos est engagé par la veuve de Gonzalo Marinas, un homme d'affaires qui vient de se suicider, dans le but de rédiger les Mémoires de son défunt époux. Sur fond de transition démocratique en Espagne, ses recherches le conduiront en Andalousie, dans un mystérieux village oublié. Il renouera avec son propre passé, tout aussi trouble. C'est précisément cette réflexion sur la mémoire qu'attaque avec une joyeuse férocité le lecteur "pirate" de La Malamemoria, administrant à son infortuné auteur une magistrale et hilarante leçon qui pourrait fort bien s'appliquer à de nombreux autres livres sur le même sujet.
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Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.
Résumé : L'Art de porter l'imperméable, ce sont treize variations tragicomiques autour de la relation amoureuse et de la filiation pour tenter de répondre à cette question : "Ai-je pu rendre quelqu'un heureux ? " De la naissance du sentiment amoureux à la décrépitude du couple et à sa fin annoncée, en passant par l'amour filial et le désamour de soi au travers de la recherche de sa propre (f)utilité, Sergi Pamies s'empare de cette thématique du désespoir avec douceur, drôlerie et finesse. L'Art de porter l'imperméable, c'est aussi un retour dur l'enfance et l'adolescence de l'auteur au coeur d'une famille dédiée au militantisme politique, entre la Catalogne et la France, avec Jorge Semprun en figure de proue de ses célèbres parents. Sous la plume de Seri Pamies, l'impérméable devient la panoplie de la révolte, "l'uniforme informel de la dissidence chic".
Résumé : Tobias Martins arrive dans l'archipel de Fernando de Noronha avec un but précis : il doit concevoir et rédiger un guide de voyages afin d'attirer de nouveaux touristes vers cette destination de rêve. Car ces îles sont l'un des secrets les mieux gardés du Brésil. Situées au milieu de l'Atlantique, dans la zone intertropicale, elles constituent une superbe réserve naturelle et un paradis pour les amateurs de surf, de plongée et de sports marins. Accompagné de sa playlist aux rythmes de samba et de bossa-nova, Tobias nous fait découvrir les paysages somptueux de l'île principale ; mais il ne tarde pas à comprendre également que, derrière la carte postale, se cache un monde bien plus complexe et dangereux. Une avarie sur l'avion qui relie Fernando de Noronha au continent, un double crime dont le mobile reste obscur, et la menace d'une gigantesque vague déferlante suffiront à montrer une fois de plus aux touristes - et à Tobias - que sous ces joyeux tropiques, les frontières entre fête, rêve et enfer ne sont jamais bien définies.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.