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HISTOIRE DES CATHARES. Hérésie, Croisade, Inquisition du XIème au XIVème siècle
Roquebert Michel
PERRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782262012687
De 1970 à 1998, en cinq volumes et près de 3000 pages, Michel Roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l'Inquisition, correspondance des papes, des rois et des Grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre. Ce travail de trente années appelait naturellement une histoire générale en un seul volume qu'espéraient les fidèles de Michel Roquebert et plus encore tous ceux qui ont reculé devant la dimension et l'étalement dans le temps des cinq tomes précédents. Voici donc enfin cette Histoire des Cathares tant attendue, couvrant plus de trois siècles. Elle raconte : 1) L'hérésie, sa nature exacte, son essor dans l'Europe entière et les raisons de son développement particulier dans les Etats du comte de Toulouse et des vassaux correspondant aujourd'hui, en gros, aux régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ; 2) La Croisade, lancée en 1209 par le pape Innocent III dont la chute de Montségur en 1244 apparaîtra comme l'aboutissement ; 3) L'Inquisition, fondée en 1233 à Toulouse, pour éradiquer définitivement le christianisme dissident dont elle ne viendra totalement à bout que dans le premier quart du XIVe siècle.
Il s?appelait Domingo de Guzmán y Aza. Il était né vers 1170 dans un village perdu de Vieille Castille. Douze ans après sa mort, survenue en 1221 à Bologne en Italie, il fut canonisé, et devint dès lors saint Dominique, l?une des figures majeures de toute l?histoire de l?Eglise catholique. En historien « non engagé », mais passionné par son sujet, Michel Roquebert a suivi, à travers une fidélité rigoureuse aux sources historiques, la destinée d?un homme à l?intelligence fulgurante et à la volonté prodigieuse, aux prises avec la plus grave crise spirituelle qu?ait connue l?Eglise avant la Réforme.
Du XIe au XIVe siècle, la chrétienté médiévale fut traversée, des Balkans à la Champagne, de l'Italie et du Languedoc à la Flandre et à la Rhénanie, par un vaste courant religieux. L'histoire connaît cette hérésie sous le nom de catharisme. Ses adeptes imputaient la création du monde visible non point au "bon" Dieu, mais à un principe mauvais qui, en créant l'univers matériel et le temps qui corrompt toute chair, a permis au mal de se manifester par la souffrance et par la mort. Ils se proclamèrent chrétiens, mais le dualisme sur lequel reposait leur foi les fit accuser d'être de "nouveaux manichéens'. Ce fut à ce titre qu'ils furent persécutés jusqu'à leur éradication complète, leur dogme constituant pour l'Eglise un danger évident. On ne les a longtemps connus que par les écrits de leurs adversaires. Or la découverte de textes authentiquement cathares a permis d'avoir une vue plus juste des choses. Michel Roquebert se penche sur leur foi elle-même, comme sur les pratiques qui l'accompagnaient, en les comparant point par point à l'orthodoxie catholique. Biographie de l'auteur Michel Roquebert, spécialiste reconnu du catharisme, a notamment publié une Histoire des cathares qui fait autorité."
Jouant sur la plasticité du mot " figure " (de proue, de danse, de style, etc.), le présent ouvrage offre 17 chapitres qui sont autant de clés pour pénétrer dans le vaste domaine que le biographe de Simon de Montfort ou de saint Dominique explore depuis de nombreuses années. Du testament d'un hobereau " hérétique " aux pérégrinations de deux soeurs traquées par l'Inquisition, de l'attaque d'une abbaye pour libérer le parfait cathare qui y est détenu, aux raisons qui ont conduit le très catholique roi d'Aragon à combattre aux côtés des protecteurs de l'hérésie, des mythes bibliques dont s'est nourri le catharisme à l'exil en Lombardie des Languedociens qui fuyaient la persécution, sans oublier le vaste clan nobiliaire qui régna quarante ans sur Montségur, autant de regards jetés sur le drame occitan du xiiie siècle. Mais aussi, et surtout, autant d'occasions de s'immerger dans le vécu quotidien de ceux qui, de l'humble bouvier au grand seigneur, en furent témoins, acteurs ou victimes. Spécialiste incontesté du catharisme, auquel il a consacré toute son oeuvre, Michel Roquebert a publié de nombreux ouvrages chez Perrin, notamment L'Epopée cathare en cinq volumes, qui a fait, et fait encore, date.
Simon de Montfort est l'une des figures les plus controversées du Moyen Age. L'homme a laissé à l'histoire le souvenir cruel de l'Inquisition dirigée contre les « ennemis de l'intérieur », hérétiques cathares et albigeois dénoncés par le Saint Siège dans le comté de Toulouse et les principautés voisines. Montfort, qui a pris la croix en 1209, ne vit que les neuf premières années de cette guerre qui devait en durer vingt: il mourut en 1218, la tête fracassée par un boulet de catapulte, alors qu'il assiégeait Toulouse. Mais ces neuf années auront compté: face à des adversaires infiniment supérieurs en nombre, il déploya à l'échelle de tout le pays une stratégie de conquête d'une redoutable efficacité. En effet, rien ne put faire obstacle à ses desseins, pas même d'ailleurs le pape Innocent III, qui, à maintes reprises essaya de tempérer les ardeurs de ce conquérant trop zélé. Avec la bénédiction de l'Église, il est vrai, il mit à mort plusieurs centaines d'hommes et de femmes hérétiques, fit pendre ou égorger les chevaliers insoumis quand il ne suppliciait pas lui-même ceuxqui l'avaient trahi.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.