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Derniers visages des dieux d?Egypte. Iconographies, panthéons et cultes dans le Fayoum hellénisé des
Rondot Vincent ; Choimet Henri ; Devauchelle Didie
SUP
30,00 €
Épuisé
EAN :9782840508571
En un siècle, les fouilles officielles ou clandestines dans la province égyptienne du Fayoum ont produit un nombre important de tableaux de bois pris dans un cadre et peints de divinités. Nous disposons aujourd'hui d'un corpus d'une cinquantaine de ces tableaux, complets ou fragmentaires. Ils sont contemporains des portraits de momies dits " du Fayoum ", et autant qu'on puisse en juger, ont été peints au IIe siècle de notre ère. Ces tableaux sont précieux pour l'histoire de l'art car ils offrent un témoignage exceptionnel sur la peinture de chevalet telle qu'elle était pratiquée dans le monde gréco-romain, et dont nous percevons l'importance grâce aux sources littéraires classiques (Pline l'Ancien en particulier) consacrées aux chefs-d'?uvre des grands maîtres disparus. Du point de vue de l'archéologie égyptienne, ils nous renseignent sur des changements profonds dans la forme donnée aux cultes et aux rituels des temples, puisque ces tableaux fonctionnent à la manière d'icônes. Ils montrent également - et surtout peut-être - comment une religion aussi ancienne que la religion égyptienne, et aux codes de représentation aussi contraignants que le canon pharaonique, a finalement pu accepter que l'hellénisme vienne changer radicalement l'iconographie trois fois millénaire de ses dieux, transformant Sobek de profil et à tête de saurien en un personnage barbu tenant son crocodile sur les genoux, tel Zeus son foudre. Pour la première fois, ce corpus est présenté ici de manière raisonnée, avec photographie couleur et fac-similé (Henri Choimet), ainsi qu'une description puis une analyse iconographiques. C'est ainsi que plusieurs panthéons se dessinent, celui de l'antique Egypte côtoyant désormais celui des dieux du monde gréco-romain ou encore celui de divinités adorées par une nation (les Arabès des textes grecs ?) installée sur son territoire.
Résumé : Il y a deux cents ans, Jean-François Champollion pouvait annoncer au monde abasourdi qu'il avait percé le secret des hiéroglyphes. Autodidacte de génie, né dans une famille pauvre, il allait permettre de découvrir une civilisation qui depuis des siècles nous restait incompréhensible. Comment réussit-il cet exploit inouï, quels furent les obstacles, dans quel contexte ? Cet ouvrage passionnant comme un roman le dévoile, à l'occasion du bicentenaire de cette découverte. Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion présente à l'Académie sa Lettre à Monsieur Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques, texte fondateur du déchiffrement des hiéroglyphes. Pour célébrer ce bicentenaire, le Louvre-Lens, dans une exposition très grand public riche de documents et de chefs-d'oeuvre, retrace la carrière, les intuitions fulgurantes, les luttes aussi de cet autodidacte de génie. Champollion n'a pas encore huit ans lorsque Bonaparte engage sa campagne d'Egypte : l'expédition militaire, on le sait, se double d'une entreprise scientifique, dont la Description inaugure incontestablement le dévoilement - qui sera fulgurant désormais - d'une civilisation jusque-là enfouie dans la mythologie classique, les images bibliques et la fabrique plus ou moins consciente du " mystère ". L'entreprise de la publication de la Description de l'Egypte est exactement contemporaine des travaux de Champollion. Champollion a des alliés, des soutiens, des mentors, mais il a aussi des opposants, des concurrents et des ennemis, dans les cercles des pouvoirs scientifiques comme politiques. Ces oppositions, ces concurrences et ces inimitiés ne sont pas que politiques ou institutionnelles ; elles sont à la mesure du risque que représente un tel champ de recherche, ni plus ni moins que de remettre en cause la chronologie antique sur laquelle le monde - et pas seulement l'Eglise - règle sa marche. L'exposition comme le livre nous font cheminer vers ce dévoilement qui reste à jamais un moment exceptionnel de l'humanité : la compréhension de l'écriture des anciens Egyptiens.
Gasse Annie ; Rondot Vincent ; Lecler Alain ; Cala
Séhel, une des plus vastes parmi les îles situées au sud d'Assouan, au c?ur de la première cataracte du Nil, porte, sur les gros blocs de granit qui occupent sa moitié méridionale, une grande quantité d'inscriptions. Très tôt l'intérêt des archéologues s'est porté sur ces textes souvent aussi difficiles à lire qu'ils l'ont été à graver. Lepsius, Mariette et Brugsch furent les premiers à faire connaître ces documents dont l'intérêt historique est considérable. Toujours à la fin du XIXe siècle, Jacques de Morgan et son équipe entreprirent la description systématique des sites et monuments de l'Égypte en partant de la frontière sud du pays. Séhel figurait, bien sûr, au premier rang de leur programme. Ils copièrent quelque 230 inscriptions et leur publication, en 1894, exemplaire pour l'époque, reste jusqu'à nos jours l'unique référence. Depuis, plusieurs égyptologues se sont intéressés ponctuellement à ces textes; il faut citer en premier l'infatigable inspecteur du Service des antiquités égyptiennes que fut Labib Habachi. Les auteurs de la présente publication, quant à eux, ont consacré plusieurs campagnes aux relevés épigraphiques, photographiques et topographiques des inscriptions de Séhel. Aux textes rassemblés dans l'édition de Morgan, ils ont pu en ajouter plus de 300 qui avaient échappé à la sagacité des prédécesseurs et dont la grande majorité appartient à l'Ancien Empire. Les lectures et copies anciennes ont été systématiquement vérifiées et corrigées si nécessaire. A Séhel, l'Ancien Empire est particulièrement présent, grâce à des textes qui font essentiellement allusion aux notables de la province. Au Moyen Empire, ce sont surtout les expéditions nubiennes des souverains, notamment Sésostris III, qui sont commémorées dans le granit de l'île. La période la plus abondamment représentée est le Nouvel Empire. Alors, sous l'égide des vice-rois de Kouch, les échanges avec la Nubie s'intensifient; les grandes villes de l'Empire envoient des expéditions importantes à Assouan pour quérir le granit indispensable à l '?uvre architecturale. Le culte de la déesse Ânouqet, maîtresse de Séhel, se développe de façon qu'un sanctuaire attire nombre de pèlerins célèbres. Les dernières époques de l'histoire égyptienne, si elles sont quantitativement minoritaires, sont illustrées par quelques inscriptions remarquables au premier rang desquelles il faut citer la stèle de la Famine, donnée ici pour la première fois en fac-similé. Dans le présent ouvrage, chaque inscription est documentée par une photographie, un fac-similé (si nécessaire), une copie autographiée, une bibliographie et une traduction. Des plans clefs situent chaque document dans l'espace. Sept indices enfin permettent un accès rapide aux informations.
Cet album présente les chefs-d'oeuvre de l'exposition du Louvre consacrée aux Pharaons noirs, " Pharaon des Deux Terres ". Une synthèse en une cinquantaine d'illustrations, présentées par les meilleurs égyptologues. Qui étaient ces " Pharaons noirs ", fondateurs de la XXVe dynastie, qui réunifièrent la Haute et la Basse Egypte et dont le front s'ornait non pas d'un mais de deux cobras pour symboliser l'exploit d'avoir uni toute la vallée sous leur seul commandement ? Autour de la figure de Taharqa, le plus célèbre d'entre eux, roi visionnaire, guerrier et bâtisseur, " Pharaon des Deux Terres ", le Louvre organise une exposition spectaculaire. Cet album permet de découvrir, en une cinquantaine de pièces incomparables, les chefs-d'oeuvre de l'exposition. Une plongée merveilleuse au coeur de la XXVe dynastie.
Sous la robe, point de sexe" dit le célèbre adage, et pourtant... Aujourd'hui, plus de la moitié des avocats en France sont des femmes. La progression s'est accélérée ces dernières années : en neuf ans, leur effectif a augmenté de plus de 50 %. Une répercussion logique lorsque l'on sait que sept élèves sur dix dans les écoles de formation du barreau sont des femmes. Pourtant, c'est seulement en 1900 que plaide une femme pour la première fois. Les caricatures misogynes de l'époque foisonnent, moquant des femmes en porte-jarretelles et corset dans des profession d'homme. Il faut attendre un siècle, en 1998, pour qu'une femme soit élue bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris ! La magistrature, elle, ne s'ouvre au principe d'égalité qu'après la Seconde Guerre mondiale. En 2003, la féminisation atteint un sommet avec plus de 80 % de représentation féminine à l'Ecole nationale de la magistrature. Signe d'une évolution remarquable, cette entrée en masse des femmes au sein du monde juridico-judiciaire interroge. Avocat, conseiller, greffier, gardien de la paix? qui sont ces femmes qui, chacune à leur manière, oeuvrent pour un meilleur exercice de la justice ? A travers le portrait et le témoignage d'une centaine d'entre elles, cet ouvrage révèle une justice incarnée, vibrante, terriblement humaine. Des femmes qui n'hésitent pas à prendre la parole et exprimer librement leur ressenti et la vision qu'elles ont de leur métier, de leur pouvoir aussi. Des femmes remarquables, passionnés et passionnantes, qui s'exposent telles qu'elles sont.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...