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Ce que je crois
Romilly Jacqueline de
LGF
8,80 €
Épuisé
EAN :9782253175353
Extrait VOIR LA LUMIÈRE Je crois d'abord que la vie est belle et mérite d'être aimée. Cela ne veut pas dire que tout y soit rose. Mais ce qui me choque est que l'on n'en poursuive pas les beautés, obstinément. On pourrait croire qu'une telle attitude va de soi : je m'aperçois qu'elle est, au contraire, de moins en moins répandue. Parce que l'on blâme la société, parce que l'on sent tout ce que le monde a d'absurde, parce que l'on doute de pouvoir jamais communiquer avec plénitude, on désespère - ou bien, en langage plus moderne, on est dégoûté. Et le bonheur se confond alors avec un confort bourgeois dont on ne veut plus. Les héroïnes d'Anouilh et les héros de Montherlant, avec leur refus du bonheur, les personnages de Ionesco, aux prises avec une illusion toujours folle et toujours déçue, sont le symbole de ce dégoût. L'alibi de la drogue et du bruit en sont sans doute les effets ; le goût de la violence aussi. Et parler du bonheur de vivre paraît à beaucoup une offense contre la souffrance d'autrui. J'aurais pu céder, moi aussi, à cette amertume. J'ai eu ma part, et bien comptée, des malheurs du temps. J'ai perdu mon père dans la première guerre, qui a tué également et le frère de ma mère et le frère de mon père. J'ai vécu la seconde guerre - et, qui plus est, comme Juive. J'ai compté dans ma vie privée pas mal de déboires, dont beaucoup étaient la conséquence indirecte de la guerre. Je me suis passionnée pour mon métier de professeur ; et on me l'a ruiné entre les mains, à coups d'attaques et de réformes. Quant au grec qui m'est si cher, je l'ai vu, après une carrière tout entière consacrée à le diffuser, brusquement écarté des études, pour des raisons, ici encore, que l'on disait liées aux difficultés du temps. De tout cela je ne me plains pas outre mesure. Je sais qu'il en est toujours ainsi. La vie est toujours difficile. Les bonheurs s'y doublent de leur contrepartie de souffrance, en sorte que les lots, pour finir, semblent équivalents : si l'on a la chance d'avoir une famille, qui vous aide et vous entoure, on doit à son tour l'aider à supporter ses épreuves diverses ; si l'on a la chance d'avoir des enfants, avec toutes les joies qu'ils vous donnent, on est exposé aux déboires qu'ils risquent de vous apporter, quand ils sont malades, quand ils rencontrent des échecs, quand ils se retournent contre leurs parents. Toutes les passions vous enrichissent mais vous usent. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Quant aux désordres du temps, je voudrais bien savoir quelle génération y a jamais échappé. Un de mes étudiants, lors de la guerre d'Algérie, se plaignait d'appartenir à une génération si lourdement éprouvée : je lui racontais les crises de l'avant-guerre, l'instabilité d'une paix menacée, la guerre... Tous les temps sont des temps de désordre ; et la paix est toujours à venir, de même que la prospérité. Un jour, je regardais un rocher tout juste couvert par la mer et auquel s'accrochaient des algues. Les pauvres algues ! La vague montait puis redescendait, les tirant brutalement vers le bas, tordues, presque arrachées, et les laissait à sec. Puis la vague remontait, et, aussitôt projetées vers le haut, elles se rouvraient dans la mer, pour un instant. Et je me disais : pour nous, il en est ainsi. Cela tire, mais nous tenons ; cela continue indéfiniment, mais, à chaque instant, on peut à nouveau s'épanouir et reprendre force. La vie est ainsi, et pourtant je l'aime. Ma vie a été ainsi, et pourtant j'ai été heureuse. Encore maintenant, au plus fort des fatigues et des soucis, des joies ne cessent d'y éclore. Les Grecs, je crois, m'ont aidée à préserver ces joies. Car ils ont eu, précisément, le courage d'aimer la vie et le bonheur, sans pour autant embellir les choses, sans jamais perdre de vue les cruautés de l'existence, tout au contraire. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Elève de Périclès, ami des sophistes, protégé de Socrate, Alcibiade était promis à une carrière pleine d'honneur, de succès et de gloire. Elle fut auréolée de scandales, de manipulation et autres trahisons qui eurent raison de sa popularité, de sa vie et surtout de la démocratie athénienne. Alcibiade était beau, riche et intelligent. Son ambition ne connaissait aucune mesure. D'Athènes à Sparte en passant par la Perse, il fut au centre de la vie politique de la fin du Ve siècle avant J.-C. Dans un style élégant et limpide, Jacqueline de Romilly relate les péripéties de son héros ambitieux, séduisant et opportuniste, et dénoue les intrigues stupéfiantes qui ont émaillé son bref parcours politique.
Résumé : L'Iliade et l'Odyssée sont les premières oeuvres écrites de la littérature grecque. Elles se sont d'emblée imposées à l'admiration de tous et leurs héros sont devenus des personnages familiers à tous. Cet ouvrage interroge la place si particulière que cette ?uvre occupe dans notre histoire en analysant les conditions de sa genèse et les raisons littéraires d'un plaisir de lecture toujours renouvelé.
Tous les grands auteurs du "siècle de Périclès" ont été les disciples de ces maîtres d'un nouveau genre que furent les sophistes. Avec la rhétorique, ceux-ci ont offert un enseignement nouveau. Ils ont développé l'art de raisonner. Ils ont aussi ouvert la voie à toutes les formes de la libre pensée. Trop souvent attaqués et malmenés par une tradition ingrate, il fallait rendre aux sophistes et leur place et leur rôle dans la formation de la culture occidentale. Jacqueline de Romilly s'y emploie dans ce texte brillant et rigoureux qui montre l'influence considérable qu'ils exercèrent sur le développement intellectuel de l'Athènes du Ve siècle avant J.-C.
A travers la lecture des grands écrivains grecs, Jacqueline de Romilly nous fait mieux comprendre la théorie de la grandeur de l'homme qui apparaît, pour la première fois, au Ve siècle avant J.-C. à Athènes. Les Grecs de l'Athènes antique ne sont pas des optimistes béats. Ils sont parfaitement conscients des défaites, des malheurs, des souffrances auxquels l'humanité est exposée. Le lumineux mérite de la pensée grecque d'alors est d'avoir eu le désir passionné de se vouer à un idéal supérieur qui serait quelque chose de durable et de beau. Le sens de la grandeur humaine est un but, une conquête, un effort toujours renouvelé auquel un homme digne de ce nom doit consacrer toutes ses forces.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Présentation de l'éditeur « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un vieil homme qui se tue à la mort de son chien. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, de La rêveuse d'Ostende et d’Odette Toulemonde, Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.
Perrault Charles ; Lezin Emmanuelle ; Grossir Clau
Résumé : Il était une fois un Petit Chaperon rouge, un bûcheron et une bûcheronne, un gentilhomme... Il était une fois des ogres, des loups, des fées et des citrouilles... Il était une fois une chevillette et une bobinette, une soeur qui décidément ne voyait rien venir... Il était une fois six contes entre épouvante et merveilleux, entre terreur et féerie. Six contes à lire et à relire pour rêver ou pour frissonner. - le texte intégral annoté de six contes : Le Petit Chaperon Rouge, La Barbe Bleue, Le Chat botté, Les Fées, Cendrillon et le Petit Poucet, - des questionnaires au fil du texte, - des documents iconographiques exploités, - une présentation de Perrault et de son époque, - un aperçu du conte, - un groupement de textes : "Les contes d'hier et d'aujourd'hui" .
Flaubert Gustave ; Robinot-Bichet Marie-Hélène ; S
Résumé : Félicité, orpheline, fille de ferme trahie par son amoureux, a derrière elle un passé de misères et de douleurs lorsque Mme Aubain l'engage comme servante. Le bonheur est au rendez-vous de cette rencontre, mais bientôt Félicité doit affronter de nouvelles épreuves. Seul soutien dans ses malheurs, Loulou, son perroquet...
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.