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Pré(-)textes. Poétique d'une déconstruction
Romanski Philippe
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782757407790
L'on trouvera à chaque page de cet ouvrage le désir de mettre en lumière le lien entre littérature(s) et philosophie(s), en essayant de "lire la littérature en philosophe" et de "lire la philosophie en littéraire". Si beaucoup de critiques ont glosé sur ce qu'était la dé-construction ou ce que signifiait lire en déconstructionniste, l'auteur joint ici le "geste à la parole". Pré(-)textes est non seulement un ouvrage sur la déconstruction, mais c'est aussi un livre de déconstruction, un texte qui met en scène la déconstruction en tant qu'elle est acte de lecture toujours unique et toujours à recommencer. Il s'agit, en d'autres termes, d'une défense et illustration d'une sorte de "méthode" ou de dispositif qui cherche à mettre en relation (et en écho) des textes pris dans différentes traditions, langues et périodes. C'est aussi une déclaration d'amour faite à la littérature, à la philosophie, à la langue, aux langues, aux textes et à ceux qui les lisent et les relisent.
Repéré par Julien Gracq et André Breton, Stanislas Rodanski (1927-1981) fait partie des marges du surréalisme, de ces figures extrêmes qui en posent naturellement les jalons. Ce recueil est constitué de poèmes écrits entre 1946 et 1952, presque tous inédits, qui offrent la découverte du poète après celle du Rodanski écrivain "surréaliste" . Ici, il arpente en veilleur un territoire froid et nocturne. Dans son paysage intérieur sont dressées des phrases-lanternes auprès desquelles il revient pour relancer son discours et réchauffer sa flamme. Rodanski suit les mots tout en disant "je suis les mots" , utilise les paradoxes et les antithèses pour forcer le langage, pour trouver la voie de l'être et le "cours de la liberté" . Chez lui la folie est devenue une "vertu morale" et Rodanski se réclame du "fanal de Maldoror" tout en marchant dans les pas de Nerval. Son univers poétique s'étend du romantisme allemand de Novalis et de Hölderlin au panthéon surréaliste avec lequel il dialogue (allusions à Breton, Sade, Vaché, Jarry, ou Rimbaud) dans un style unique, cristallin, où pointe un humour noir et désespéré.
Les jours repassaient un film projeté sur la trame de mon esprit jusqu'au bout du rouleau." Ce film auquel Stanislas Rodanski a en effet assisté jusqu'au bout, on en trouvera ici les traces, les fondus-enchaînés, et même les chutes et les rushes: non seulement l'extraordinaire série B que constitue La Victoire à l'ombre des ailes, mais à travers récits, manifestes solitaires et rêves, l'histoire d'une conscience survivant à son horizon perdu. Traversant le surréalisme, consumant à toute allure les mythes et l'imagerie, les écrits éclatés ici réunis brillent d'un étrange éclat. Fruits d'une expérience rebelle et terriblement rigoureuse, ils produisent dans notre époque, et avec elle, avec son matériau, un écho nervalien, que tous ceux qui l'ont entendu trouvent inoubliable.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.