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Des gens sans importance
Romanov Panteleïmon ; Jurgenson Luba
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846790277
A la gare c'était la cohue et l'agitation. une queue se forma devant la caisse. Le hall résonnait de cris et de pleurs de nourrissons... "Regardez-moi cette foule. Comment peut-on acheter son billet? Des tas de mômes, carrément. Là-bas il y a une vieille peau, avec un bébé elle aussi. Pouah! Il y en a un qui s'est laissé tenter, faut être dingue! - Aujourd'hui on n'y regarde pas. - Prends un bébé, mon bonhomme, tu pourras passer devant, fit une bonne femme, propriétaire de deux nourrissons. - Ah, bordel... Je suis bien obligé. Combien que ça coûte? - C'est partout le même prix, quatre mille..." Panteleïmon Romanov est un des rares écrivains russes à avoir créé une gamme aussi étendue de perceptions et de sentiments. Avec une étonnante perfection il manie différents styles d'écriture: parfois on croit reconnaître Anton Tchekhov dans ses descriptions de la nature, des amours impossibles, parfois Mikhaïl Zochtchenko dans les scènes à la gare, dans une file d'attente devant une boutique vide... Ces nouvelles insolites, tantôt drôles, tantôt tragiques, sont unies par le même thème l'ambiance des années vingt en Russie. Néanmoins. les problèmes abordés sont actuels: les troubles économiques, la spéculation, la remise en question des valeurs morales.
Résumé : Du bel été au sombre hiver, tissés de joies minuscules et de douleurs irréparables, les jours s'égrènent pour l'humble servante dans les villes un peu hostiles qu'il faut apprivoiser, pour sa famille paysanne dans le hameau où l'on revient toujours malgré tout. Mais où Maria peut-elle puiser tant de force et tant de richesse intérieure, elle qui a reçu si peu des autres et de la vie ?La narratrice est liée à sa servante par des affinités profondes, et par son admiration pour l'inépuisable bonté de ce coeur généreux. Leurs deux voix s'entremêlent tout au long d'un récit écrit dans le langage simple et juste des gens simples et justes.
Ces nouvelles forment la suite naturelle du premier recueil " Des gens sans importance " qui nous avait fait découvrir une ?uvre fondée sur l'observation tendre et subtile des " petites gens ". " Des gens désenchantés " nous font retrouver Romanov le sceptique et des personnages pas plus radieux, plus sombres même. Plus féroces aussi, mais de cette férocité des pauvres à vouloir vivre. Pas des héros, pas encore des victimes mais des gens simples qui vont se trouver confrontés à une réalité où, l'absurde se transforme peu à peu en oppression rampante, puis en terreur. Mais la tendresse et l'humour auxquels Romanov nous a habitués, tamisent tes éclairages trop violents. Avec la force étonnante d'un observateur perspicace, ironique et lucide Romanov pratique ici l'art du portrait : l'âme humaine est mise à nu, examinée scrupuleusement au prisme du changement que connaît la Russie après ta révolution.
Claude Romano enseigne la philosophie à Sorbonne-Universités et à l'Australian Catholic University de Melbourne.4e de couverture : L'Odyssée, le plus ancien poème de la culture occidentale, met en scène la métamorphose qui change Ulysse en lui-même sous les yeux dessillés de ceux qui échouaient jusque-là à le reconnaître. Ulysse constitue ainsi la première d'une longue série de figures donnant corps à cette opération mystérieuse : le passage de l'existence en régime d'obscurité à l'existence «en personne», dans une forme de vérité. Que signifie un tel passage ? Comment s'opère cette transition ? Quelles formes cette idée d'existence en personne a-t-elle pu revêtir dans la pensée occidentale ? Claude Romano interroge les sources, y compris lointaines, de cette idée d'«existence en vérité» telle qu'elle sous-tend notamment l'idéal moderne d'authenticité personnelle, en retraçant la généalogie de cet idéal et en exhumant certaines de ses formes plus anciennes. Chemin faisant, le lecteur découvre différents types et régimes de discours, philosophique, mais aussi théologique, spirituel, rhétorique, littéraire, esthétique. Romano esquisse ainsi une histoire de la philosophie occidentale aux contours bien différents de ceux qu'on lui prête généralement : à l'écart des grandes métaphysiques du moi et de la subjectivité, il emprunte les chemins de traverse d'une enquête sur les formes de vie et les modes d'existence.
Romano Lalla ; Pastureau Jean ; Pastureau Marie-No
Résumé : Le fascisme, la guerre, l'hiver, la neige. Un groupe de pauvres maisons perdu dans la campagne piémontaise et entouré d'un mur d'enceinte. Un homme blessé qui y a trouvé refuge et deux femmes qui se relaient à son chevet, un second homme parfois, et puis toute une petite communauté. Mais ce huis-clos-là n'est pas un enfer où l'on s'entredéchire à coups de vérités impitoyables. C'est, en dépit des déracinements et des malheurs du temps, un fragile paradis où le silence, pour les quatre protagonistes, a plus de poids et de prix que les mots.
Roman à trois voix, "Exils africains" évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.
La mondialisation urbanise le monde. La ville, qui devient l'écosystème majeur de l'humanité, est le grand chantier du XXIe siècle. L'histoire a légué à chaque peuple un patrimoine de villes qui forment l'armature des nations, mais la mue en cours dans l'habitat humain provoque aujourd'hui une refondation générale du fait urbain. Evolution quantitative sans précédent, et transformations qualitatives impérieuses, se combinent pour faire de la ville l'enjeu capital de l'humanité mondialisée. Au lendemain de Rio + 20, la France et le Brésil sont bien placés pour explorer ensemble cette problématique, chacun apportant une vision et une capacité originales. La ville intelligente qu'il s'agit d'imaginer et de construire devra, pour être durable, à la fois procéder des choix venus de sa population et découler d'une ingénierie sophistiquée mobilisant des centaines de métiers, tout en s'ajustant de manière évolutive aux transformations constantes de son environnement. Les réflexions réunies dans le présent livret explorent comment l'accès à l'autre, concrétisé par la coopération entre deux pays aussi dissemblables que la France et le Brésil, est la matrice même de conception de ce qui est en jeu, à savoir une urbanité de la relation créative durable.
C'est dans le grenier de la maison familiale, au fond d'un coffre fermé depuis longtemps que Miguel Haler et les siens ont découvert, il y a quelques années, cinq carnets manuscrits. Ils avaient été rédigés par le grand-père paternel, sur le front et précieusement gardés, puis oubliés... Retrouvant ainsi son aïeul, disparu depuis longtemps, Miguel Haler a décidé de le faire revivre par l'écriture. Ces phrases et ces mots, simples et forts, écrits par le simple ajusteur devenu soldat et malgré lui chroniqueur de l'indicible, ont été ici repris par l'écrivain, son descendant. Miguel ne réécrit pas mais accompagne ce qui est déjà écrit, précisant les lieux et les situations, se glissant ainsi dans la peau de celui qui combat et souffre. Moi, Joseph l'Alsacien est ainsi devenu la chronique journalière, remaniée et enrichie, humaine et humaniste, de celui qui, au soir de sa vie, était appelé affectueusement "Pépé piquant"...
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.