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Penser global ? Dix variations sur un thème
Revel Jacques ; Romano Antonella
EHESS
26,80 €
Épuisé
EAN :9782713233739
Penser global est à l'ordre du jour. Depuis les années 1990, une production massive y a répondu, sans qu'une formule stabilisée, ni même une version dominante ne puissent être considérées comme acquise en termes de méthode, moins encore un cadrage théorique. Les approches globales demeurent un chantier largement ouvert et qui ne cesse de se transformer. Ce volume n'entend pas ajouter une définition à celles qui ont été proposées. Fidèle au projet d'"Enquête", à partir de quelques expériences de recherche, il vise plutôt à mieux saisir ce que peuvent être pour les sciences sociales les enjeux et les effets d'appropriation d'une notion, le global, qui est à la fois spatiale (par rapport à d'autres échelles d'analyse) et conceptuelle (par rapport à d'autres termes en usage dans nos disciplines, tels ceux de généralité ou d'universalité). Quels éclairages est-elle susceptible de nous apporter ? Quelles opérations rend-elle possibles ? Que gagne-t-on à la mobiliser ?
Résumé : L'?uvre de Fernand Braudel a influencé et continue d'influencer des générations d'historiens. Les contributions de Maurice Aymard, Yves Lacoste, Jean-Claude Perrot, H.R. Trevor-Roper, Immanuel Wallestein, parmi d'autres, révèlent toute sa fécondité. L'ensemble est présenté par Jacques Revel, président de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
Dans le paysage intellectuel français comme dans son dispositif académique, l'Ecole des hautes études en sciences sociales est un lieu d'expérimentation et une institution à part. Née en 1975, mais héritière de la VIème Section de l'Ecole pratique des hautes études (sciences économiques et sociales) créée en 1947, elle s'est transformée, de débuts précaires, en une institution intégrée, puissante et visible. Fédérant, dans une diversité théorique assumée, des démarches, des thématiques, des disciplines et des trajectoires individuelles plurielles, l'Ecole s'est assigné, dès l'origine, un programme de connaissance du monde social qui lie une double réflexion sur le contemporain et sur ses enracinements historiques. Eclairer des conjonctures de recherches, celles des fondations comme celles des redéfinitions actuelles, rendre compte des pratiques du travail des sciences sociales et attester d'un projet intellectuel collectif, tels sont les desseins de cet ouvrage. Il témoigne des va-et-vient entre les disciplines, les procédures et les objets, et des cheminements des savoirs, faits de partages et de confrontations, qui permettent de mieux comprendre notre présent.
Cet ouvrage présente le pas à pas de la construction d'un modèle très simple de four à bois traditionnel. Avec ce four efficace et durable, édifié en quelques semaines pour un budget réduit, vous serez à même d'obtenir des pains savoureux. Vous trouverez ensuite un mode d'emploi détaillé de votre nouvel outil, permettant son utilisation optimale en répondant à bien des questions (quel bois choisir? comment allumer son feu? comment l'entretenir?...). Enfin, un choix de recettes vous révélera les secrets de la préparation du pain et les étonnantes possibilités de la cuisine au four à pain. Ce livre sera l'ami de tous les apprentis boulangers-maçons!
Jacques Revel joua notamment un rôle majeur dans l'introduction de la microstoria italienne en France. Directeur des Editions de l'EHESS puis président de l'EHESS pendant près d'une décennie (1995-2004), il bénéficia d'une place de choix pour enregistrer les mouvements qui affectèrent les sciences sociales à partir des années 1960. Dans cet entretien avec Emmanuel Laurentin, ce sont cinq décennies de leur histoire que Jacques Revel restitue avec une clarté et une précision remarquables. Le lecteur suivra sa formation d'historien, quand l'histoire défendue par Fernand Braudel était une discipline centrale des sciences de l'homme, puis le délitement de ce modèle. Il sera aussi question de politique de la recherche dans ce contexte de mondialisation et de normalisation. Cette mondialisation qui touche l'histoire avec l'émergence de ce que l'on appelle l'histoire mondiale ou l'histoire connectée, une histoire qui ouvre l'horizon de la recherche.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?