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Wittgenstein
Romano Claude
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204086851
Philosophe génial et inclassable, Wittgenstein continue aujourd'hui encore à fasciner et, malgré la quantité considérable d'études qui lui ont été consacrées depuis un demi-siècle, son oeuvre et sa pensée conservent une part irréductible de mystère. Celui qui désirait rester dans l'histoire comme l'homme "qui a brûlé la bibliothèque d'Alexandrie" - c'est-à-dire qui a mis un terme à la "grande philosophie occidentale" -, comme il le confiera un jour dans un manuscrit, est d'abord un penseur acharné remettant sur le métier, jour après jour, avec une obstination confinant à l'obsession, les mêmes problèmes. Un philosophe sans concessions, refusant toute facilité et exerçant sur lui-même son impitoyable esprit critique. Ce volume s'efforce de rendre compte des différentes facettes de son oeuvre en rassemblant des études rédigées à l'origine en différentes langues - pour les unes déjà classiques, pour les autres inédites -, et en laissant la place aux controverses exégétiques qui ont émaillé sa réception, à commencer par celle intervenue ces vingt dernières années entre les tenants du New Wittgenstein et les partisans de la lecture orthodoxe. Les contributeurs montrent l'actualité de Wittgenstein pour la philosophie en général, bien au-delà du cercle de ses disciples et par-delà le clivage, peu pertinent pour appréhender sa pensée, entre philosophie continentale et philosophie analytique.
Claude Romano enseigne la philosophie à Sorbonne-Universités et à l'Australian Catholic University de Melbourne.4e de couverture : L'Odyssée, le plus ancien poème de la culture occidentale, met en scène la métamorphose qui change Ulysse en lui-même sous les yeux dessillés de ceux qui échouaient jusque-là à le reconnaître. Ulysse constitue ainsi la première d'une longue série de figures donnant corps à cette opération mystérieuse : le passage de l'existence en régime d'obscurité à l'existence «en personne», dans une forme de vérité. Que signifie un tel passage ? Comment s'opère cette transition ? Quelles formes cette idée d'existence en personne a-t-elle pu revêtir dans la pensée occidentale ? Claude Romano interroge les sources, y compris lointaines, de cette idée d'«existence en vérité» telle qu'elle sous-tend notamment l'idéal moderne d'authenticité personnelle, en retraçant la généalogie de cet idéal et en exhumant certaines de ses formes plus anciennes. Chemin faisant, le lecteur découvre différents types et régimes de discours, philosophique, mais aussi théologique, spirituel, rhétorique, littéraire, esthétique. Romano esquisse ainsi une histoire de la philosophie occidentale aux contours bien différents de ceux qu'on lui prête généralement : à l'écart des grandes métaphysiques du moi et de la subjectivité, il emprunte les chemins de traverse d'une enquête sur les formes de vie et les modes d'existence.
Résumé : Faut-il définir la phénoménologie comme une discipline transcendantale ? Si toute phénoménologie consiste en un " dire les phénomènes " (legein ta phainomena) qui les approche et les décrit tels qu'en eux-mêmes, le logos phénoménologique doit-il être compris exclusivement - ou même principalement - en référence à la logique mathématique issue de Frege ? Enfin, qu'en est-il de la phénoménologie dans son rapport à la métaphysique, non pas au sens " scolaire " du terme, mais dans celui - que lui ont conféré Nietzsche, Bergson et Heidegger - d'une configuration historique unitaire de la pensée occidentale dans son ensemble ? Ces trois questions parcourent ce recueil d'études et lui confèrent sa cohésion interne. À travers elles, il s'agit de se frayer un chemin vers la question de l'apparaître en tant que tel, qu'Héraclite a placée au ceux du questionnement de la " philosophie " naissante, et que l'entreprise phénoménologique ne peut manquer de soulever et, à son tour, de perpétuer.
Claude Romano repense à nouveaux frais la méthode phénoménologique en la mettant en dialogue avec d'autres courants de la philosophie contemporaine, et notamment la philosophie analytique. Sa réflexion s'ordonne autour de trois axes. Tout d'abord, la question des rapports entre langage et expérience, dans le sillage des recherches empiriques en linguistique : le langage n'exige-t-il pas, pour pouvoir être compris, que l'on interroge ses liens avec des significations pré-linguistiques qui fondent notre expérience même du monde ? Ensuite, la question du réalisme : la phénoménologie entretient-elle une affinité nécessaire avec l'idéalisme, comme l'ont cru un certain nombre de disciples de Husserl, ou ne nous met-elle pas plutôt sur la voie d'un réalisme qui demanderait à être reformulé ? Enfin, comment une phénoménologie réaliste et soucieuse d'une articulation plus fine entre expérience et langage permet-elle d'approcher de manière renouvelée des phénomènes « classiques » comme le corps, les émotions ou l'habitude ?
Résumé : Les couleurs existent-elles par elles-mêmes ou n'ont-elles de réalité que dans les images que nos yeux nous donnent ? Sont-elles matière ou idée ? Telle est, résumée abruptement, la principale difficulté qui s'oppose à qui veut étudier les couleurs. Pour sortir de cette impasse, Claude Romano convoque ceux qui ont fait confiance aux couleurs telles qu'elles nous apparaissent ? les peintres ? et ceux qui ont eu foi en cette démarche ? les philosophes de la phénoménologie. Pour l'un de ses précurseurs, Goethe, il existe des lois de la couleur que nous pouvons saisir en observant la nature et en faisant appel à notre intuition. Cette observation minutieuse des rapports entre les couleurs permettra ensuite à Wittgenstein de refonder la logique. Mais comment appliquer du concept sur les couleurs alors qu'elles ne nous apparaissent jamais uniformément et isolément ? L'approche picturale a ceci de juste qu'elle comprend que les couleurs n'ont de valeur que pour autant qu'elles sont en relation les unes avec les autres. "Peindre, c'est reconstituer avec chaque couleur le cercle chromatique." Claude Romano s'appuie sur ses peintures favorites pour faire dialoguer esprit rationnel et pratique artistique et montrer comment l'un peut nourrir l'autre.