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L'événement et le temps
Romano Claude
PUF
24,50 €
Épuisé
EAN :9782130594857
Le temps doit-il être pensé comme une détermination fondamentale du sujet? La philosophie contemporaine de Kant à Heidegger en passant par Bergson et Husserl n'hésite pas à le soutenir. Le temps n'est pas d'abord dans les choses mais il provient plus originairement des actes, des attitudes ou des comportements par lesquels un sujet ou éventuellement un Dasein s'attend ou se souvient, anticipe le futur ou décide de lui-même, c'est-à-dire temporalise les différents temps.Cette thèse est discutée et analysée dans cet ouvrage. Quelle compréhension du temps au cours de la métaphysique a rendu possible sa subjectivation? N'est-ce pas d "abord une certaine saisie du phénomène temporel comme phénomène intra-temporel? Et cette interprétation dont il devient possible de retracer la genèse à la lumière des analyses de Platon, Aristote et Augustin ne prescrit-elle pas son cadre conceptuel à la métaphysique elle-même?Mais si la temporalité n'est pas pensable à l'aune de la subjectivité métaphysique, ne peut-on changer de fil conducteur? C'est en ce point que cet ouvrage rejoint le précédent, L'événement et le monde, celui d une'herméneutique événementiale de l'humain, dont il constitue à la fois l'approfondissement et l'achèvement."
Ni collection d'études, ni recueil, cet ouvrage réunit trois essais qui possèdent des liens organiques puisqu'ils s'efforcent de répondre à une seule et unique question: que peut devenir la phénoménologie une fois abandonnée la perspective transcendantale?Ainsi, les deux premiers essais interrogent la manière dont une phénoménologie de l'événement peut offrir une alternative aux approches traditionnelles de l'ego ou du temps. Le dernier s'attaque à la racine même du paradigme « transcendantal » pour en mettre au jour les présupposés et les critiquer. Elle dessine les contours d'un holisme de l'expérience que l'auteur a présenté dans Au coeur de la raison: la phénoménologie (2010).
Si une recherche philosophique a un sens, c'est qu'elle vise à penser et à dire plus que ce qui se dit ou se pense dans la langue, pour cela elle doit forger des concepts à la mesure des phénomènes à révéler. Or l'événement est pure " mobilité " sans rien qui se meuve en réalité. Le vocabulaire de l'ontologie classique ne pouvait satisfaire à la tâche de décrire cette " mouvance ", son " statisme " le condamnait. Cet essai s'attache à comprendre l'individu humain, il faut pouvoir décrire cette intrigue en des termes qui restituent quelque chose de cette mobilité de l'événement, la rendant en quelque sorte visible.
Claude Romano repense à nouveaux frais la méthode phénoménologique en la mettant en dialogue avec d'autres courants de la philosophie contemporaine, et notamment la philosophie analytique. Sa réflexion s'ordonne autour de trois axes. Tout d'abord, la question des rapports entre langage et expérience, dans le sillage des recherches empiriques en linguistique : le langage n'exige-t-il pas, pour pouvoir être compris, que l'on interroge ses liens avec des significations pré-linguistiques qui fondent notre expérience même du monde ? Ensuite, la question du réalisme : la phénoménologie entretient-elle une affinité nécessaire avec l'idéalisme, comme l'ont cru un certain nombre de disciples de Husserl, ou ne nous met-elle pas plutôt sur la voie d'un réalisme qui demanderait à être reformulé ? Enfin, comment une phénoménologie réaliste et soucieuse d'une articulation plus fine entre expérience et langage permet-elle d'approcher de manière renouvelée des phénomènes « classiques » comme le corps, les émotions ou l'habitude ?
Résumé : Faut-il définir la phénoménologie comme une discipline transcendantale ? Si toute phénoménologie consiste en un " dire les phénomènes " (legein ta phainomena) qui les approche et les décrit tels qu'en eux-mêmes, le logos phénoménologique doit-il être compris exclusivement - ou même principalement - en référence à la logique mathématique issue de Frege ? Enfin, qu'en est-il de la phénoménologie dans son rapport à la métaphysique, non pas au sens " scolaire " du terme, mais dans celui - que lui ont conféré Nietzsche, Bergson et Heidegger - d'une configuration historique unitaire de la pensée occidentale dans son ensemble ? Ces trois questions parcourent ce recueil d'études et lui confèrent sa cohésion interne. À travers elles, il s'agit de se frayer un chemin vers la question de l'apparaître en tant que tel, qu'Héraclite a placée au ceux du questionnement de la " philosophie " naissante, et que l'entreprise phénoménologique ne peut manquer de soulever et, à son tour, de perpétuer.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.