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La réinvention du monde. Entre utopie et principe de réalité
Rojey Alexandre
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343014692
Comment construire une vision d'avenir, à un moment où les enjeux et les défis sont devenus planétaires, alors que le progrès scientifique et technique est de plus en plus fréquemment contesté ? Pour appréhender cette question, une démarche systémique et transdisciplinaire est nécessaire. C'est celle qui est adoptée dans l'ouvrage, pour analyser le fonctionnement du système technico-économique dans son ensemble, mais aussi ses interactions avec l'environnement et ses implications sociales. Défendre une vision d'avenir, compatible avec l'intérêt général et la préservation des biens communs, se heurte à la contradiction entre un idéal, qui peut être jugé utopique, et une démarche prise en fonction d'intérêts particuliers, au nom du réalisme. Cette contradiction ne peut être surmontée qu'en associant lucidité et valeurs éthiques, pour réinventer le monde. Il ne sera possible de formuler un projet collectif que si l'esprit de coopération l'emporte sur les antagonismes et les rivalités. L'auteur aborde différents scénarios alternatifs pour un tel projet : décroissance, développement durable, innovation technologique, société du savoir et de la création, mondialisation responsable, émergence de nouvelles valeurs, en se plaçant dans la perspective de l'histoire longue de l'humanité. Plutôt qu'essayer d'apporter des réponses immédiates aux questions complexes qui restent à résoudre, il met l'accent sur l'évolution des mentalités et les conditions à réunir pour aborder avec lucidité et ouverture d'esprit les situations nouvelles que nous réserve l'avenir.
Dans les années soixante, consacrer une étude au rôle déterminant de Diderot dans l'élaboration et l'accomplissement de l'Encyclopédie semblait paradoxal. Il était entendu que l'ouvrage monumental fut pour l'auteur de Jacques le fataliste une tâche alimentaire qui le détourna de sa vraie vocation. Jacques Proust, éminent spécialiste du XVIIIe siècle, démontre de manière éclatante que l'Encyclopédie servit de laboratoire à Diderot pour son oeuvre littéraire, et de creuset où s'élabora sa pensée politique dont un chapitre inédit de cette réédition rappelle les sources. Ainsi voit-on se dessiner le portrait d'un Diderot politique soucieux de former des citoyens plus éclairés.
Après l'intérêt suscité par le premier volume du Dictionnaire de la symbolique (Couleurs, Métaux et Minéraux, Végétaux, Animaux), voici, analysées par Georges Romey avec la même rigueur et le même talent de pédagogue, d'autres familles de symboles - les personnages remarquables (du Christ au clown en passant par les lutins, la momie et la poupée), les différentes parties du corps humain ou animal, les multiples formes géométriques et les volumes, et enfin les astres -, symboles dont la richesse passionnera tout autant le thérapeute que le lecteur non spécialiste. Fruit du traitement de centaines de milliers d'informations croisées recueillies dans le cadre de la technique thérapeutique du "rêve éveillé libre" auprès de centaines de sujets, l'oeuvre monumentale de Georges Romey permet de dégager certaines constantes précises du langage des rêves, de définir les termes de leur "vocabulaire" fondamental, et d'analyser en profondeur leur articulation, leur "grammaire". Ainsi, au-delà de toute fantaisie interprétative et sans se perdre dans l'étude comparée des mythes et des cultures - de médiocre utilité clinique -, Georges Romey peut décrypter les images troublantes ou prodigieuses qui viennent hanter régulièrement nos rêves, et leur attribuer à chacune une signification psychologique précise fondée sur une méthode éprouvée.
Jamais le monde n?a présenté un visage aussi paradoxal. Tandis que le progrès technique s?accélère à un rythme vertigineux, la crise économique et financière s?accompagne d?une grave crise écologique et d?une raréfaction des ressources naturelles. Or, comme le montre Alexandre Rojey, expert du développement durable et de l?énergie, des solutions existent pour assurer la préservation des ressources et de l?environnement, tout en poursuivant l?évolution vers un monde de plus en plus interconnecté et complexe. Il souligne la nécessité d?engager une transition globale, impliquant des changements profonds dans l?économie et les modes de vie. L?innovation et la créativité constituent les atouts essentiels pour réussir cette transition et échapper ainsi à l?effondrement qui nous menace.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.