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La Palestine, un enjeu, des stratégies, un destin
RODINSON MAXIME
SCIENCES PO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782724604924
Cet ouvrage retrace l'histoire, à partir de 1967, d'une stratégie politico-militaire qui se déroule sur trois scènes : intérieure, régionale et internationale. Remontant aux origines du conflit, en étudiant les racines et les mécanismes, sans oublier les comparaisons avec d'autres mouvements de résistance, l'auteur fait justice des idées reçues, des paradoxes et des points d'ombre. Par-delà le sentiment de confusion qu'inspirent les spasmes d'une actualité contradictoire et elliptique, se dessine la logique profonde du conflit du Moyen-Orient : depuis la création d'Israël jusqu'aux convulsions libanaises, le plus long des grands affrontements d'après-guerre n'est rien moins qu'une suite hasardeuse d'événements sans lien. Ce livre dévoile l'implacable enchaînement des effets et des causes que les stratégies ignorent parfois mais auquel, en définitive, nul n'échappe. Sa mécanique rigoureuse fait ressortir, en soulignant la force des choses, la dimension tragique de cette guerre de trente ans.
Publié pour la première fois en 1980 (dans la " Petite collection Maspero "), La Fascination de l'islam réunit deux études : l'une sur les étapes du regard occidental sur le monde musulman, du Moyen Âge au XXe siècle, et l'autre sur les études arabes et islamiques en Europe, particulièrement précieuse pour en comprendre les évolutions récentes. Cette édition comporte une préface complétée par une étude consacrée à une pièce peu connue d'Alexandre Dumas (père), Charles VII chez ses grands vassaux, écrite en 1831 : elle narre les rapports mouvementés de Charles de Savoisy, seigneur bourguignon du début du XVe siècle, et de Yaqoub, un esclave sarrasin qu'il avait ramené d'une croisade. Par un remarquable travail d'érudition, Maxime Rodinson a reconstitué les faits authentiques dont Dumas s'était librement inspiré. Cette recherche lui permet d'établir un surprenant parallèle entre les perceptions du monde islamique au Moyen Âge - où le Sarrasin était l'" ennemi de service ", mais respecté -, et à l'époque romantique, montrant ainsi comment une fascination présente trouve à se nourrir des fascinations du passé : une leçon d'histoire aux implications très actuelles...Table des matières : IntroductionI / Les étapes du regard occidental sur le monde musulman1. Le Moyen Âge : deux univers en lutte2. Croissance et déclin d'une vision moins polémique3. La coexistence rapprochée : l'ennemi devient un partenaire4. De la coexistence à l'objectivité5. Naissance de l'orientalisme6. L'âge des Lumières7. Le XIXe siècle : exotisme, libéralisme, spécialisation8. L'ébranlement de l'européocentrismeII / Les études arabes et islamiques en Europe1. L'orientation de départ : l'orientalisme traditionnel2. La crise et les problèmes actuels3. La situation actuelle4. Les faciès locaux5. Les voies de l'avenir et du progrès6. Quelques thèses pour conclureIII / Le seigneur bourguignon et l'esclave sarrasin. De Charles VI à Alexandre Dumas1. Perplexités d'écoliers2. Un drame romantique3. Production d'une ?uvre4. Emprunts autour d'un thème5. Ancrages et arabesques6. Violer l'histoire7. Piété et sacrilège à Paris8. Un galant seigneur devant ses juges9. Le seigneur bourguignon10. Changement de cap11. Des Sarrasins12. Fascinations en chaîne13. L'Autre ou les autres ?
Les Arabes sont au premier plan de l'actualité. Tout le monde en parle. Mais qui sont-ils? Les images se succèdent et se bousculent, infiniment variées, contrastées, léguées par le passé ou issues du présent: guerriers valeureux, Bédouins pillards, potentats milliardaires, sous-prolétaires misérables, dévots et mystiques d'un Islam fanatique, politiciens subtils, terroristes implacables, etc. Maxime Rodinson, qui étudie ce peuple et sa culture depuis près d'un demi-siècle, a voulu présenter avec sympathie, mais sans attendrissement suspect, sans complaisance servile, en se refusant aux facilités du pathétique littéraire, une somme d'informations objectives: délimitation et extension du peuple, origines ethniques et culturelles de chacune de ses composantes, ressources et freins sur la voie de son développement, évolution du concept de peuple arabe, puis de l'idéologie du nationalisme arabe contemporain, constantes des structures sociales, politiques, culturelles. Il n'hésite pas ainsi à ébranler bien des idées reçues tant parmi les Arabes que chez les non-Arabes.
Résumé : Publié pour la première fois en 1981, ce recueil d'articles n'a rien perdu de son actualité, tant la question juive et l'Etat d'Israël restent l'objet de tous les délires et de tous les mythes : délire meurtrier ou négateur des antisémites, raccourcis manipulateurs de l'apologétique sioniste et judéocentriste, élucubrations simplistes d'une certaine propagande antisioniste. C'est la formation et la persistance de ces mythes que décrit cet ouvrage. Après avoir retracé sans complaisance son parcours d'intellectuel juif anticolonialiste, l'auteur éclaire la trajectoire du peuple juif à travers les siècles en l'inscrivant dans son contexte social et historique. Armé d'une érudition sans pédantisme, il analyse la dynamique complexe qui a produit le projet sioniste et l'Etat d'Israël, où l'élan émancipateur noue une alliance paradoxale avec le facteur colonial et le jeu des grandes puissances. S'il refuse les mythes du sionisme, Maxime Rodinson ne remet pas en cause l'existence d'Israël, résultat d'un choix historique contestable mais irréversible. Mais le refus obstiné de reconnaître les conséquences tragiques de ce choix lui paraît une erreur fatale. Enfin, c'est en orientaliste chevronné qu'il décrypte l'aveuglement et l'incompréhension non moins fatals qui caractérisent les visions arabes d'Israël.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.