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La jeunesse française, l'école et la République
Roder Iannis
L'OBSERVATOIRE
19,00 €
Épuisé
EAN :9791032921791
Qu'apprennent vraiment les élèves français à l'école ? Il faut l'admettre : l'école de la République n'est plus en mesure de répondre à l'une des missions qui lui fut originellement donnée. Cette mission, c'est l'édification de jeunes républicains, conscients des enjeux démocratiques, et convaincus de la nécessaire pérennité de la République... Mais de fait, l'école a-t-elle aujourd'hui la possibilité d'expliquer de manière satisfaisante ce qu'est la République, d'en transmettre les valeurs et les principes, dans des conditions qui permettraient à la jeunesse d'adhérer à ce beau projet émancipateur ? Et comment faire si l'institution scolaire possède, en son sein même, des difficultés structurelles, des éléments perturbateurs, qui compliquent sa tâche ou la rendent impossible ? Dans ce livre de témoignage et de réflexion, Iannis Roder alerte les parents, les hommes politiques, et tous les citoyens, sur les efforts à fournir, et sur les adaptations à faire, pour refonder l'institution scolaire, et par-là même, pour refonder le pacte républicain.
Il y a vingt ans, fraîchement nommé dans mon collège de Saint-Denis, je me lançai avec passion dans l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Devant mes élèves, j'évoquais avec gravité le drame absolu des victimes. J'organisais des rencontres avec des survivants et insistais sur l'horreur que furent les ghettos et Auschwitz. Mais une partie d'entre eux ne supportaient pas mon discours. Ils en avaient assez de la souffrance des juifs, me disaient-ils, car "d'autres peuples ont souffert et on n'en parle jamais ! ". Ce qui avait fonctionné pour ma génération ne fonctionnait plus. Convaincu qu'il fallait sortir de l'approche victimaire, je décidai de renverser le prisme et d'entrer dans cette histoire par les bourreaux, par ceux qui sont les moteurs de ces processus politiques. Il me fallait montrer en quoi l'histoire de la Shoah devait dépasser l'aspect antiraciste moralisant pour avoir une véritable utilité." I. R.
La petite Sylvie Zalamansky a tout juste cinq ans lorsque la Seconde Guerre mondiale est déclarée. Ses parents, tous les deux juifs, décident de quitter Paris afin de se réfugier dans la Drôme, en Zone libre. Son père se fera arrêter en 1943. Sylvie, sa mère et son frère vivront alors cachés, grâce à l'aide de personnes exceptionnelles, jusqu'à la Libération. Soixante-quinze ans plus tard, alors que les derniers survivants disparaissent, Sylvie a senti qu'elle devait prendre la parole et exposer ses blessures afin que cela ne se reproduise plus jamais. Sylvie Benilouz est née à Paris en 1934, de parents juifs originaires de Russie. Aujourd'hui, elle est bénévole au Mémorial de la Shoah et témoigne auprès des jeunes pour lutter contre l'oubli. Agathe Steyn, journaliste et enseignante, a coécrit cet ouvrage avec elle.
Roger Hargreaves est né en 1935. En 1971, son jeune fils Adam lui demande à quoi ressemble une chatouille. Il eut alors l?idée de lui dessiner sa réponse et crée Monsieur Chatouille. Il créera alors 39 premier Monsieur et 21 Madame. Roger Hargreaves disparaît brutalement en 1988, et son fils Adam prend alors sa suite.
Résumé : A l'automne 1989, les feux du bicentenaire de la Révolution française à peine éteints, éclatait dans un collège de l'Oise une nouvelle querelle de la laïcité dont nous ne sommes pas encore vraiment sortis : des collégiennes entendaient imposer dans leur établissement le port d'un voile qui manifestait clairement leur appartenance religieuse. Faute d'en cerner les enjeux, les gouvernants de ce temps ne surent juguler ce phénomène, qui ne fera que se développer au fil des années. Quinze années d'application désordonnée du principe de laïcité, quinze années de débats politiques et intellectuels tumultueux, dessinant de nouveaux clivages, face à un type de conflit auquel la loi "de séparation" de 1905 avait pourtant durablement mis fin. L'école, creuset de notre histoire laïque, se retrouvait en première ligne devant de tels atermoiements. Il fallut attendre 2004 et, à la suite des travaux de la commission Stasi, l'interdiction dans les écoles, collèges et lycées publics "du port de signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse" pour que ces débats soient en partie tranchés par la loi. Encore celle-ci n'a-t-elle pas tout réglé, comme en témoignent les tentatives, sans cesse à l'oeuvre depuis, d'attenter à la laïcité. A l'occasion des vingt ans de la loi, ce livre revient sur l'histoire et le sens de l'apparition à l'école de manifestations politico-religieuses, de 1989 à aujourd'hui.
Résumé : "Et toutes ces belles idées sur la liberté, elles sont appliquées quelque part ? - Ensemble, non. Mais par petits bouts, oui. Enfin, je crois. - Hé bien, tu n'as qu'à aller voir." C'est ainsi que je fus arraché à la torpeur de ma bibliothèque. Depuis lors, je voyage à travers le monde avec une ambition simple : étudier les thèmes de philosophie politique qui me sont chers là où ils sont mis en oeuvre. Faire apparaître derrière les concepts des histoires, des visages. Pour comprendre la tolérance religieuse, j'ai parcouru le Kerala, en Inde, où les grands monothéismes coexistent depuis la nuit des temps. Pour me faire une opinion sur le libre-échange, j'ai suivi dans son quotidien le directeur de l'Organisation mondiale du commerce. Pour tester la libéralisation des drogues, j'ai côtoyé les entrepreneurs de la marijuana au Colorado. Pour mieux saisir les enjeux du revenu universel, j'ai enquêté dans les villages brésiliens où il est expérimenté. Pour apprécier la réalité du micro-crédit, j'ai sillonné les bidonvilles de Lima. Et pour m'assurer des vertus de la liberté, j'ai rencontré ceux qui en sont privés, dans les "prisons ouvertes" finlandaises. Chemin faisant, j'ai perdu certains préjugés, découvert de nouvelles idées, croisé des auteurs insoupçonnés. Et j'ai acquis une conviction : les problèmes posés par la liberté se résolvent par... davantage de liberté. G.K.
Résumé : "La Chine n'est plus communiste" : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'Etat, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. "Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre" affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti. Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international. Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les Etats-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une "solution" pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la "disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme".
Blasphème, homosexualité, masturbation, athéisme... la puissance du tabou qui enveloppe ces thèmes rend presque impossible tout débat en islam. Figé politiquement par un despotisme empêchant l'émergence d'une réflexion apaisée et rationnelle, englué dans un conservatisme religieux anachronique, et travaillé en profondeur par des courants réactionnaires, le monde islamique, hétérogène, complexe, est à la peine lorsqu'il s'agit de considérer sereinement ces sujets, pourtant fondamentaux. Marqueurs d'une modernité enfantée par un Occident jadis chrétien, hier colonisateur, aujourd'hui sécularisé, ces questions génèrent des crispations parfois paroxystiques comme en attestent les attentats commis sur notre sol depuis quelques années. Aujourd'hui, l'islam est à la croisée des chemins. Soit ce culte entame un profond examen de conscience, soit il est condamné à périr. L'agonie, du reste, a déjà débuté, comme en témoigne la montée de l'athéisme en terre musulmane. L'heure est donc au sursaut religieux I Secondée par la science, la raison, chère à Averroès, peut apporter son écot à ce processus salutaire de revivification. Et le temps presse !
La France prend des rides et des cheveux blancs. Désormais, les plus de 60 ans sont plus nombreux que les moins de 20 ans. Une première dans l'histoire et l'un des phénomènes sociaux majeurs de notre époque. Nous entrons dans un "nouvel âge des seniors". Une planète poivre et sel où les vieux n'ont plus grand-chose à voir avec leurs aînés ; où la société tout entière est en voie de transformation, en route vers un autre paradigme. Au-delà des déséquilibres économiques, la longévité exceptionnelle qui nous est donnée, et dont il faut se réjouir, a de multiples répercussions et pose de nombreux défis dont on commence seulement à prendre conscience et à mesurer l'ampleur. Elle secoue le paysage politique, bouscule les relations familiales, bouleverse les rapports sociaux, chamboule l'univers culturel, soulève des questions éthiques... Elle nécessite aussi de repenser l'habitat, la ville, les transports. L'industrie, les services, la distribution, la santé, le marketing sont contraints de s'adapter. Sans bruit, une "silver société" s'installe et chacun doit déjà s'en accommoder. Elle impose de revoir notre approche de la vieillesse, de changer notre regard sur les personnes âgées, de revisiter leur place et leur rôle. Loin d'être une "mort sociale", la retraite est à présent un temps de l'existence à part entière.