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La transmission de l'idéologie impériale dans l'Occident romain
Navarro Caballero Milagros ; Roddaz Jean-Michel
CTHS EDITION
39,00 €
Épuisé
EAN :9782735506217
Tout rapprochement entre l'Antiquité et le monde contemporain peut paraître saugrenu si l'on veut comparer les moyens de diffusion de l'information. Pourtant, l'histoire de la communication dans le monde romain a suscité de nombreuses recherches avec, comme principaux centres d'intérêt, les rapports entre le centre et la périphérie, entre gouvernants et gouvernés. On ne saurait, cependant, la réduire à cela. Le monde moderne n'a rien inventé en matière de diffusion d'une idéologie ou d'utilisation de la propagande ; le pouvoir impérial romain s'est même révélé à partir d'Auguste un maître en la matière. La transmission des messages du pouvoir, les vecteurs de l'idéologie et de la propagande dynastique constituent un vaste champ de recherche qui n'a pas été complètement exploré même si l'attention s'est beaucoup focalisée sur les capitales provinciales et les fondations coloniales romaines. Précisément, l'espace urbain a été conçu dans l'Antiquité comme un lieu de représentation du pouvoir et les transformations urbanistiques sous l'Empire ont souvent été dictées par la volonté de mettre en scène celui qui le détenait. L'omniprésence de la figure impériale ou des images de la dynastie est au cœur des questions que ce colloque a tenté de résoudre.
Rémy Bernard ; Thauré Marianne ; Navarro Caballero
L'ouvrage rassemble toutes les inscriptions latines antiques connues sur le territoire de la petite cité des Gabales, actuel département de la Lozère. Soit un corpus modeste par le nombre - 27 inscriptions lapidaires et trois bornes milliaires - mais original par maints aspects, funéraires et religieux. Il est complété par l'étude de l'instrumentum inscriptum sur des supports variés (bagues, outil, tuiles...), des graffites sur céramique, particulièrement nombreux à Javols, le chef-lieu de cité, et d'une série d'inscriptions rupestres le long d'une voie antique. Cet ensemble de témoignages écrits nous permet de mieux appréhender, tant par l'étude anthroponymique que du point de vue de la pratique de l'écriture, le degré d'acculturation des habitants de cette cité montagneuse du sud du Massif central.
Tout rapprochement entre l'Antiquité et le monde contemporain peut paraître saugrenu si l'on veut comparer les moyens de diffusion de l'information. Pourtant, l'histoire de la communication dans le monde romain a suscité de nombreuses recherches avec, comme principaux centres d'intérêt, les rapports entre le centre et la périphérie, entre gouvernants et gouvernés. On ne saurait, cependant, la réduire à cela. Le monde moderne n'a rien inventé en matière de diffusion d'une idéologie ou d'utilisation de la propagande ; le pouvoir impérial romain s'est même révélé à partir d'Auguste un maître en la matière. La transmission des messages du pouvoir, les vecteurs de l'idéologie et de la propagande dynastique constituent un vaste champ de recherche qui n'a pas été complètement exploré même si l'attention s'est beaucoup focalisée sur les capitales provinciales et les fondations coloniales romaines. Précisément, l'espace urbain a été conçu dans l'Antiquité comme un lieu de représentation du pouvoir et les transformations urbanistiques sous l'Empire ont souvent été dictées par la volonté de mettre en scène celui qui le détenait. L'omniprésence de la figure impériale ou des images de la dynastie est au c?ur des questions que ce colloque a tenté de résoudre.
L'ouvrage contient la documentation inscrite sur pierre découverte sur le territoire de deux cités de l'Aquitaine méridionale, au destin contrasté. De la première, constituée dès le 1er s. p.C. et au sein de la quelle la prééminence de son chef-lieu Elusa est affirmée, nous pouvons connaître les divers organes et certains personnages en assurant la gestion ; par ailleurs, nous est révélé un aspect original de la vie religieuse marquée par la présence d'un véritable centre (unique dans l'espace aquitain) du culte rendu au dieu Mithra. De la seconde, créée tardivement, nous savons qu'elle comportait plusieurs centres médiocres, sans que son chef-lieu Turba exerce une réelle suprématie, mais notre petit corpus permet de mettre en évidence des activités économiques liées par exemple à la montagne (notamment extraction du minerai et métallurgie du fer).