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Ce genre de choses
Rochefort Jean
LGF
6,95 €
Épuisé
EAN :9782253099710
Extrait Avant-propos C'est Harold Pinter, cet ami Nobel, compagnon du whisky, qui, dans son théâtre et dans sa vie, écrivait ou disait souvent : «Ce genre de choses.» «Elle a six ans et demi, elle court dans un pré où il y a des coquelicots, en cueille un, s'aperçoit que sur sa tige il y a comme des petits poils, elle éclate de rire, ce genre de choses.» «Elle voulait le quitter, ne le supportait plus, ses colères, son égoïsme, elle prend en hâte quelques affaires, ouvre la porte, court presque dans l'escalier, il la rattrape et dans l'escalier la pousse, elle se relève et repart en courant. Lui s'appuie sur la rambarde et pleure, ce genre de choses.» Je raconte cela à Vincent Delerm, cet amoureux de l'écoute. Après un moment de réflexion, il est deux heures du matin : «Ce genre de choses, ce sera le titre du livre...», dit-il. * «Je suis la petite-fille d'un dictateur vénézuélien», dit-elle dès notre première rencontre, me voilà rassuré. Tout sera en ordre. Je me plais à imaginer un groupe de jeunes et beaux officiers, d'uniformes blancs vêtus, dague d'apparat à la hanche gauche, poitrine côté coeur couverte de médailles, et la petite-fille en tête. Je les vois fusillant mes adverbes excessifs, torturant jusqu'à l'aveu mes participes présents. Elle dit : «Je m'appelle Eugénie, bien sûr. Poumaillou-Ibarra, évidemment.» «Je suis belle, n'est-ce pas ?» interroge son regard. D'un regard j'acquiesce ! Nous n'avons que cinquante-cinq ans de différence, différence idéale, il faut me croire. Notre complicité fut immédiate. Son savoir au kilogramme s'avérera époustouflant. Nos fous rires seront les mêmes. Un an, tous les jours, déjeuners compris, sans l'ombre d'une ombre. Paternel parfois, entre deux problèmes de syntaxe, je soufflais sur les nuages nostalgiques de ses amours post-adolescentes. Quatre saisons ensemble, rassurez-vous, chers parents, bien évidemment sans l'être. Toutes les saisons. Le bouquin est fini, on est tristes. Mais heureusement, on se voit c't'aprèm pour régler des petits trucs, des hommages, des remerciements, notamment à Édouard Baer qui nous a enchaînés, ce genre de choses... Eugénie, bien sûr. Eugénie évidemment. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Jean Rochefort, l une des figures les plus aimées du cinéma, a une passion dévorante: le cheval.Cet amour trouve sa source à l âge de 30 ans, lors du tournage de Cartouche.Dans un dialogue complice, Jean Rochefort et Edwart Vignot, historien de l art, nous convient à une promenade au Musée du Louvre au c ur des chefs-d uvre qui mettent en scène la figure équine.Ils exaltent l animal, son mystère et son esthétique, ils analysent la créativité et les connaissances des artistes. Des gros plans révèlent des détails inédits que seul un esthète de l art équestre peut expliquer.Il en résulte une lecture émouvante, originale, humoristique, poétique mais aussi scientifique de ces chefs-d uvre que le public ne regardera plus jamais de la même manière.C est aussi le plus beau cours d équitation qui soit. Amoureux du cheval, amateurs d art, passionnés ou collectionneurs de peinture animalière, chacun trouvera un plaisir immense en feuilletant ces pages.
« Longtemps j?ai joué avec les mots des autres. J?ai voulu jouer avec les miens et puis tardivement, j?ai constaté que mes mots les uns derrière les autres racontaient des histoires. Alors pourquoi pas? »JEAN ROCHEFORT
Les Seniors représentent un formidable potentiel : une génération aguerrie à la société de consommation, avertie, curieuse, technologique et présentant de bonnes disponibilités financières. Reprenant inlassablement sa tâche d'" évangélisateur du Senior Marketing ", l'auteur propose, dans cette 4e édition, une analyse en profondeur des tendances de marché et des comportements, à la lumière des données démographiques et marketing, françaises et internationales, les plus récentes. Il passe au crible les nouveaux produits comme les campagnes de communication visant la cible des plus de 50 ans, en insistant sur les erreurs à ne pas reproduire. Il en déduit quelques lois et codes fondamentaux pour communiquer avec les Seniors. Les dirigeants, les responsables marketing et communication trouveront dans cet ouvrage une remarquable synthèse des évolutions en cours et une base de travail indispensable à leurs études marketing. Véritable ouvrage de référence du marketing générationnel, il sera également lu avec profit par les étudiants des écoles de commerce et des universités.
Édouard a une journée pour trouver une cavalière qui accepterait de l'accompagner à un important dîner d'entreprise. Il pouvait y aller avec Éléonore, mais il semble bien qu'elle l'ait quitté. Il voit alors Sophie, la mère de son fils, Nadège, la copine farfelue et secrète, Zoé, la cousine en proie à l'angoisse de l'âge, Muriel qu'il n'a pas vue depuis vingt ans... Édouard erre de rencontre en rencontre, de visage familier en visage inconnu. Le temps d'une journée, ou peut-être celui d'une vie.
Résumé : 1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
« J'avais un sentiment étrange, l'impression d'être deux personnes à la fois. L'une d'elles était Norma Jeane, l'orpheline fille de personne. L'autre était quelqu'un dont j'ignorais le nom. Mais je savais où était sa place. Elle appartenait à l'océan, au ciel, au monde entier... » Elle voulait qu'on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l'enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l'ombre et taire ses blessures. Jusqu'à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu'à se laisser dévorer par elle.
Résumé : Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller. Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène. Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde. Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Bunuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms ? Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary ? pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.
Je n'ai jamais eu aucune ambition de devenir ou d'être une star de cinéma, mais la fascination que ce processus créatif opérait sur moi me donna l'envie de travailler et de travailler très dur pour plaire à Mr. von Sternberg. Ma légende m'a bien servie, et j'ose dire qu'elle a bien servi tous les autres cinéastes qui ont pris la suite après qu'il eut décidé que je devais continuer seule. » Parmi les stars de cinéma, Marlene Dietrich (1901-1992) se singularise en ce qu'elle a intimement collaboré avec un metteur en scène de génie à l'élaboration de sa propre légende. Les sept chefs-d'oeuvre qu'elle tourna en cinq ans avec Josef von Sternberg constituent le fondement de sa gloire et restent la raison essentielle de la fascination qu'elle continue d'exercer. Sa personnalité puissante et entière s'affirma cependant dans d'autres domaines cruciaux de l'histoire du XXe siècle, comme la lutte contre le nazisme ou la libération des moeurs.
Actrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle, Simone Signoret et Brigitte Bardot n'ont que treize années d'écart. Pas même une génération. Pourtant, tout semble opposer l'intellectuelle Signoret à la sensuelle-sexuelle Bardot. La femme de gauche et la pasionaria des animaux, l'épouse d'un seul homme, Yves Montand et la Don Juane, amoureuse de l'amour, la comédienne de composition - qui plus est oscarisée - et l'actrice figée dans un seul personnage, le sien... Des étiquettes qui ne résistent pas à l'analyse. Beaucoup de choses rassemblent en réalité les deux femmes, qui ont, chacune dans leur style, imprimé de leur présence singulière la pellicule des plus grands films français des années 1950 et 1960. Des actrices instinctives et naturelles qui ont changé les règles du jeu, exporté leur talent hors des frontières nationales et sont sorties du cadre étroit du cinéma pour investir la société tout entière. Deux stars, anti-stars, qui ont refusé d'être prisonnières de leur statut de mythe ou de monstre sacré pour être des actrices de leur vie. Grâce à des documents et des témoignages inédits, des anonymes aux plus célèbres, Emmanuelle Guilcher dresse avec Simone et Brigitte, un portrait parallèle troublant à l'encontre des clichés de l'héroïne mythique de Casque d'or et de celle de Et Dieu créa la femme. Un regard personnel sur deux icônes résolument françaises.