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Les grandes figures historiques d'Afrique noire. Dans l'espace colonial français
Roche Christian
SEPIA
27,00 €
Épuisé
EAN :9791033405658
On ne devrait pas oublier les personnages éminents de son passé. A une époque où la culture historique s'efface de plus en plus devant l'instantané du temps présent, il est indispensable d'esquisser les portraits des grands personnages de l'histoire. L'histoire enseignée aujourd'hui se désincarne de plus en plus. L'aspect événementiel est réduit le plus souvent à une chronologie ennuyeuse. Le récit, pourtant apprécié des élèves est devenu la plupart du temps inexistant au profit d'une étude fastidieuse de documents compliqués. Le récit introduit le propos. Sans événements, sans hommes rendus vivants par l'évocation de leur histoire singulière elle devient incompréhensible pour les non-spécialistes. Ils n'y trouvent pas le complaisant miroir des jeux de l'esprit. Les personnages historiques africains dans l'espace colonial sont innombrables, d'El Hadj Omar, de son fils le sultan Ahmadou Tall, de Samori Touré, au XIXe siècle à Barthélémy Boganda, Sylvanus Olympio, Léopold Sédar Senghor, Thomas Sankara au XXe siècle. L'auteur a donc tenté d'évoquer dans cet ouvrage les plus représentatifs de leur génération.
Qui se souvient aujourd'hui des pionniers des indépendances des colonies d'Afrique noire de la France ? Que signifie pour la plupart, les noms de Léopold Sédar Senghor, Modibo Keita, Sylvanus Olympio, Ruben Um Nyobe, Joseph Raseta et bien d'autres ? A une époque où les réseaux sociaux ont la primauté en matière de communication, les historiens ont plus que jamais le devoir de faire connaître le passé. L'auteur présente ici la relation des luttes des pionniers des colonies françaises au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour accéder à l'indépendance avec leurs premiers actes de chefs d'Etat. En 1958, le retour du Général de Gaulle au pouvoir précipita les événements. La France gaulliste tentera de conserver des relations privilégiées avec ses anciennes colonies.
Un demi-siècle vient de s'achever depuis les années 1960. Qui se souvient des origines sociales, des formations professionnelles, des parcours politiques des pionniers des indépendances africaines et de leurs successeurs ? Cet ouvrage s'adresse à un large public intéressé par le passé récent du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée- Conakry, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo- Brazzaville, du Gabon, du Rwanda, du Tchad, de Djibouti, des Comores, de Madagascar qui ont eu un passé colonial et des relations particulières avec la France.
Parti en 1965 en Afrique dans le cadre de la coopération franco-africaine en qualité de volontaire du service national, l'auteur se découvre une passion pour ce continent où il va vivre durant une quinzaine d'années. C'est à un voyage au coeur d'une Afrique presque d'hier, à l'aube de son indépendance, que l'auteur nous convie ici. Une Afrique qui offre au regard les couleurs magnifiques des bougainvillées toujours en fleurs mais dont les épines blessent la main de qui veut les cueillir.
Résumé : Après avoir publié en 1986, sa thèse de doctorat sur l'histoire de la Casamance de 1830 à 1920, Christian Roche, à travers ces pages, aborde à nouveau le sujet pour un large public, notamment pour la jeunesse. Il esquisse l'historique de cette région du Sénégal, de la conquête française à nos jours auquel il mêle quelques souvenirs personnels. L'histoire nous apprend qu'avant la période coloniale, l'entité casamançaise telle qu'on la connaît aujourd'hui n'existait pas. C'était une juxtaposition de peuples qui cohabitaient difficilement. La conquête européenne se heurta à des résistances opiniâtres. Malgré tout, l'ordre français fit cesser les combats entre Diolas, Mandingues, Balantes et Peuls. Les marabouts prédicateurs de guerre sainte qui décapitaient les animistes avec leurs sabres, du haut de leurs chevaux furent éliminés. Si après la première guerre mondiale, on pouvait considérer comme achevée la conquête de la Casamance, ses habitants néanmoins restaient prompts à se rebeller. La présence française entre 1830 et 1960 transforma politiquement les pays de Casamance en une région bien définie, incluse dans le Sénégal. Sujets de l'Empire, puis citoyens de l'Union française, les Sénégalais Lamine Guèye, Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Auguste Gomis, Pierre-Edouard Diatta, Assane Seck, Louis Dacosta, Emile Badiane, Ibou Diallo et bien d'autres, formés à l'école des droits de l'Homme et du Citoyen proclamés en 1789, sont parvenus, par la négociation pacifique, à obtenir l'indépendance de leur pays en 1960. Puis le temps de la division a resurgi. Pour n'avoir pas été entendus, pour ne pas s'être senti citoyens à part entière, certains Casamançais ont choisi la force des armes. Les nouvelles générations forgeront-elles le destin de la Casamance en confiance et la paix retrouvée dans un ensemble harmonieux ou au contraire dans la poursuite des drames subis ? Tout est désormais entre leurs mains.
Ce livre retrace l'histoire des Gouin à partir de leurs migrations depuis le nord de l'actuel Ghana, au cours du XVIIe siècle : mise en place des populations entre Léraba et Comoé, relations avec les différentes hégémonies dyoula durant les XVIIIe et XIXe siècles, période coloniale jusqu'en 1960. A travers l'histoire des Gouin, se dessine celle de tous les peuples de la région qui connurent les mêmes dominations dyoula et française. Au-delà de l'histoire des Gouin, c'est un travail de synthèse sur l'histoire du sud-ouest burkinabè.
Boyer Alain-Michel ; Girard Patrick ; Rivière Marc
Terre mosaïque, riche de sa diversité ethnique, la Côte d'Ivoire est le creuset dans lequel différentes populations ont élaboré un art plastique aux expressions multiples. Masques, statuaires, objets usuels traduisant dans leurs humbles détails une constante recherche esthétique, toutes ces oeuvres anonymes et authentiques sont autant de variations sur une seule et même aspiration de beauté.
En 1965, une jacquerie se prépare puis éclate mettant aux prises les paysans moubi et les forces de l'ordre. Nous les voyons naître et devenir de plus en plus violente. Mais la lutte est inégale : des fusils et la ruse d'un côté, des armes blanches et la naïveté de l'autre, villageois massacrés, villages incendiés. La révolte écrasée sera reprise par les intellectuels citadins du Frolinat.