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Hécatombe. Nouvelles bucoliques
Rochat Jean-Pierre
CHAMBRE ECHOS
12,50 €
Épuisé
EAN :9782913904019
Décapante peinture de la Suisse profonde, contemplée par un berger qui descend parfois de sa montagne et ricane. Il décrit alors simplement, lucidement, comiquement ce qu'il a vu. De Trouchca, le réfugié à queue de bouc, à Barnabé, Firmin, Oscar, et l'abominable oncle Albeure, transhument des personnages hilarants. Les enfants puent, les animaux crèvent, le racisme ordinaire devient extraordinaire et même Dieu délire enfin. De grandes vagues de tendresse tempèrent la férocité de ce tableau, où les marginaux sont frères : lorsqu'ils se frôlent, ils se réchauffent quelques instants... De mouton bêlant on peut alors devenir amoureux, mais loup : Faites-vous couper les oreilles en pointe, limer les canines en pointe, abandonnez votre regard niais et servile pour un oeil farouche et nerveux, dressez la queue.
En passant par la Lorraine avec mes sabots", "Marlbrough s'en va-t-en guerre", "Fiers enfants de la Lorraine, des montagnes à la plaine": que de chansons populaires ont été inspirées par la Lorraine, véhiculées par l'école et chantées par des générations d'enfants? Sans doute pour marquer l'attachement de la France à une province qui a connu une histoire longue, riche et souvent tragique. C'est cette histoire que Pierre Brasme et Jean-Noël Rochut ont voulu mieux faire connaître aux enfants et aux adolescents. Des origines du peuplement à nos jours, en passant par tous les grands faits de son histoire, la Lorraine se dévoile...
Au jour le jour, cette ballade des femmes du temps jadis... et de leur délicieuse descendance actuelle trace les séquences d'une longue vie amoureuse entre le Val de Travers et le lac de Bienne, avec des mots toujours aussi abrupts pour dire la dureté quotidienne de la vie du paysan de montagne, des mots qui ont la saveur des baies sauvages, une odeur de racines âpre, rugueuse comme la gentiane. Mais le bouchoyeur est un tendre élevé à la dure par l'Oncle Marc dont la figure et la mort sont le pivot de cet hymne à la vie.
Un jour d?été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s?aventurer le temps d?une soirée et d?une nuit dans un autre monde à l?occasion d?une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d?une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. A la lueur d?une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l?entreprise.
Un jeune paysan au printemps de sa vie plante son décor sur une terrasse de 50 hectares de prés et de pâturages, "une terrasse sur le plateau suisse la vue à l'infini, jusqu'à la mer si les Alpes n'étaient pas venues se planter devant". Il y savoure son monde d'herbes, de forêts, de chiens, de chèvres, élève pouliches et poulains et mène un dialogue quotidien avec ses chevaux. Au fil des saisons, il vit la neige éblouissante l'hiver, la sécheresse l'été, affronte les jalousies, le travail dans la montagne et l'amour indomptable. L'idée c'était les premiers soleils de l'année nouvelle sur la neige. Des soleils qui inversaient la peur d'être foutu. La descente de l'hiver, dans le trou de la nuit hivernale, tu touches le fond et d'un coup tu remontes expulsé en pleine ébullition de rayons, ce contraste, entre le long tuyau obscur et le jaillissement éclatant. Ces oasis d'été en plein hiver, comme des mirages aussitôt submergés par des courants glacés. Assoiffés de lumière.
Le joueur est une joueuse, une petite fille rêveuse qui grandit dans les faubourgs de petites villes du Nord, où le retour de l'école le soir par des rues mal éclairées est un trajet périlleux. A travers les peurs et les jeux, et la marque indélébile d'un quotidien aride intensément évoqués, la simplicité des faits devient une épopée du bonheur familial.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.
Nantes, la ville, sa forme ou le sentiment qu'elle en donne... Une citadine familière des lieux nous incite à glisser notre main sur ce tuffeau des murs, " Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville ", à capter dans Les Anneaux de Buren sa matière fluide, vents et remous de marée. Au fil de sa rêverie, la passante dérive, de " la Fabrique des sourds où l'on martelait les tôles de la dure nécessité " aux vestiges du passé négrier ou à la beauté du pont Eric Tabarly, " superbement libre comme la mer ". Dans ce décor vibrant de présences, instants de ville, impressions d'hier et d'aujourd'hui se mêlent. Un poème de Cocteau, un tableau du port par William Turner, un air de musicien des rues, une gravure de Rodolphe Bresdin, un air de Bashung dans une friche industrielle. Point n'est besoin d'être nantais pour entrer dans ce rêve d'une ville.
Un jour d?été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s?aventurer le temps d?une soirée et d?une nuit dans un autre monde à l?occasion d?une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d?une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. A la lueur d?une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l?entreprise.