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Je scribe le crabe ! ... &, ici-là, comment... Le kroniker en varde du Tohol !
Robinet Alain ; Robinet Benoît ; Robinet Marion ;
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343150628
Alain Robinet, poète de long souffle et de haute fidélité au sens de l'humain, nous donne son dernier grand texte, hélas posthume. Créateur - écrivain et plasticien —- inlassable, il nous tient en haleine dans l'amour et la turbulence des mots. Je scribe le crabe : élans-élancements du langage à vif et à l'aeuvre sans fin où reviennent la respiration à l'air libre malgré tout, l'élan désireux-amoureux, le refus de l'état des choses et des compromissions ; et toujours la jubilation des mots emportés au-delà d'eux-mêmes : "& si j'écris encore, c'est encore c pour dire + + non ! ... Contre cette globalité si effarée, si métastasée ! ... Contre l'humanité si incarcérée, si calcinée, si augmentée, dit-on, dit-on & si appliquée à se tuer, à s'écociter ! Contre cette humanité-ci si strangulée, garottée d'être ubérisée & si hallucinée, si désarticulée jusqu'à ses langues." Michel Cassir et Christian Cavaillé.
Recueil de textes expérimentaux, mêlant longues litanies, phonèmes disjoints et syllabaires, glissements sémantiques, homophonies et paronomases, opérant à la marge du langage, à la limite du compréhensible.
Bac à terriens en surplus dans bas bacs atterris d'ailleurs interstellaires, galactiques étrangers sur cette orange bleue, verte de peur devenue car ils l'auto détruisirent si pressés d'en extraire tout le jus…" Alain Robinet ne mâche pas ses mots-silex de rêves éveillés, où des bribes de réalité sont soulevées par la lente poussée de son déluge.
Du poète Alain Robinet, on peut aussi dire qu'il fait des listes. La liste, chez lui, ne vise pas les choses, mais les mots, ou, pour le dire autrement, la langue. La liste n'est pas alors la matière d'une poésie qui viserait à dire le monde, mais le support qu'il va s'agir de travailler. Point de départ du travail poétique, elle est une page, ambiguë, qu'il va s'agir non plus de remplir, mais de mettre en mouvement". Guilhem FABRE
Cet ouvrage présente deux pièces de théâtre, Alex & GBK, inspirée de la tragédie racinienne Alexandre le Grand, et Khôra, " opéra bouche en 2 actes ". S'exprimant en rimes dans la première et en prose dans la seconde, l'auteur se définit comme un " fictionnaire ", jouant avec humour tant sur le fond (théâtral) que sur la forme (poétique) de la langue française qu'il enseigna quarante ans durant.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.