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L'image de la France au Mexique. Représentations scolaires et mémoire collective
Robin Yves ; Amalvi Christian ; Lassus Jean-Marie
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296545724
Depuis 1960, l'Etat mexicain élabore, publie et distribue dans toutes les écoles primaires du pays les "livres de textes gratuits". Ce sont des manuels publics, uniques, gratuits et obligatoires qui représentent une conquête sociale sans précédent dans un pays où la désertion scolaire et l'analphabétisme restent des fléaux sociaux. Ces ouvrages permettent également au pouvoir politique de diffuser une certaine idée de la société et, s'agissant des livres d'histoire, un discours sur le passé dont l'objectif avoué est la formation d'une conscience et d'une identité nationales. Or la France, volontairement ou non, a tenu un rôle non négligeable dans ce processus. Chacun connaît les répercussions des Lumières, de la Révolution de 1789 et du mythe napoléonien sur les mouvements indépendantistes des pays d'Amérique latine. Les premiers manuels offrent une place exceptionnelle à ces phénomènes : on se retrouve sur les bancs de la "communale" en découvrant des portraits de Louis XIV, Voltaire, Rousseau, Robespierre, en revivant la prise de la Bastille, l'exécution de Louis XVI ou le passage du pont d'Arcole par Napoléon Bonaparte. La seconde génération de manuels publics (1972-1992), pour des raisons de politique intérieure, fait plutôt la part belle à la culture : défilent Pasteur, Claude Bernard, des oeuvres de Matisse et de Rouault, des affiches de la mode parisienne... Toutes ces images s'évanouissent dans les manuels actuellement utilisés qui célèbrent par contre toujours la fameuse bataille de Puebla ("el Cinco de Mayo"), remportée par les troupes du libéral Benito Juarez face à celles de Napoléon III, engagées dans une aventure qui se révéla désastreuse mais qui contribua de manière décisive à l'émancipation de la jeune nation... à une seconde indépendance en quelque sorte. L'étude de l'image de la France à travers les manuels scolaires et une enquête menée auprès de cinq cents élèves montrent que la vision de notre pays s'estompe peu à peu dans la mémoire collective, remplacée par l'influence des Etats-Unis. La France, de symbole de la modernité, est devenue une exception culturelle.
Quel est le dessein de nos sociétés marquées du sceau de la vitesse et de la précipitation ? Cette évolution est à l'oeuvre dans de nombreux secteurs de la vie tant personnelle, sociale que professionnelle. Aujourd'hui le face à face apprenant-ordinateur est à l'origine du meilleur comme du pire. L'outil informatique en raison de ses usages se transformera-t-il en instrument d'émancipation ou d'aliénation ? Ce travail portant sur la nécessité ou non de décélérer pour apprendre conduit sur le questionnement sur ce qu'ils "font" apprendre.
Robin Jean-Yves ; Maumigny-Garban Bénedicte de ; S
Cet ouvrage subdivisé en deux tomes réunit un ensemble de communications et de conférences qui furent présentées en mai 2001, lors d'un colloque international. Ce dernier a rassemblé dans l'enceinte de l'Université Catholique de l'Ouest (U.C.O) plus de 120 chercheurs provenant de différents pays du monde : le Chili, le Brésil, la Colombie, le Québec, la Belgique, la Suisse, le Portugal et l'Espagne. C'est dire combien ce congrès consacré aux enjeux anthropologiques du récit biographique fut placé sous le signe de l'interculturalité. Au cours de ce colloque, les auteurs ont répondu à l'une de ces deux questions : quel statut accorder au sujet qui décline son histoire ? Quel type de connaissances se construit à la faveur de cette production biographique ? Afin d'élucider cette problématique, quatre types de lecture furent privilégiés : une lecture épistémologique destinée à questionner les canons de l'orthodoxie scientifique - une lecture philosophique permettant d'identifier les caractéristiques du sujet et de définir le statut de l'expérience vécue par celui-ci - une lecture herméneutique révélant combien les histoires de vie en formation s'éloignent de la matérialité des faits - et en dernier lieu, une lecture théologique afin de percevoir la place occupée par le récit biographique dans la tradition chrétienne.
Le 25 août 1861, Napoléon III signe un décret créant la Compagnie Générale Transatlantique et désigne Saint-Nazaire comme tête de pont de l'expédition du Mexique. Le 14 avril 1862, une foule de Nazairiens assistent au départ du vapeur La Louisiane à destination de Veracruz : pour la première fois dans l'histoire de la navigation maritime française, un navire assurait une liaison régulière avec le continent américain. A travers des récits, des témoignages et des documents inédits collectés de chaque côté de l'Atlantique, cet ouvrage retrace cette formidable aventure en l'inscrivant dans le contexte mouvementé des relations franco-mexicaines.
Résumé : Montrer la complémentarité entre navigation astronomique et navigation par satellite - entre tradition et modernité - est l'objectif principal de cet ouvrage. Les deux filières traitent de la même problématique, l'une en 2 dimensions et l'autre en 4 dimensions. En pratique une méthode suffisamment puissante doit pouvoir traiter un même problème, en mode astronomique puis en mode satellitaire. Comment ensuite ne pas envisager une entraide des filières dans des circonstances difficiles ? Dans une démarche unifiante, cet ouvrage reprend les bases classiques de la navigation, puis présente la méthode du plan des sommets, et son application aux astres comme aux satellites. Cette méthode est fondée sur des propriétés géométriques simples, auparavant inexploitées. Elle met à profit la cohérence et la dualité qui existent entre les deux filières de navigation, jusqu'à ébaucher leur intégration. Découpé en chapitres courts, l'ouvrage guide efficacement le lecteur dans l'historique et l'élaboration des méthodes de calcul.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.